IL — LES TRADUCTIONS ET LES MÉDECINS SOUS LES OMMUDES
Nous avons déjà vu que des ouvrages de médecine figurèrent dans le nombre des traductions commandées par Khaled ben Yézid. Nous savons encore que ces traductions durent être connues de Géber et embrasser un large ensemble de connaissances. Seulement, nous ignorons sur quels auteurs en particulier elles ont porté. Il n'en est pas moins acquis qu'un travail d'infiltration scientifique se faisait à travers les Arabes.
Nous allons enfin mettre le doigt sur la traduction d'un livre dont l'auteur nous est connu, et même nous remarquerons que la traduction de ce livre en langue arabe se fit sous la recommandation d'un Khalife.
En même temps nous constaterons la présence d'un certain nombre de médecins parmi les Arabes. Il est vrai que ce ne sont encore que des étrangers à leur service. Ce n'en est pas moins une préparation au grand événement de l'initiation des Arabes à la science, qui marqua la fin du VIII* siècle et remplit le IX'.
Ce chapitre se divisera donc naturellement en deux paragraphes : les traductions et les médecins.
AHROUN, DJASIOUS ET BiASSERDJOUIH.
De ces trois noms de médecins, le premier est l'auteur d'un livre que les deux autres ont successivement traduit du grec en syriaque et du syriaque en arabe.
Ahroun el quaas ou le Prâtre, dit aussi Ahroun filsd'Ayan, est vulgairement connu sous le nom d'Aaron. Nos histo-