LA BIBLE
Nous croyons devoir placer ici une traduction qui n'a encore été signalée jusqu'à présent par personne que nous sachions. Cette traduction est citée brièvement et incidemment dans le Kitab el hokama à propos de Ptolémée, le fondateur de l'école d'Alexandrie. Après avoir parlé de la traduction de l'Écriture du grec en hébreu, traduction qui n'est autre que celle des Septante, l'auteur ajoute, < et c'est cette même Écriture que Honein ben Ishaq traduisit du grec en arabe. »
Ce fait de la traduction de la Bible en arabe est du plus haut intérêt. Il peut servir à expliquer certains faits qui avaient été mal interprétés.
C'est ainsi que l'on avait soupçonné El Birouny d'être Juif par la raison qu'il est plus versé que ses coreligionnaicrés dans les antiquités hébraïques. Aux faits déjà connus, nous en ajouterons un que nous avtms récemment découvert dans le Traité des pierres de cet auteur. A propos du cuivre, il dit que dans le livre du prophète Samuel, on parle de l'armure de Goliath et que toutes les pièces étaient en cuivre, sans qu'il soit question du fer. Ajoutons qu'il se sert de l'expression Kouliad qui est, dit-il, le même que Djalout.
Il faut bien encore admettre que les Arabes avaient une
222 HISTOIRE DE LA MÉDECINE AllADE. — LIVRE DEUXIÈME.
traduction de la Bible, quand on voit un auteur cité par Aboulféda signaler les étranges imperfections du système religieux des Juifs et les lacunes du Pentateuque, où il n'est question ni de Tiramortalité de Tàme, ni de la vie future, ni du paradis, ni de l'enfer, où les récompenses sont toutes mondaines, ainsi que les châtiments, etc., etc., etc.
Voyez THistoria anteislamica, publiée par Fleisclier, p. 159.
Les Évangiles avaient été traduits du syriaque en arabe par le patriarche Jean, sur Tinvitation d'Amrou ben Saïd.