MAXIME
Ce nom n*est pas parfaitement llsiblQ dans les Mss, de l'Escurial. Peut-être en était-il de même dans le texte traduit, le latin ayant rendu par Mabsafia. Nous croyons notre lecture aussi bonne que possible. Il est question de Maxime h propos du sang de bouc, conseillé pour opérer la maturation des phlegmons.
PYTHAOORB d'aLEXAT^DRIE.
Il est cité k propos des indications que peut fournir Turine
relativement k la digestion.
PAUL ou POLTBE,
Il est quelques citations que nous croyons devoir attribuer à Paul d*Egine, bien que le nom soit mal écrit, suivant noua, par la faute des copistes arabes. On peut lire Boulbous
4UTIUR8 CITÉS DJkMS LS OO^lTIlfBMT DB Ràlftl. 267
OU Boulibous. Pour quelques-uiies de ces citations, nous avons pu confronter deux manuscrits, et Tun d'eux portât BouUs ou Paul d'Egine. La traduction a même écrit Apollonius.
SEYERUS.
C*est ainsi que nous croyons devoir transcrire, ou bien encore Souarinous^ d*aprës certaines transcriptions de Tarabe, le nom d'un auteur cité à propos de la rage, de l'hellébore et des affections de TœiL
SIMPUCIUS.
Nous donnons ici pour mémoire ce nom qu'il faudrait écrire Senflious, pour s'en tenir à la lettre de l'arabe. Le latin a rendu par Sterilius. L'auteur aurait commenté le livre des fractures d'Hippocrate.
ATHOURSOQOS.
Telle est la forme la plus généralement reproduite de ce nom que la traduction latine a rendu sous vingt formes différentes. Cet auteur est cité très-firéquemment dans le Haouy. Il est cité un peu moins souvent dans le Traité des Simples d'Ëbn Beithar, et ces citations portent générale* ment sur des remèdes empruntés aux animaux.
Du caractère de ces citations en général, et du caractère particulier de certaines d'entre elles, nous croyons qu'il est possible de voir dans Âthoursoqos, dont le nom aura pu se modifier avec le temps, un auteur dont il est question dans Galien. Du reste ce rapprochement avait été fait déjà par Fabricius. Dans le X* livre des médicaments simples, à propos des aberrations de Xénocrate, qui employait comme médicament la chair humaine, et des prescriptions aussi étranges de certains médecins qui recommandaient l'usage
SOS aurroiaB dk l\ iiéoecine auabe. — livre deuxième.
cranimaux fabuleux ou d'un abord impossible, Galien ajoute : « J*ai trouvé qu'un certain Âtheuristi conseillait cette sorte de traitement. Mais je crois qu'il n'en a aucune expérience personnelle, et je ne parlerai ni des basilics, ni des éléphants, ni des chevaux du Nil. » Parmi les prescriptions d'Âthoursoqos, consignées dans le Haouy, nous trouvons la fiente de canard, l'urine humaine, vieille et puante, etc. Les citations d'Ebn Beithar ont le même caractère. Dans les tables de synonymies qui terminent le Haouy de Raxès, nous trouvons Athoursoqos citant le livre des Pierres de Théophraste.
BADIGORAS.
Dadiporas est très fréquemment cité dans le Haouy. H Test de même fréquemment dans Ebn Beithar, c'est-k-dire une trentaine de fois. Il l'est moins souvent dans Sérapion. Toutes ces citations prises dans leur ensemble ont un caractère particulièrement accusé dans Ebn Beithar, mais saillant aussi chez les autres, c'est d'avoir trait à des substances tirées de l'extrôme Orient, substances qui ne furent pas connues des anciens Grecs. G*est ainsi que les citations d'Ebn Beithar portent sur l'Emblic, l'Andahiman, substance indéterminée, tirée du Kerman, le Kadhy (Pandanus odoratissimus), le Sadroufin que nous croyons une lichénée tirée de l'Oman, le Bétel, le Kicht ber Kicht qui n'est autre chose que l'Helicteres ixora, etc. Chez Razès nous trouvons cités l'Azéderach, le Bell(Œgle marmelos), le Sell et le Fell, etc. Enfin dans Sérapion nous trouvons cités les Myrobolans, la Zédoaire et l'Arec. Tout cela n'a pas empêché le traducteur allemand d'Ebn Beithar, Sontheimer, do voir dans Badigt)uras le célèbre Pythagore.
Pour ce qui nous concerne, nous inclinerions à voir dans Badigoras un homonyme de Tillustre philosophe, que les événements auraient conduit, comme plusieurs autres, à la cour du roi de Perse, ou bieu à Djondisabour, où il aurait pu prendre connaissance de tant de substances exotiques, dont on ne rencontre pas la mention dans Paul d'Égine.
TKàlTÉS d'agriculture. *J00
MAHRARIS.
Nous manquons ég-alement de renseignements sur ce personnage, qui se trouve néanmoins cité par divers auteurs arabes. Son nom se rencontre dans le Traité des Simples d'Ebn Beithar, dans l'Agriculture d'Ebn el Aouâm et dans le Fihrist. Razès lui donne la qualification de Hakim^ Ebn Beithar, celle de Roûmy, et Ebn el Aouâm, celle (VIounâny. Ce serait donc un Grec ? Les citations d*Ebn Beithar sont au nombre de six. L'une d'elles, relative aux propriétés abortives de la Cannelle, se retrouve dans Ra^ès. Les autres oit trait aux propriétés de l'opium, du stellion, de la taupe» de la pastenague et de l'aloës. Ebn el Aouâm cite Mahraris il propos de la plantation des arbres. Il se serait donc occupé d'agriculture. D'autre part, le Fihrist se borne à mentionner son nom dans la foule des auteurs qui ont écrit sur l'alchimie. Nous ne croyons pas cependant pouvoir conclure avec Meyer, dans son histoire de la botanique, à l'identité de Mahraris avec Hermès, malgré même que la Bibliothèque BoJléienne semble incliner à cette confusion. I, 3* partie, 1,027.
Traités d'Agriculture»
Ce .serait ici le moment de parler des livres d'agriculture, que Ton trouve, il est vrai, mentionnés ailleurs, maïs plus fréquemment cités dans le Continent. Nous réservant de faire de nouvelles recherches sur l'agriculture grecque, sur Costus et sur Jounious, etc., nous nous bornerons actuellement à une simple mention, sans autre discussion.
On trouve cités dans le Continent, trois traités d'Agriculture, celui de Jounious, que nous admettrons provisoirement comme identique avec Columelle, celui de Costus^ et l'Agriculture persane.
270 HISTOIAE DE LA MÈDECDiZ A&ABE. — LIYRB DEUXIÈME.
Le mot Jounious prêtant beaucoup à des erreurs de copistes, il ne faut pas s*étonner si toutes les traductions latines l'ont altéré. Celle du Haouy le rend quelquefois par Tritus et même par Bonoset, Ces altérations ont engagée Meyer en des discussions stériles. Parfois on pourrait lire aussi Paul, et le latin a rendu par Paulus.
Costus a été souvent méconnu par le traducteur latin qui écrit Costa, au lieu de Costus. Costa ben Luca fut le traducteur en arabe de cette agriculture grecque.
On trouve plusieurs fois citée ^Agriculture persane. Il se pourrait que cet ouvrage fût identique avec le précédent, car nous lisons dans la notice consacrée à Costus par Hadji Khalfaque son ouvrage fut aussi traduit en persan, langue nécessairement connue de Razès.
Citons encore une bévue du traducteur. Il lui est arrivé de rendre le mot Fellaha, Agriculture, par : De libro Fallax. Rien n'accuse l'agriculture nabathéenne. Du reste Ebn Ouahchya, contemporain de Razès, ne mit pas la dernière main à son œuvre.
Les Médecins arabes cités dans Razès.
Nous allons donner ici la liste des médecins de l'Orient cités par Razès, pour une double raison. La plupart appartiennent au siècle dont nous retraçons l'histoire ; ensuite ce sera le moyen de ne pas scinder notre travail sur le Haouy. Comme nous manquons de renseignements sur un grand nombre d'entre eux, et qu'il nous est impossible de les classer suivant un ordre chronologique, nous avons pris le parti de les classer suivant l'ordre alphabétique.
Nous tairons ici les médecins indiens, dont nous avons fait un article spécial.