‹ Histoire de la médecine et des doctrines médicales (volume 3)Chapitre 86 sur 124 · DE L*EMPIRISMB — A. COMTE ET LE POSITIVISME · texte numérisé non relu

DE L*EMPIRISMB — A. COMTE ET LE POSITIVISME

L*in8tiDcl nutritif, sexuel, maternel, militaire, industriel; — Torgueil, la vanité, rattachement, la vénératicm, la bonté, la conception synthétique, la conception analytique, la généralisation, la systématisation, la communication Je courage, la prudence, la persévérance.

D*après A. Comte, c l'ensemble de ces 18 organes cérébraux constitue Tappareil nerveux central qui d'une part stimule la vie de nutrition, et d'une autre part coordonne la vie de relation en liant ses deux sortes de fonctions extérieures. Sa région spéculative communique directement avec les nerfs sensitifs et sa r<^gion active avec les nerfs moteurs. Mais sa région affective n*a de connexité nerveuse qu*avec les vis'ères sensitifs^, sans aucune correspondance immédiate avec le monde extérieur, qui ne s*y lie qu*à Taide des deux autres régions. Ce centre essentiel de toute Texistence humaine fonctionne continuellement, d'après le repos alternatif des deux moitiés symétriques de chacun de ses organes, t

c Envers le reste du cerveau, l'intermittence périodique est aussi complète que celle des sens et des muscles. Ainsi l'harmonie vitale dépend de la principale région cérébrale, sous l'impulsion de laquelle les deux autres dirigent les relations passives et actives de l'animal avec le milieu. »

Il faut le concours harmonique de toutes les fonctions, mais pour cela il faut qu*il y ait synergie cérébrale et de tout l'organisme.

A Comte admet huit sens au lieu de cinq : ce sont :

Un sens général, — qui est le Tact, et sept sens spéciaux, — qui sont : la Musculation, la Gustation, la Calorition, l'Olfaction, l'Audition, la Vision et l'Ëlectrilion (1).

Le cerveau subit deux sortes d'influences simultanées émanées du corps, influences transmises au cerveau par les nerfs et par les vaisseaux.

Le cerveau se rattache encore au corps par les nerfs spéciaux de la nutrition. « Ces nerfs, dit Comte, remplissent envers la nutrition on office de perfectionnement analogue à celui des nerfs moteurs pour les fonctions musculaires. >

En résumé : il y a deux sortes de rapports mutuels entre le physique et le moral :

* i"" Par les nerfs sensitifs et les vaisseaux, l'influence générale ou spéciale des viscères se transmet au cerveau;

2^ Par les nerfs nutritifs et moteurs, l'appareil cérébral modiûe Texistence organique.

Le grand sympathique dont chaque filet est constitué par des filets

'I) A. Comte. Politique potitive y t. IV. p. 235.

sensilifs, moteurs et nutritifs augmente et concentre la solidarité dans les espèces plus élevées. — De là, l'utilité de reconnaître dans l'organisme une vie végétative et une vie cérébrale, ce qui est à peo de chose près la théorie de Bichat.

La théorie positive de la maladie se trouve surtout dans les écrits des disciples de Comte.

Toute conception biologique repose sur une harmonie nécessaire entre Têtre et le milieu où il vit.

Il faut une harmonie entre la vie végétative ou animale et la fie cérébrale. Il faut l'équilibre cérébral et viscéral. Il faut aussi l'harmonie des solides et des liquides.

« Cette harmonie est plus compréhensible lorsque les éléments se trouvent ramenés aux trois formes celluleuse, fibreuse et tuhuleuse qui correspondent à la vie nutritive, à la contractilité et à l'excitation ou transmission nerveuse (i). j»

La constitution anatomique comprend les éléments, les tissus et les organes.

Il faut la solidarité des fonctions suivantes : 1® dans l'odaorp^tofi : l'élaboration et l'assimilation.

^'^ Dans Vexhalation : la dépuration, l'excrétion et la circulation.

Pour A. Comte € la santé résidant dans l'unité, la maladie résulte toujours dune altération de l'unité, par excès ou défaut d'une des fonctions enharmonie... Le désordre peut provenir du dehors ou du dedans, quand les limites normales de variation se trouvent dépassées en un sens quelconque, par une action prolongée soit du milieu, soit de l'organisme... )£>« Chez les occidentaux actuels, même masculins la maladie doit donc être attribuée habituellement au centre cérébral qui domine mieux l'ensemble de Torganisme et d'ailleurs fonctionne davantage. ..mais on est habituellement trompé sur le vrai siège de la maladie parce que les symptômes affectent rarement les fonctions cérébrales, sauf les cas de grand danger (â). »

« Puisque la région affective domine dans l'état normal il faut s'attendre à la voir prévaloir dans les perturbations qui peuvent compromettre l'existence de l'être, d'autant plus que l'exercice de celle région est seul continu. (Audiffrent.)

Selon que le défaut de stabilité cérébrale ou viscérale persiste plus longtemps, la maladie est chronique ou aiguë,

VAtaxie est la conséquence de la rupture profonde du consensus cérébral.

(1) AiidifTrenl. Appel aux médecins, p. 9">.

(2) Id., Ib., p. 172, Cunt'spoiidance d'A. (Jomle.

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La Putridité résulte de la suspension des fonctions centrales, qui laisse sans stimulation les phénomènes nutritifs.

€ Lorsque la constitution est déjà vivement ébranlée, la plus légère cause, agissant sur certains organes prédisposés, peut y appeler toute l'activité cérébrale et susciter des accidents plus ou moins graves, en privant les organes les plus importants de leur stimulation nécessaire (i) >. Ainsi se doivent expliquer les repercussions humorales dans le cours de quelques affections goutteuses ou rhumatismales, les morts subites à la suite d'amputations, etc.

Les ConstittUions médicales inflammatoire et bilieuse sont dues aux inOuences climatériques, tandis que la constitution catarhale semble provenir de la décomposition sociale, consistant dans un état d*éréthisme nerveux et dans une altération des humeurs.

L^bcole positiviste admet trois sortes de symptômes ou maladies ^ correspondant à nos trois modes d'existence végétative^ animale et sociale.

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