‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 79 sur 162 · EBN HADJR AHMED BEN ALI EL ASCALANY · texte numérisé non relu

EBN HADJR AHMED BEN ALI EL ASCALANY

A propos des ouvrages qui portent le nom de C/ie/h, gué-

LBB EtËCLliS DB DËCADENCC. XV* SIÈCLE. 'J91

risou, Hadji Khalfa le cite comme auteur d'un ouvrag-e (ie pathologie intitulé Chefa el r'alal fi bei/an el Ulat. Il mourut en U48.

EL lilSTlIAllï.

Abdeirahman ben Mohammed hen Ali ben Alimed el Distharay mérite k peine l'honneur d'être cité, sa médeciue étant essentiellement superstitieuse. Hadjl Khulfa cite de lui, n* 350, un choix de médicaments éprouvés pour la peste (1) et n° 541 un secret des lettres, ouvrag-e de théurg-ie composé en 144-1. Le n' 1087 de l'ancien fonds est un ouvrage de BistLamy, intitulé Eddorrat ellama, la Perle brillante. C'est un ouvrag-e où les recettes et les pratiques superstitieuses et les prières aont mêlées aux médicaments. A c6té des noms des grands médecins grecs, il cite le Prophète, El Bonny et Abdelcader el Djilany.

On trouve chez d'Herhelot un livre intitulé: Adab elmarid ou eiaïd. Devoirs du malade et de celui qui le visite, par Abou Ghodja cl liasthamy, probabluuieut différent du pre-

MOHAMMED l'.EN AL.l DIE.MAL EDni.N ECIICHEDBEBY EL MEICICY.

C'est encore ici un de ces savants protégés par la petite souveraineté de t'Yémen, mais c'en est le dernier; les Ras* Houlides devaient bientùt. disparaître pour faire place aux Thaherides.

Mohammed naquit eu 1307 et mourut en 1433. Il dédia un livre intitulé Kîtab el imtitsal, ou Livre de l'obéissance, au prince Malek Enuaoer Ahmed ben el Achraf. iNous en ignorons le contenu. Il publia aussi une suite à la Vie des animaux de Damiry (Eben Chohba dans Wll-stenfeldJ.

(I) Cet ouvrage existe au supplément arabe, n. lor»?. L'uuteur y donne la date de r|uelques grandes pentes.

298 HISTOmB DB LA MÉOECINB ARABE. — LIVRB SBTTIÉICE.

LE CHÊRIF ESSAKALT.

La Bibliothèque de Leyde possède sous le n* 1372 un écrit d'Ahmed ben Abdessalem Echcherif Essakaly, intitulé Kitab el athibba, livre des médecins.

Cet ouvragée est dédié au Sultan de Tunis Aboufarez, ami des sciences^ mort en 827 de Thég^ire, 1433 de notre ère.

1 lO Ghérif adressa au sultan un autre ouvragée intitulé Kitab hafcdh essahha, Livre de la conservation de la santé.

Notre auteur serait probablement un de ces descendants du Chérif el Edrissy, que Léon TAfricain nous dit habiter Tunis de son temps.

SOUYODTHY.

Aboul Fadhl Abderrahman ben Abi Becr ben Mohammed Djelal eddin Essouyouthy, originaire de Syouth, naquit en 1445 et mourut en 1505 de notre ère. C'est l'écrivain le plus fécond de ces derniers temps, au point que Casiri n'a pas craint de dire qu'il avait plus écrit que d'autres n'ont lu. Il embrassa toutes les branches des sciences. Pour les musulmans il est surtout recommandable comme théologien et commentateur du Coran. Aux orientalistes, il offre de précieux documents sur l'histoire et la géographie de l'Egypte. Comme tous les polygraphes, il s'occupa aussi de médecine. Une semblable fécondité nous paraît accuser une grande activité intellectuelle dans le milieu où elle se produisit.

Nous nous occuperons seulement des ouvrages ayant trait îi la médecine et aux sciences naturelles.

Dans une notice donnée par M. Audiffret h la Biographie Michaïul, où il relate une soixantaine d'écrits de Souyouthy, nous avons remarqué un traité sur la peste qui désola le C:iiro en 000 de l'hégire (1), un traité sur le café et deux traités sur les sciences.

(1) M. de Sacy possédait un autre opuscule sur la peste, extrait &E\ Ascalanv, n«» 78.

LE8 SIÈOI.KB DB DÈCADENCB, — XV' 81ÉCLË. 209

Fluegel a écrit une biographie de Souyoutby, citée par Wil 3tenfeld, où nou3 relèverons las titres suivants : Des noms des animaux, deux traités sur les fièvres et un traité sur les menstrues.

On en rencontre d'autreadansHadji Khalfa, dontquelr[iiesiins nous ont été conservés.

Au n* 7951 Hadji Klmlfa cite un traité sur l'iilillté des puces, et an n" 8400 un traité sur l'organisation de l'hoinme.

Aun° -lOeSparini les abréviateurs de Damiry, il cite Souyoutljy, qui aurait publié Bon abrégé sous le titre do Biouan cl kayouan ou Recueil sur les animaux. Bieu que ce titre ne soit paa reproduit, nous croyons qu'il répond à celui dont nous connaissons une traduction latine, et qui fut publié en 1647 par Abraham Ecliellcnsis aoua ce titre : De proprietatibus et virtutibuB medicis animalium, auctore liabdarrah' mano asiuiensi Egyptio, petit in-8° de 180 pages. Cet opuscule contient 45 chapitres et 444 paragraphes. Los animaux, l'homme en tôte, sont mimpleincnt nommés, et lenrs propriétés médicales exposées. Ces propriétés sont généralement superstitieuses et ne comportent pas la critique. On ne s'explique pas comment l'idée de cette traduction vint h l'auteur, quand on Ht dans sa préface qu'il venait de recevoir de l'Orient une centaine de manuscrits arabes, parmi lesquels il pouvait faire un meilleur choix. Il noua donne du reste la mesure de sa crédulité.

A l'article hyène, Dahaba, dont il n'a pas donné l'équivalent latin, il nous raconte en notj que cet animal est très sensible à la musique, que c'est aux sons des instruments que les chasseurs d'en rendent maîtres, et que ce fait a pro- Lablement donné naissance à la fable d'Orphée. L'homme occupe une large place. En lisaut certains paragraphes, on éprouve le mÊme dégoût qu'éprouvait Galien k propos de Xénocrate et d'Atheuristi. On recommandejusqu'ii ses excréments. En somme, ces propriétés des animaux no font pas plue d'honneurà leur auteur qu'îi leur traducteur et éditeur.

Après les animaux vient un petit traité de Vil articles sur In pistache, la noix et te.s fruits analogues. L Un troisième traité, eu V cliapitrea, pnrh? de quelques

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