CHAPITRE III
DU MYSTICISME ET DE LA THÉUROIB DANS LEURS RAPPORTS AVEC L'ÉTIOLOGIE ET LA THÉRAPEUTIQUE
Si, par l'apparition d'une maladie interne ou à l'occasion d'une^ épidémie, chacun, lorsque régnait le mysticisme médical, se croyait pini par les di?inités outragées, ou sous le coup d'une attaque de& génies du mal, démons ou esprits infernaux, on essayait de recoutrer la santé en se rendant les dieux favorables par des prières, des otlraDdes, des sacrifices, etc Mais il arriva que ces prières ne furent i^as entendues des dieux, ce qui donna l'idée de les faire implorer par les hommes renommés par leur sagesse et leurs vertus. Ceux-ci formèrent des adeptes, et devinrent ainsi les intermédiaires entre la Drrimté et les hommes; ils s'attribuèrent, en outre, là mission d'expliquer les songes.
Malade, victime de la colère des dieux ou des esprits infernaux, rbomme croyait que le rêve cachait un avertissement ou une menace pour Tavenir, et, soit qu'il ait eu naturellement son rêve ou que les prêtres l'eussent provoqué par des narcotiques, il attendait des ministres des dieux l'oracle qui devait le guérir ou le condamner à d'étemelles souffrances.
Chez tous les peuples primitifs, les songes ont été considérés comme des symptômes, et c*est de la théurgie ancienne que l'idée a passé en médecine, sans y. rester, car la science moderne n'ajoute plus qu'une très-médiocre importance à ce phénomène.