‹ Histoire de la médecine et des doctrines médicales. Tome 2Chapitre 41 sur 130 · SANCTORIUS · texte numérisé non relu

SANCTORIUS

Sanctorius, né en Italie l’année 1561, fut successivement professeur à Padoue.et à Venise, où il mourut en 1636, à 75 ans.

Ce fut un . des médecins anatomistes qui, par l’expérience,; contribuèrent le plus au progrès de la physiologie. Il pesa tous les jours pendant plus de quarante ans, ses aliments, ses boissons, ses urines et ses excréments, et il établit ainsi que là où il vivait, le corps perdait, en vingt-quatre heures, cinq livres de son poids par la perspiration, que cette quantité varie selon la température , selon le lieu et les climats.

D’après son livre de Médecine statique , on voit :

1° Que la transpiration insensible qui Se fait par la peau et par les poumons, est plus considérable à elle seule que toutes les évacuations sensibles prises ensemble.

2° Lorsque chaque jour le corps revient au même degré de pesanteur parce qu’il transpire également, la santé se conserve sans altération, elle décline, au contraire, lorsque le corps conserve son poids ordinaire par une plus abondante évacuation des excréments ou des urines que de coutume.

Mais si, au bout de quelques jours, le corps ne recouvre pas son poids ordinaire, soit par une transpiration copieuse, soit par d’autres évacuations sensibles, il faut s’attendre à la fièvre ou à quelque autre maladie prochaine.

3° Plus la transpiration est pure, c’est-à-dire dégagée de sueur, plus elle est saine .

4e Se sentir le corps pesant, quand il est léger à la balance, est l’annonce d’une disposition mauvaise et différente que de se sentir pesant quand on l’est en effet. Au contraire, se sentir léger quand

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