‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 51 sur 162 · UISTOIUB DB LA MÉDECINE ARABE. — LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

UISTOIUB DB LA MÉDECINE ARABE. — LIVRE SIXIÈME

en ajouterons d'autres fournis par l'examen du Mémorial.

Jusqu'à présent le Mémorial de Soueidy avait passé complètement inaperçu (1). Il en existe cependant un exemplaire à Paris, mais incomplet, acéphale et relié à tort et à travers. Il y a plus: des deux volumes qui le constituent le premier porte le n» 1034, et le deuxième le n« 1024.

Nous avons consacré à l'étude de ces deux manuscrits d'autant plus de temps que nous les abordions sans préparation. Les détails dans lesquels nous allons entrer seront justifiés par leur nouveauté.

Gomme nous l'avons déjà dit, le Ted/cira^ est un mémorial de thérapeutique. L'ordonnance du livre est la série des maladies de la tète aux pieds. A la suite des simples recommandés sont les noms des auteurs qui les recommandent.

Avant d'aller plus loin nous parlerons des manuscrits de Paris. Leur ordre est interverti, le n» 1024 faisant suite au n» 1034. Ce dernier n* est acéphale et il ne commence qu'aux affections du foie. Il ne représente donc que la moitié du volume au complet. Il va jusqu'aux coliques et le n* 1024 reprend par les vers intestinaux. Ce dernier volume, qui contient 151 feuilles, est probablement complet, et devrait être suivi d'un dernier et troisième volume. Nous nous sommes du reste assuré par l'étude d'un abrégé que nous avons trouvé à Constantine, qu'il y a concordance dans l'ordre des maladies.

Cet abrégé donne en plus les affections cutanées et traumatiques, les fièvres et les poisons, et tel serait le contenu du troisième et dernier volume. En somme les deux manuscrits de Paris ne représentent que la moitié du Mémorial, dont il manquerait le premier sixième et les deux derniers.

Nous avons fait le dépouillement des auteurs cités, non pas en notant toutes les citations, mais en nous attachant à ne laisser aucun nom de côté. Nous en avons trouvé environ cent cinquante. Pour quelques auteurs seulement, là où nous avons cru y trouver de l'intérêt, nous avons Velevé le nombre des citations.

(1) D'Herbelot en parle, mais sans doute d'après Hadji Khalfa,

8vmK. :?Û1

Les noms triées abondent, mais il en eat quelques-uns qui »ont cités probablement (le 3<!coude main, ainsi Andromaque, Autillus, Cléopâtre, Diogèue, Erasistrate, Chrysis, etc.

Nous croyons avoir lu le nom d'Aétius. Aristote est souvent cité pour ses livres des Pierres et de l'Agriculture.

Nous trouvons citées iiiisHi les Agricultures g^recque, nabiithéenne et persane.

On a dit qti'Averroès n'était pas connu en Orient, Nous en avous relevé une cinquantaine de citations. Abulcasis et Avenzoar ne sont pas moins fréquemment cités.

Il est quelques noms qui nous ont apparu pour la première fois. Ainsi .\mr ben Kliatlielba, Ascof lîasry une trentaine de fois, laUya ben Corra el Harrany, loulianna ben Saïd, Itaouas, etc. Nous avons rencontré que!que.s autres noms andalous, tels que Ebn Dadja, et Ebn Erroumya. Ebn el lieitliflr figure généralement sous le nom d'El Malaky. El Birouny figure souvent pour l'emploi des gemmes. Quant aux grands noms de la médecine arabe, ils reviennent constamment.

Les citations des médicaments sont ^névalement très sèches. Parfois on donne une synonymie, une appellation locale, la provenance.

Ajoutons qu'à la suite des divers témoignages l'auteur place fréquemment le sien.

On voit que l'ordonnance et l'exécution du livre justifient son titre de Tedkirat ou Mémorial.

Nous savons déjà, d'après Hadji Klialfa, qu'un abrégé du Mémorial a été exécuté par El Qoussouny, quien a retranché les noms des auteurs cités, pour en diminuer le volume et le rendre plus accessible à tous.

D'autres abrégés ont été faits par d'autres médecins.

Le supplément arabe de Paris en possède deux.

Le n» 1045, dit Abrégé des simples de Soueidy, a été fait par un certain Abd el Ouahhab, et le deuxième, le n" 1054, porte il la fin le nom d'El Charany.

Nous n'avons pas trouvé le nom de l'abréviateur dans le manuscrit de Constantine.

11 est un fait que nous avons trouvé daus ce dernier ma-

Page 1