DIT POSITIVISME MÉDICAL
Le positivisme n'a pas eu jusqu'ici, comme méthode scientifique, d'applications spéciales très-étendues à la médecine. Son nom se • trouve souvent dans la bouche de quelques médecins qui ne savent pas trop à quoi cela les engage et qui n'ont jamais lu les ouvrages d'A. Comte. Il a popularisé dans la science le mot de biologie qui s'emploie comme synonyme de physiologie, et plutôt comme terme de ralliement d'une camaraderie d'école qu'à titre de programme défini. C*est enfin une protestation contre la recherche des causes premières <'t contre l'esprit d'hypothèse que les demi-savants veulent
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toujours ialroduire dans les sciences. Par son principe de la loi de succession des phénomènes, il fait de Tobservaiion et de rexpérience la base de toute recherche scientifique. — Sous ce rapport, il se confond avec l'empirisme dont il ne diffère pas sensiblement. Cela explique pourquoi il n'a rien donné à la médecine que l'empirisnae inductif de Bacon ne lui ait déjà promis, c'est-à-dire le principe de l'observation et de l'expérience, le mépris de l'hypothèse et h recherche des causes expérimentales ^ c'est-à-dire des lois physiologiques et pathologiques tirées de l'observation des phénomènes.
Encore si, plus heureux que la méthode Baconienne, il avait tena les promesses de ce beau progranime, il faudrait lui être reconnaissant, mais comme il est facile de le juger, le mode de penser positif eu médecine ne s'est signalé jusqu'ici que par des hypothèses fort discutables.
Ainsi, Comte refait à sa façon la physiologie du cerveau, il rejette les localisations de Gall, mais il admet le principe et, dans sa théorie positive du cerveau et de l'innervation, il admet que dans la masse cérébrale, la région spéculative ou intellectuelle est en avant et U région affective , en arrière. Entre ces deux régions se placent les organes de l'activité.
Pour qu'il y ait harmonie dans les fonctions cérébrales, il faut que le sentiment soit pour ainsi dire le centre et le régulateur. (Agir par affection et penser pour agir.)
Les régions spéculatives (antérieures) et actives (moyennes) sont liées aux appareils sensitifs et locomoteurs, tandis que la région affective est indépendante de ces appareils et ne communique directement qu'avec les régions spéculatives et actives (i).
Chacune des ré^âons cérébrales est douée d'une activité propre mais l'harmonie de Tintai lect repose sur la formule ci-dessus. Agir par affection et penser pour agir.
C'est une sorte de sensualisme.
Les positivistes admettent la prépondérance du cœur par l'esprit.
Ils n'admettent pas la distinction établie par Gall entre les sentiments et les penchants.
Pour eux, la vie affective stimule et règle toute existence et elle se décompose en : Personnalité , — commune à tous les ani- . maux, et en Sociabilité, — comprenant l'égoïsme et Taltruisuie, propre aux espèces élevées, surtout à Thomme, etc.
Les positivistes admettent 18 fonctions cérébrales comme constituant le tableau systématique de Tànie. Ce sont :
{\) Niliil est in intellectu qiiud non prius fuei'it in soasu.