PARKINSON ET LA DIGITALE
On savait empiriquement que la digitale était un poison, mais au xvii« siècle elle n*était pas encore employée en médecine. — C'est en 1640 que parut le Theatrum Botanicum de Parkinson où il est question de l'emploi qui venait d'être fait de la digitale à l'intérieur dans l'épilepsie, et de ses applications extérieures dans le goitre.
 partir de ce moment, elle fait partie intégrante de la thérapeutique et l'expérience révèle peu à peu son action physiologique et ses propriétés curatives.
En 1721, Withering découvre son action diurétique et signale ses avantages contre les hydropisies. Cela fut confirmé en 1780 par Charles Darv^in, fils du célèbre physiologiste Erasme Darwin, auquel on doit la zoonomie ; — par Jean Warren, 1785, qui en fil teinture ; — par Cullen qui, dans sa matière médicalej indiqua le premier l'action de la substance sur le ralentissement du pouls eu même temps qu'il attribuait aux vomissements produits une action sur le grand sympathique capable de déterminer l'effet diurétique; — par Baker; — par Thilenius; — par Brera, qui proposa la digitale épiglotte comme étant moins active que la digitale pourprée. Elle a été enfin utilisée par tous les médecins qui se sont succédé depuis cette époque.
Elle a été principalement employée contre les hydropisies au début (Withering) ; contre l'épilepsie (Parkinson) ; contre la scrofule (Ray) à l'extérieur contre les engorgements squirrheux des mamelles (Bichter) ; contre le goitre; depuis lors contre les palpitations et les maladies du cœur; contre la phthisie et l'apoplexie pulmonaire (Joues; Beddoes; Ferrior); contre la fièvre typhoïde et dans tous les cas où il y a lieu de diminuer la tension artérielle ou l'hypéresthénie du cœur.
Homolleet Quevenne ont tiré de la digitale, en 1836, un principe actif, non défini chimiquement, mais fort utile en thérapeutique parce qu'il représente toutes les propriétés de la plante. C'est la