‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 36 sur 162 · PERSE · texte numérisé non relu

PERSE

portaitclaiis le Céleste Empire les traités des savants deBagdadetdu Caire. > Sédillot.

La mort de Nnasir eddin est généralement fixée a la date de 1274.

Jourdain donne la aomenclatiire de ving-t-trois ouvrages de Nassir eddin. Quelques-uns ont trait iv la pliilosopliie, mais la plupart aux sciences mathématiques et astronomiques.

Cette liste n'est pas complète. On n'y trouve pas les commentaires sur quelques ouvrages d'Euclide et sur les sections coniques d'Apollonius de Perge,

Jourdain mentionne la traduction des Ascensions d'Hypsiclès, mais il ne dit pas si c'est du grec ou de l'arabe. De son lemps, l'histoire des traductions n'était pas encore bien connue, et on admettait indûment certaines traductions du grec.

Naasir eddin traduisit en persan le Tetrabiblon de Ptolémée, nécessairement d'après l'arabe.

L'ouvrage de Nassir eddin qui a fait le plus de bruit chez nous, est son commentaire des Éléments d'Euclide. Il a été imprimé k Rome en 1S504, et donné à tort à titre de traduction, ex traditione Nassir eddini Tusii.

Dans la liste bibliographique donnée par Jourdain, nous trouvons deux ouvrages qui doivent trouver place ici : l'un a trait b. l'histoire naturelle, et l'autre à la médecine.

En somme, si l'on peut reprocher à Nassir eddin d'avoir concouru à la prise de Bagdad, il faut lui savoir gré d'avoir fait adopter la .science aux Barbares, que son abstention n'eût paa sans doute empêchés d'abattre le Khalifat chancelant.

IL— LMRAK.

L'Irak fut trop bouleversé pour que les sciences aient pu y faire quelques progrès. Nous les trouvons en pleine décadence.

On vient bien encore, au commencement du siècle, compléter sea études à Bagdad, mais les noms de savants deviennent rares. D'autre part, Mossoul semble disputer alors h Bagdad le rôle de propager la science.

En 1258 les Mongols entrèrent à Bagdad et la saccagèrent. Ses brillantes destinées scientifiques furent closes.

Telle était Tabondance des livres que, jetés dans le Tigre par les Barbares, ils en noircirent les eaux, et encore les bibliothèques étaient livrées aux flammes.

Un fait caractéristique de cette époque c'est que la plupart des médecins de l'Irak dont les noms nous ont été conservés, étaient des chrétiens. L'un d'eux, savant recommandable, d'un caractère élevé, jouissant d'une grande considération, médecin et ami du Khalife, périt misérablement sous le poignard d'un aansassin.

Aux savants de l'Irak nous joindrons ceux du Diarbékir, dont l'un Aboulfarage bar Hébrœus, fut un des hommes les plus remarquables de l'Orient et le dernier savant des chrétiens jacobites.

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