‹ Histoire de la medicine et des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 104 sur 141 · ANAT. ET ÉCOLE ANAT. — NERFS SENSIT1FS ET MOTEURS · texte numérisé non relu

ANAT. ET ÉCOLE ANAT. — NERFS SENSIT1FS ET MOTEURS

pérale par lymphangite utérine, suite de couches ; l'adénite mésentérique dans la fièvre typhoïde et l'entérite; l'adénite bronchique dans la bronco- pneumonie ; les métastases cancéreuses à la suite des cancers du sein ou autres, etc.

Découvertes sur les fonctions du système nerveux.

Le système nerveux a été dans cette période de la physiologie l'objet de recherches importantes. Sans parler ici de la découverte de la phrénologie dont j'ai traité ailleurs, ni de ces nombreuses vivisections contradictoires faites sur toutes les parties du cerveau, du cervelet et de la protubérance pour en déterminer les usages, je mentionnerai seulement ce qu'on doit appeler des découvertes c'est-à-dire des faits nouveaux «à l'abri de toute discussion. Ainsi, les résultats des expériences sur l'origine du langage, sur le nœud vital, sur l'organe glycogène de la moelle allongée, sur la moelle épi— nière et sur les actions réflexes, enfin sur le grand sympathique, sont des découvertes physiologiques, qui ont eu la plus grande influence sur les doctrines médicales contemporaines, et qui méritent d'être transmises à nos successeurs. Quant aux autres, il est bon d'attendre que de nouvelles expériences aient permis d'établir ce qu'elles renferment d'exact ou de chimérique.

On n'est guère plus avancé qu'au temps de Galien sur les usages de la glande pituitaire, de la glande pinéale, sur l'action des diverses couches et parties constituantes de l'encéphale qui ont dès lors été étudiées par de nombreuses vivisections. Nous n'acceptons plus son hypothèse des esprits animaux, pas plus que l'hypothèse du fluide nerveux matériel circulant dans les canaux nerveux qui lui a succédé, mais à côté de ces incertitudes, il nous a transmis l'action croisée des hémisphères cérébraux sur le mouvement des membres opposés, l'action directe des moitiés de la moelle sur le mouvement du côté correspondant du corps; l'influence de la section complète de ce cordon sur la paralysie totale des parties subjacentes Qu'avons-nous ajouté à ces faits? Beaucoup d'expériences contradictoires peu concluantes sur lesquelles on a bâti bien des hypothèses et glorifié beaucoup de mauvais physiologistes. Au milieu de ce fatras, il y a cependant des faits importants que je vais signaler et qui sont remarquables à un double titre, celui de la physiologie pure et celui de la pathologie ou des doctrines médicales. Ce sont :

La localisation de la faculté du langage dans la partie antérieure et inférieure gauche des hémisphères cérébraux, par M. Bouil-

laud (Journal de phys. exp., tom. X, p. 159). — Le siège du mouvement volontaire dans les hémisphères cérébraux et la coordination de ces mouvements dans le cervelet par Flourens. — Les mouvements rotatoires d'un animal sur son axe par la section des pédoncules moyens du cervelet par Magendie, rotation du côté blessé ou du côté opposé selon que la blessure est en arrière ou en avant de l'espace occipito-atloïdien. — Le mouvement de manège des animaux du côté opposé à la blessure des pédoncules cérébraux (Magendie).

Le nœud vital ou point circonscrit du bulbe rachidien un peu au-dessous de la huitième paire, qu'on ne peut couper sans occasionner aussitôt la mort (Legallois et plus tard Flourens)

L'action glycosurique déterminée par la blessure du plancher du quatrième ventricule (Cl. Bernard).

La découverte d'un centre de mouvement dans toute l'étendue de la moelle épinière jusque-là considérée comme un simple cordon nerveux conducteur des mouvements et des sensations (Legallois), 1812, Et, comme conséquence, la découverte de la sensibilité et des mouvements réflexes par Marshall-Hall (1833). — La localisation des facultés motrices dans les racines antérieures de la moelle et des facultés sensitives dans les racines postérieures. (Charles-Bell.)

La démonstration que l'ensemble du nerf grand sympathique avec ses ganglions et ses anastomoses spinales est aussi un centre nerveux doué d'une action propre sur la circulation capillaire et sur la calorification (Cl. Bernard, Budge, Waller, etc.). — Enfin, la vitesse du courant nerveux de la volonté déterminée par Helmholtz.

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