C-j) Ib. p. 3i
(8) II). Tp. a5.
ïS4 Section douzième , chapitre second.
même époque par Wepfer, qui avait vu l'air passer dans la cavité' thorachique chez les animaux, et même s'introduire dans l'abdomen chez les ois'eaux (i). Gaspard Bartholin développa l'idée de Willis, que les fibres musculairès des ramifications de la trachée artère se contractent pendant la respiration (2).
Jusqu'alors on n'avait pas encore donné une explication satisfaisante du mécanisme de la respiration. Jean-Alphonse Borelli fut le premier qui le connut bien. Il prouva que les côtes se contournent, et que le sternum s'élève (3), Les poumons eux-mêmes n'a^ gissent pas, parce qu'ils sont dénués de fibres musculaires; mais les muscles intercostaux, dont les externes et les internes produisent le même effet , sont les principaux organes de la respiration (4). Us demeurent inactifs dans l'expiration douce et ordinaire , qui est la suite du simple relâchement des parties. Jamais l'air n'est entièrement expiré , quoiqu'il so raréfie, et occupe par conséquent un plus grand espace (5). Le tact peut nous convaincre qu'il n'y a dans le cœur ni flamme vitale, ni chaleur plus forte qu'ailleurs, de sorte que Tair inspiré ne sert point à rafraîchir l'organe. La vapeur qu'on a crue être exhalée par les vaisseaux sanguins des poumons , provient plutôt des glandes branchiales (6). Le sang, au lieu de s'épaissir, se dissout dans l'organe pulmonaire (7). Les particules de l'air ne s'y mêlent pas immédiatement, mais s'unissent d'abord à la vapeur
(1) Wepjer^ De cicui. aqiiat. p. i-^S.
(2) B.artholin , De diaphragmatis slmcturâ. irî-8°. Paris^ 1676. — Gaspard étail fils de Thomas Bartholin : il naquit en i654 à Copenhague , où U devint professeur, et mourut en 1704.
. (3) Borelli, De- moiii animal, c. 7. prop. 90. 129. (JO Ih. prop, 82. ju. i?.p. prop. 84. p. 123. ^
(5) Ih. prop. 92. p. i3i. prop. q/^. p. i33.
(6) lè. c. 8. prop. 96, p. i3i7 — i4i,
(7) Ib. prop. 109, p. iJi.
Recherches sur la structure des poumons. i8!> que les vaisseaux exhalent (i). Borelli doute aussi .que ce soit du nitre qui passe de l'air dans le sang (2).
On retrouve la plupart de ces ide'es dans la. physiologie de Jean Bohn, qui s'allacha surtout à re'fu ter l'opinion que l'air s'introduit en nature dans le sang (3). 11 nia la conse'quence qu'on avait tire'e de l'expérience de Hook, savoir, qu'il faut une force conside'rable pour pousser l'air dans les veines pulmonaires (4).
Ge'rard Blaes, professeur à Amsterdam , se servit de l'anatomie compare'e pour expliquer le rapport mutuel de la texture des poumons et de leurs vaisseaux. Il trouva que les veines pulmonaires sont ordinairement plus petites que l'artère (5), et se convainquit de l'exactitude de l'expe'rience de Hook en la répétant sur un he'risson (6).
Nous ne connaissons de la ihe'orie annonce'e avec tant d'emphase par Laurent Bellini (7), que quelques propositions inse're'es dans la pre'face de son livre sur l'urine et le pouls. Bellini avance, sans en four- ..»ir la preuve, que le but de la respiration est de pousser le sang dans les vaisseaux capillaires avec la ye'locité convenable, mais que pendant l'expiratioa il se mêle un peu d'air au sang veineux. Les muscles intercostaux internes et externes ont les mêmes fonc-r lions : ils font éprouver une torsion oblique aux côtes en les relevant, mais les côtes inférieures sont repQusse'es un peu plus en dedans que les supérieures par l'action au muscle long dorsal. Le cfianhragme est le principal organe de la respiration , et le sternum s'élève réellement pendant l'inspiration.
fi) Borelli, l. c.prop. ii3, p. iS;.
(3) Ih. prop. 114. p. i6i.
(3) Bohn. circul. anat. physiol. prop. 4. p. 68.
(5) Blasii anaioma animal, in-io, Amst. 168 1. p on
(6) Jb. p. 65.
(7) Eph^nat.eur. iec.J. ann. a, ois. ^5. p. 137,
i86 Section douzième , chapitre second. Quant à ce dernier fait, Samuel CoUins le restreignît aux cas de dyspnée, oii il avait vu lui-même le sternum s'ëlever d'une manière très-e'vidente (i).
L'opinion de Vanhelmont , que l'air inspire' s'e'chappe à travers les porosités du poumon , et s'accumule entre cet organe et la plèvre, fut soumise par Wolferd Senguerd à la décision de plusieurs expe'riences qui lui parurent la confirmer. Senguerd mit en effet un poumon sous une cloche : il soutira l'air, et vit le viscère se gonifler. Suivant lui, cet effet tenait à la soustraction du fluide ae'rien contenu entre les parois du vase et le poumon (2) j mais je ne conçois pas comment il a pu en conclure que l'air s'insinue aussi entre l'organe et la plèvre, car la tume'faction dont il fut te'moin devait lui prouver qu'il n'existe point de pores pour le passage de l'air.
Daniel Tauvry fit connaître, en 1690(5), une the'orie tout-à-fait particulière de la respiration. Il pensait que les ve'sicules de Malpighi situées entre les lobules des poumons , ne pompent pas l'air imme'diatement dans les branches de la trachée artère , mais ne le reçoivent que lorsqu'il a déjà été en grande partie expiré. Il leur accordait assez arbitrairement de petits pores invisibles et des fibres musculaires. Quant au passage immédiat de l'air en nature, ou même de l'oxigène dans le sang, il le révoquait en doute aussi bien que les conclusions tirées de l'expérience de Hook (4).
Archibald Pitcarn chercha aussi à réfuter cette opinion, de même que celle de la présence de l'air
(i) Collins , System etc., c'est-à-dire, Sj'Stérae d'anatomie. in-fol. Londres, i685. T. III. p. 1216.
(a) Senguerd , Inquisitlones expérimentales , qiiibus aerîs atm&spkend natitra traditur. in-^°. Leid, i6go. p. 8- 9.
(3) Taiwry , Nopa anatom. ratiocin. ilhistr. p. (j6.
(4) Ib. p. 100.
Recherches sur la structure des poumons. 187 entre les poumons et la plèvre ( i ). La pression exercée sur les vaisseaux pulmonaires par les ve'sicules que l'e'lasticite', de l'air a dilatées , est la seulé cause de la circulation et du me'lange intime du sang , et la succession des mouvemens inspiratoire et expiratoire est la suite de celle de la contraction et du relâchement des muscles (2).
Raimond Vieussens admit le mélange des particules de l'air avec le sang dans les poumons , mais pensa encQre que le cœur est le foyer de la fermentation vitale (3). Ce mélange s'opère en vertu de la connexion des branches de la trachee-artèreavec celles des veines pulmonaires, anastomose qu'il cherchait à prouver par les injections. Il ne put faire pe'ne'trer le mercure, mais parvint à pousser de la teinture de safran. De là il conclut que les parties les plus ténues de l'air se mêlent avec le sang, mais que les plus grossières demeurent dans les vésicules pulmonaires (4).
L'opinion des anciens, que les muscles intercostaux internes servent à abaisser les côtes, fut encore une fois défendue à la fin du dix-septième siècle par François Baylé, professeur à Toulouse. L'extrémité supérieure de ces muscles s'éloignani de la colonne vertébrale un .peu plus qi^£ l'inféiieure , et le degré de mobilité étant dans uh rapport parfait avec la distance du ^point d'appui ou de l'insertion , chaque muscle doit 'incontestablement rapprocher la partie la plus mobile de celle qui l'est le qjoins j aussi ks intercostaux internes abaissent-ils ies côtes, et agissent- ils en sens
(1) Pitcarn, Diss. de cdiisis diveisœ molis , quâ Jluit ianguis perpulmo- (a) Ib. p. 16.
(3) FieiLssens, De mixti princip. !ib. I. c. i6. p. i65.
(4) Vieussens , Traité des maladies inleraes. iii-4''. Toulouse, 177I Toi. II. exp. î- 5. p. 8—10. > //-f
1 88 Section douzième , chapitre second. inverse des externes (i'). L'air renferme les parties agissantes dont le me'lange avec le sang provoque la fermentation qui constitue la vie (3).
Chrétien Strœm fut le premier qui entreprit d'expliquer la ne'cessité de l'expiration après l'inspiration. Il eut recours à la congestion du sang , qui a lieu pendant le second de ces actes darïs les veines des muscles intercostaux , et spe'cialement dans l'azygos , d'oii ce fluide ressort vers la fin de l'inspiration, dont il ne'cessité la re'ile'ration (5). Oh voit sans peine qu'une fausse idée de la marche du sang dans les veines dont il s'agit, pouvait seule donner lieu à cette the'orie, et que certainement le mouvement actif des muscles intercostaux ne peut pas être la suite du plus ou moins de rëplétion de l'azygos.
En 1707, Me'ry tenta de prouver, par l'expe'rience de Hook, que l'air se mêle re'ellement au sang dans le poumon j et Homberg pensait même que l'ammoniaque s'introduit dans le fluide respiratoire , quand on la fait respirer aux personnes eu syncope (4). Mais, si nous en croyons Me'ry, l'air qui se raele en nature au sang ne peut pas sortir par les orifices des vaisseaux cutanés , parce qu'on voit la peau se gonfler sous le récipient de la machine pneumatique, ce qui prouve qu'elle est imperméable. L'air est donc ramené par les veines, et circule de cette manière dans le corps (5).
Martin Lister fit le premier voir que la surface du poumon laisse échapper une humeur perspiratoire, dont l'excrétion est fort importante pour remplir les
(i) Bîiylé naquit, en i6aa , à Saint -Bertrand dans la Gascogne , et inourut en 1609.
(a) Baylé , De corpore animato. in-!\°. Tolosœ , 1700. hb. J.p- ij5.
(3) Strœm , Nopa theoria recipron, mot. animal. in-!^°. Amst. 1707./'. 58.
(4) Mémoires de l'acad. des sciences de Paris , année 1707. p. 190. QiOi aia. , e
(5) II. c. et Mw. de l'acad. desScieac, année 1700. p. aji, 37X
RecJierches sur la structure des poumons. i8gi
vues de la nature (i). Suivant lui, la respiration lient à la nécessité oii le superflu du sang se trouve de remplir plusieurs organes (2). Ce fluide n'e'prouve ni division ni mixtion intime dans l'organe pulmonaire, comme le pre'tendait Borelli , parce que les vaisseaux du viscère sont trop peu re'sistans, et que cet effet, s'il avait lieu, engendrerait des maladies (3). Lister pensait que le diaphragme est inactif dans la respiration, et il accordait aux poumons eux-mêmes la force d'inspirer et d'expirer l'air (4).
Enfin, en 1716, Pierre de Musschenbrœk re'futa un grand nombre de préjuge's relatifs à la respiration, entre autres l'opinion que l'air passe dans le sang, et qu'il existe entre la plèvre et les poumons. Les membranes des vésiciijes sont entières , et ne laissent pas transsuder le fluide (6). Les poumons se dilatent dans le vide, et rien ne s'échappe par leur superficie (6); donc il n'existe point d'air entre eux et la plèvre. Si on re'pète avec soin l'expérience de Hook , l'air ne passe pas non plus dans le cœur (7). Musschenbrœk prouve ensuite, parla mécanique et l'anatomie , que l'air ne peut s'insinuer dans les vaisseaux ni nendant l'expiration , ni pendant l'inspiration (8). Il cherche aussi à démontrer que les vaisseaux absorbans ne sauraient non plus charrier aucune parcelle de ce fluide dans le sang (9).
La structure des poumons et les changemens que le sangj éprouve, furent soumis à des recherches soi-
(t) Lister, De humortèus. t'a-So. Amst. 1711, p. 26
(2) Ib. p. 14.
(3) Ih.p. ,6.
f4) Ib. p. 3i.
vol. ir. p. 5qo. 595. 6o3.
(6) Ib. p. fgS.
(7) Ib. p. 600.
(8) Ib. p. 608.
(9} Ib. p. 6i5.
igo Section douzième, chapitre second.
gne'es par Claude - Adrien Helvelius. Ce médecin croyait avoir trouve que les ve'sicules pulmonaires sonl. à proprement parler, la continuation de la tunique externe des poumons, que celle-ci se continue à son tour avec la membrane interne de la plèvre, que les vésicules ne s'aperçoivent qu'à la surface du viscère, et qu'elles n'adhèrent point aux exlre'mite's de la trachée artère, parce que les lobules du poumon sont d'un tissu purement spongieux (i). Il remarqua fort bien, ce que des expe'riences modernes ont confirme', que l'air ne passe pas d'un lobule dans l'aulre, mais que les cellules d'un même lobule communiquent ensemble ( 2 ). Il prétendit aussi que les fibres qui se voient sur les membranes des ramifications de la trache'e artère sont ligamenteuses, et non musculaires (3). 0e là il passa , dans un autre me'moire, à sa the'orie même. Comme les veines pulmonaires ont e'videmment moins de diamètre que l'arière, de grands iflconvéniens seraient la suite de l'afflux violent d'une plus grande quantité de sang, et la circulation pulmonaire serait inexplicable, si le fluide ne s'épaississait pas dans les poumons, pour occuper moins d'espace (4)- Le sang veineux de l'oreillette droite devient donc artériel en prenant plus d'épaisseur (5). Cet épaississement résulte de l'influence de l'air, qui est aussi la cause de la couleur rouge du sang, et l'air n'a pas besoin de s'introduire dans le fluide pour produire cet effet, puisque le froid, et sa simple impression sur les parois des vaisseaux j suffisent pour épaissir le sang (6).
Pierre-Antoine Michélotti, célèbre ialromathéma-
(i) Mém. de l'acad. des sciences dé Paris, année i;iS. p. aS— 34- (3) Ih. p. 36.
(3) Ih. p. 29.
(4) Ih. p. ayg. 291.
(5) Ib. p. 297. 3o8.
^6) Ih. p. 3oa.
Recherches sur la structure des poumons. 191 ticlen, et médecin à Venise, s éleva contre cette théorie. Déjà, dans un écrit antérieur, il avait calculé la force avec laquelle l'air pèse sur lesang , et nié totalement son passage dans ce fluide (i). Une lettre de lui, adressée à Fontenelle, secrétaire de l'Académie de taris (2), avait pour objet de prouver que l'air ne peut pas toujours épaissir les humeurs, que le sang devient plus dense et plus noir par défaut d'air, que le sang artériel est plus épais que le veineux, et que ce dernier n'a par conséquent point besoin de se rendre au poumon pour j être épaissi (3). Ensuite Michélotti s'efforce de prouver, d'après les lois de l'hydrostatique, que le sang coule plus rapidement dans les veines pulmonaires que dans l'artère , que cette augmentation de vélocité dépend principalement de la pression de l'air sur les extrémités des veines, et du diamètre moindre de ces dernières, e,t enfin que l'impétuosité plus considérable du sang à son retour des poumons fait disparaître tous les inconvéniens qui résultent du défaut de proportion entre le sang artériel et le sang veineux (4).
Helvéïius répondit, dans un ouvrage clair et bien écrit, .que si on refuse d'admettre l'épaississement du sang au milieu des poumons, on ne doit au moins pas prétendre qu'il se dissolve ou s'atténue, car alors il deviendrait noir, comme le prouve une expérrience faite par Winslow avec le sel de tartre (5). I^e froid de l'air extérieur opère l'épaississement j mais on ne peut supposer que le mélange intime du chjle avec le sang ait lieu dans les poumons, car il n'est
(1) Michélotti , De separatione Jluidotum. in-!^<^. Venet. 1721. p. i6'i.
(a) Michélotti, Ep. ad Fontenellum, quâ inqitiritnr etc. in-\^. Paris. lyxL
(5) Eclaircisseraens concernant la manière dont l'air ngii sur Je sbb" ions les poumons. in-4°. Paris, I7;i8. p. 18. "
ïga Section douzième y chapitre second.
terminë qu'au bout de plusieurs circulations successives (i).
Les de'couvertes d'Helve'tius furent confirme'es, en" 171g, par le grand Jean -Baptiste Morgagni, qui trouva que les intervalles des lobules pulmonaires ne se remplissent pas d'air, et que la cavité pectorale n'en contient jamais non plus qui soit exhale par la surface des poumons (2).
Un des derniers et des plus ce'lèbres iatromathe'maticiens, Daniel BernouUi, réfuta dans son traité plusieurs propositions de Borelli , et le cercle de Swammerdam (5). Il calcula la quantité d'air qui est inspirée, et tenta de démontrer que les muscles intercostaux internes servent à l'inspiration (4) f que l'élasticité de l'atmosphère est la cause de la première respiration (5) , et que le sternum s'élève dans l'inspiration (6).
Plusieurs points relatifs à la doctrine de la respiration furent discutés et en partie décidés à l'occasion d'une dispute qui s'éleva entre le grand Haller et l'iatromathématicien Georges-EhrhartHamberger, professeur à Jéna(7). Dès l'année 1727 parut la première dissertation de ce savant sur le mécanisme de la respiration. Il y explique l'inspiration par la des- .truction de l'équilibre entre le fluide atmosphérique et l'air qu'il admettait dans l'intervalle des poumons et de la plèvre. Lorsque le thorax se dilate, l'air qui s'y trouve renfermé perd le pouvoir d'agir, qu'il recouvre dès que la poitrine vient à se rétrécir de
(2) Morgagni , Adi>€rsav. anatom. V. 33. p. ( Lugd. Baî.
(3) Bernoulli, De reapiratione : in Haller. dits. anat. 90I. ZF.p. 6a j.
(4) Ih. p. 6^5.
(5) lèid.
(7) HjmSeiser nnquit i» Icna , eu iGçj , et mourut en 1755.
Recherches sur la structure des poumons. igS nouveau. Pour prouver l'existence réelle de cet air intérieur, Hamberger cite l'ele'vation du diaphragme pendant l'acte respiratoire, qu'il a reconnue en disséquant un chien, et il lire encore un nouvel argument de ce que la substance du poumon n'est point attaquée dans les plaies ordinaires de la poitrine (i).
Les muscles intercostaux diffèrent quant à leur manière d'agir : les externes relèvent les côtes, et les internes les abaissent, ce qu'Hamberger cherche à démontrer par la mécanique, en disant qu'une corde fixée à deux leviers, dont l'une des extrémités est mobile et l'autre immobile, peut , lorsqu'on la raccourcit, tantôt élever l'un des leviers, et tantôt abaisser l'autre (2). Or, comme les muscles intercostaux externes ne sauraient se contracter sans tendre en même temps les internes, il croit expliquer de cette manière l'alternative de dilatation et de rétrécissement de la cavité thorachique (3). Du reste, il admet l'opinion d'Helvétius, et pense que le sang est épaissi par la fraîcheur de l'air (4).
• L'existence de l'air entre les poumoMS et la plèvre sembla être confirmée par les expériences d'Elienné Haies. Ce physicien fendit transversalement le corps d'un petit chien au-dessous du diaphragme, le plaça sous le récipient de la machine pneumatique, et vit le diaphragmé s'abaisser d'autant plus, qu'il soutirait davantage d'air. De plus, il remarqua que chez les animaux qui périssent au milieu du vide avec le thorax percé, les poumons sont remplis de sang noir et coagulé, mais que ces viscères paraissent être blancs et retirés sur eux-mêmes si on fait mourir l'animal dans le récipient de la machine sans intéresser la ca-
(1^ Hamberger, De respirationis mechanismo. in-^o^ lenae, iy^8. ^ (2) 16. p. 14. 1'). — Hamberger emprunta celle opinion à Baylc,
(3) Ib. p. 20. 28.