DÉCOUVERTES DE L'EMPIRISME MODERNE
trois siècles, mais comme je l'ai dit plus haut, ses caractères anatomiques et dialbésiques n'ont pas changé.
BARTUOLOIfÉE REUSNER ET LE RACHITISIfE
Bien qu*on puisse raisonsaMement croire que le rachitisme soit une maladie ancienne, on n'a aucune preuve de son existence avant le travail de Reusner sur le tabès infantum en l^i. La maladie fut d'abord observée en Hollande et dans la Suisse. On Tobserva plus tard en Irlande où elle fut décrite en 1G48 sous le nom de tahe$ ptctava. Elle porlait aussi le nom de maladie anglaise lorsque François Glisson en ût en 1682 une description qui est restée dans la science. C'est lui qui l'a baptisée du nom de rachitisme (i). U l'atlribuait à une mauvaise alimentation produisant la faiblesse des solides et la lenteur des esprits vitaux émané3 de la moelle épinière et des nerfs. Ces opinions furent acceptées pendant un assez grand nombre d'années et elles ne se modiûèrent qu'en 1745, sous l'influence des travaux de Buchuer qui signalaient dans cette maladie l'existence constante d'un ramollissement des os, ce qui est très-vrai.
Ce qui l'est moins, c'est la théorie chimique qui se produisit alors dans ces temps de chimiàtrie. Zeviani attribuait la maladie à un excès d'acidité du lait, qui dissolvait la matière calcaire des os et qui exigeait comme traitement l'usage des alcalis et des savons. (Du traitement des enfants atteints de rac/iitts me, Vérone, 1762.) Ces idées eurent un certain succès, et il en résulta d'une manière générale l'introduction du traitement excitant et forliGant, en même temps que des essais de redressage mécanique des os au moyen d'appareils spéciaux. (De la feiUrie ; du rakilis ou Vart de redresser les enfants contrefaits. Paris, 1772.)
Ces idées sont à peu de chose les nôtres. En effet, comme aa temps de Glisson nous admettons que le mauvais régime est la cause principale du rachitisme et, sauf Thuile de morue qui est d'invention moderne contre cette maladie, le traitement consiste dans l'emploi des fortifiants et des moyens orthopédiques.
HERCULE DE SAXOfilA ET LA PUQUE POLONAISE