I. Le Pantcgni
Ce qui nous est donné de Constantin, sous le titre de Puiitegni, n'est autre chose que la traduction du Maleky d'Ali ben el Abijaa, avec quelques additions et modifications.
Constantin a remanié l'importante préface du Maleky et il y a ajouté la mention des seize livres de Galien, déjii signalés par Daremberg, et sur lesquels nous nous sommes amplement étendus.
C'est au Viatique ainsi qu'au Pantegni que Goustantin doit son renom de plagiaire ; c'est & propos de ces deux ouvrages que l'on a fait récemment quelque bruit autour de sou nom.
Telle est la dédicace du Pantegni: « A son Seigneur abbé du Mont-Cassin, très révérend père et même la perle brillante de tout l'ordre ecclésiastique, Couatantia l'Africain, aon moine, bien qu'indigne. ■
Un lit ensuite, entre autres choses, dans cette dédicace :
c Comprenant l'utilité de L'art et parcourant les ouvraget* latins, je me suis retourné vers nos anciens et nos moderne.i. J'ai parcouru Hippocrate, le maître de l'art, ainsi que Galien, et parmi les nouveaux, Alexandre, Paul et Oribase. ■
Certes, on ne voit guère comment une pareille dédicace et les souvenirs qui y sont évoqués, peuventservir d'introduction au Pantegni, lequel n'est eu définitive que le Maleky d'Ali ben el Abbas (1).
Pourexpliquer cette incohérence, à quelle hypothè.'ie recourir ï
Nous nous contenterons maintenant d'en rappeler un» émise par Daremberg. Constantin n'aurait-il pas cru pouvoir faire passer plus avantageusement sa traduction en la donnant sous le couvert des grands médecins de la Grèce, au lieu d'avancer son origine arabe et sa qualité de traduction T
[1} Pour qui la collatioa des deux écrits aérait par trop longue et tutidieuse, lire les deux préfucea miaea ea regard l'une de l'autre par Daremberg, Archives des missions, IX.