‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 46 sur 162 · IIACIIID EDDIN HEM KHALIF.V ET SON FRÈRE EL KA38HU BEN KHALIFA · texte numérisé non relu

IIACIIID EDDIN HEM KHALIF.V ET SON FRÈRE EL KA38HU BEN KHALIFA

Rachid eddin ben Khalifa était l'oncle do l'historien de la médecine. Sa biographie est mêlée dans Ebn Abi Ossaïbiah de renseignements relatifs au père et à l'aïeul de l'historien*

ISO filSTOlRE DE LA MÉDECINE ARAUE. — LIVRE SIXiLME.

Comme ce dernier ne fournirait pas une matière suffisante à une notice, et que Texistence de Tautre se trouve liée à celle de son frère, nous avons cru devoir aussi renfermer ces trois personnagres dans une notice commune.

Ebn Abi Ossaïbiah, gpi^and-père de Thistorien qui devait aussi porter son nom et lui donner tant de lustre, naquit à Damas et y résida longtemps. C'était un homme de bien, un esprit élevé, aimant la science et les savants. Parmi ses amis il comptait entre autres à Damas Djemal eddin ben Abil Haouaty et Chihab eddin fils d'Aboul Hadjadj lousef. En l'année 575 (1178), il eut un fils, El Cassem, et en 576 (1183) il eu eut un second, Rachid eddin ; le premier père et le second oncle de l'historien. Il quitta la Syrie pour se rendre en Égrypte à l'époque où Saladin s'en rendit maître.

Ayant fait en Egypte la rencontre de Djemal eddin et d'Aboul Hedjadj lousef, ses deux fils se décidèrent à étudier la médecine sous la direction de ces deux maîtres, comprenant, dit l'historien, son excellence, les services qu'elle rend et la position qu'elle confère dans ce monde et dans l'autre.

El Cassem suivit Aboul Hedjadj, qui était chargé d'un service d'ophthalmiques à l'hôpital du Caire et s'adonna particulièrement à Toculistique. Nous avons déjà vu dans une autre notice qu'il fut nommé plus tard inspecteur des oculistes. En même temps il suivait les leçons d'autres médecins, parmi lesquels le célèbre Maimonides, qui, bien que ne pratiquant guère la médecine, possédait une grande érudi* tion médicalfe.

Rachid eddin après avoir étudié les mathématiques sous Taky eddin, buivit Djemal eddin et commença par étudier sous sa direction les livres de Galieu. Il se mit ensuite à fréquenter les hôpitaux, à observer les malades et les prescriptions des médecins. Il apprit la chirurgie et l'oculistique sous Nefis eddin ben Zobéïr, qui était chargé d'un service d'ophthalmiques.

Abdellatif, un ami de la famille, se trouvait en ce moment au Caire. Rachid eddin l'eut pour professeur de langue et de philosophie, ei étudia sous d'autres la musique et Tastrono-

SYHIE. ISl

mie. CV'tnit iiii liomnin assidu i\ 1 ulnde, y consacrant tons

BPâ ÎDStHntS.

Cependant, mi l'année ]200, leclief lie la famille emmena ses enfants h Damu:). Rachid eddin ee fit alora l'élève d'Erraliaby, ancien aini de son père, et suÎTlt les services de riiôpitai Ennoury. Eu même temps, il fréquentait les autres médecins-, les savants et les littérateurs qui se trouvaient h Damas. En l'année 1208, Rachid eddiu et sou p^re furent appelés par le sultan do ISnlbel;, Malek el Anidjad, qui le« reçut avec distinction. Sur sa demande, Uacliid eddiu lui composa un Traité d'arithmétique. Malek el Amdjad était un esprit cultivé, qui se plaisait dans la compagnie des hommes instruits. Il laissa même un divan.

En l'année 1210, Malek el .\del, sultan de Damas, fut affecté d'ophthalmie. Entre tous les médecins qui le soig-nèrent El Cassem fut le seul qui réussit k lui rendre la vue. Cassem faisait déjà le service des oplithalmiques dans les Mtiments royaux. Cette cure le mit en faveur et Malek el Adel voulut se l'attacher. Il l'ommcua avec lui et le g-urda tout le reste de su vie. Malek el Mouaddliem,sousuccesâeur, en fit autant. Malek Ennacer Daoud, son tils, étant allé k Karak, Cassem resta k Damas, chargé du service de la citadelle, des bâtiments royaux, do la famille do Malek el Adel et de l'hôpital Ennoury, L'habileté d'El Cassem lui attira une clientèle con.sidérable. C'était un homme prudent, qui n'employait les instruments tranchants qu'à défaut des médicament-i, suivant en cela, dit sou fils, la recommandation de Galicn, dans son livre sur l'épreuve du médecin. Là se bornent nos renseignements sur son compte. Nous allons revenir à son fr^re,

Uachid eddin était toujours au service d'El Amdjad, et il y resta jusqu'à l'invasion de Malek el Mouaddhem. Celui-ci un l'attacha, lui accorda la mémo confiance et les mêmes faveurs et se plaisait eu sa com|»ngnie. Hachid eddiu fut un instant chargé de l'adininistratiou de l'armée, mais ces occupations n'étaient pas de sou gofit, et il s'en fit exonérer. En 1214, il fit le pèlerinage delà Mekke avec son protecteur. Sentant ses forcer safFuiblir, il retourna à Damas où Malek

Page 1