‹ Histoire de la medicine et des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 7 sur 141 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Qu'il faut examiner les vices, soit de toutes les humeurs ou de toutes les parties du corps, auparavant de vaquer à la guérison d'aucune maladie.

« Il semble que, venant visiter un malade , la première chose que l'on doit surtout faire, c'est de comprendre par le récit des symptômes qui le travaillent davantage, premièrement, la partie lésée, et la maladie qui lui est arrivée, et sa cause conjointe, étant ce pourquoi on est principalement appelé, et puis après, il faut reconnaître la constitution du corps, ainsi que je l'ai enseigné au second livre de la pathologie, sans laquelle connaissance on ne peut sûrement faire aucune chose ; et pendant le discours tacitement observer de quelle habitude du corps est le malade, maigre ou grasse, et à peu près de quel tempérament il est : et ensuite il faut s'informer quelle coutume de vivre il a ci-devant tenue, et de quelle constitution il était pendant qu'il était en santé, et auparavant qu'il fût tombé dans la maladie, si elle était médiocre ou replette, constitution qui n'est point autre que de ceux qui ont des humeurs pures et de personnes de bonne santé ; mais si l'on doute que la constitution était mauvaise, il faut savoir quelles ont été les maladies les plus grandes dont il a été travaillé , et si elles ont été parfaitement bien guéries , parce qu'il est bien facile de retomber derechef en icelle. »

« Et de plus il faut voir par les propres signes qui se remarquent en son corps, s'il est pur ou impur; s'il est impur, en quelle région du corps réside l'humeur vicieuse et peccante, si c'est en la première, seconde, ou troisième région : Et si cette humeur n'est que seulement altérée étant crue, ou légèrement corrompue, et telle qu'elle puisse être remise en sa première, sans évacuation faite parla nature ou par l'art; ou bien si elle est viciée; de sorte qu'ayant outrepassé les bornes de la nature, et étant entièrement contraire à la nature, il la faille du tout extirper et évacuer. En troisième lieu, si elle est vague ou errante, ou au contraire, si elle est attachée et adhérente à la substance des veines, ou des vicères, ou de quelques autres parties : Car celle-là fait que la maladie en est plus courte, et cède promptement au remède, et celle-ci difficilement; et que la maladie en est beaucoup plus fâcheuse et obstinée : si elle est adhérente, savoir si c'est avec une simple obstruction, ou bien avec tumeur et enflure, qui se remarque en quelque viscère, ou autre partie molle ou dure au loucher, résistante ou lâche. Car la tumeur, principalement la dure et invétérée, ne se peut pas guérir de longtemps : et après y avoir ap-

DE L'HUMORÏSME — IIUMORlSMlî AU MOYEN AGE 33

porté une préparation requise et suffisante. En quatrième lieu, si l'humeur est vicieuse, savoir si elle est corrompue, d'autant que celle-là donne indication qu'elle doit être promptement guérie et avec grande précaution, surtout s'il y a de la fièvre, et si cette corruption, cette pourriture est seule simple; et de plus si la substance de la partie à laquelle elle est adhérente est corrompue et gâtée : et en outre si cette corruption est précédée de la longue contagion et adhésion de l'humeur corrompue, ou si elle a été contractée dès la naissance et origine, comme le droit héréditaire. Finalement, si elle est légère et récente, ou tellement enracinée que la partie ne puisse plus être remise en son naturel et parfait état, c'est à la vérité un très-grand vice, que la pourriture et la corruption de la substance d'un viscère, ou d'une partie interne, lequel y persiste toujours encore que l'on purge et évacue entièrement toute la mauvaise humeur, et qui à peine peut être en façon quelconque corrigé par l'art, principalement s'il est héréditaire ou s'il est grand et fort enraciné. »

« Cette observation des causes internes est surtout importante et nécessaire, soit pour prévoir et prédire, et pour guérir les maladies, d'autant que si c'est une cause interne contre nature qui a produit la maladie et qui lui est conjointe et continente, ou bien seulement impliquée ; de sorte que ou elle la fomente, ou elle rend ses accidents plus fâcheux, il ne la faut point négliger, parce que sans y avoir égard l'on ne peut pas bien parfaitement procéder en la cure de la maladie. Il est donc de très-grande importance de voir quand une maladie arrivera à un corps affecté de telle ou telle façon, car celle qui surviendra dans un corps pur et bien constitué, elle aura des progrès certains et réglés : et celle qui arrivera en un corps vicieux et impur, des accidents extravagants et inopinés; si bien que si quelqu'un est surpris d'une pleurésie par la force des causes externes, savoir pour s'être trop promptement rafraîchi après s'être échauffé et exercé avec trop de violence, ayant le corps pur et rempli de bonnes humeurs, et ayant les parties molles et principales bien disposées, et que cette pleurésie soit pure et légitime, la saignée à l'instant l'adoucira très-fort, et les autres remèdes donnés la soulageront beaucoup, et la coction se fera en de certains termes arrêtés, et nuls autres accidents que ceux de la pleurésie travailleront le malade. Pareillement, s'il survient une fièvre continue, et qui procède d'humeurs corrompues renfermées dans les grandes veines à une personne bien constituée en temps de pluie, et faisant voyage en une saison fort chaude, et ayant la peau ou les pores bouchés, celte fièvre étant simple elle sera seulement accompagnée de ses propres symptômes; elle aura des mouvements constants et non désordonnés,

BOUCHUT. IT. — 3

et arrêtés à de certains jours critiques, et ses crises seront légitimes : dès son premier commencement sans avoir premièrement pris aucune purgation, la saignée qui évacuera une grande quantité et portion de la matière corrompue et renfermée, servira extrêmement à la guérison ; et après on se servira des médicaments détersifs et atténuants, qui préparent le corps et le reste de la pourriture, afin qu'étant cuite et séparée elle soit purgée et guérie soit par l'art, ou par l'assistance, ou l'effort de la nature. Semblablement s'il arrive en un corps pur une fièvre pestilentielle par contagion maligne de l'air infecté, elle ne produira seulement que les symptômes ordinaires à son genre de fièvre, et elle sera classée et guérie par l'usage des antidotes, et principalement des remèdes cordiaux, et qui répriment la malignité sans qu'il soit besoin d'aucune évacuation. Mais au contraire si nous supposons que d'autres personnes soient surprises de pareilles maladies, produites des mêmes causes, ayant auparavant le corps impur ou les viscères mal constitués, leur règle ne sera point certaine, ni la crise assurée, mais tous les accidents surviendront en désordre, en confusion et souventefois inopinément et presque à la foule, et tumultueusement; de sorte qu'il faudra incontinent changer et mêler les remèdes, car s'il arrive une pleurésie elle ne sera pas ni vraie, ni légitime, mais ou elle proviendra d'une fluxion froide, ou elle sera plus crue cà cause de l'habitude froide et pituiteusedu corps du malade, et de plus difficile coction, et dont il ne sera ci peine rien évacué parla toux, ni manifestement diminué par la saignée : mais des accidents extraordinaires et déréglés , comme grande suffocation, pervertiront l'ordre de son cours, surtout si le malade a été autrefois sujet à la courte-haleine. Et si un semblable corps est attaqué d'une fièvre continue ou même aussi pestilentielle, les symptômes de l'impureté, comme la douleur du cœur, la défaillance, le dégoût, le vomissement fréquent, l'oppression, et autres pareils accidents changeront la propre condition de la lièvre, si bien que son jugement et son issue sera incertaine; et même aussi cette impureté remplissant les viscères et les premières veines empêchera qu'aussitôt dès le commencement les remèdes propres et destinés pour la fièvre ne pourront pas servir pour sa guérison, car elle requiert auparavant la saignée, d'être purgée non sans une grande perte de temps et des forces, aussi la fièvre en devient plus longue et plus difficile à juger et à penser, et plus dangereuse, et encore beaucoup plus s'il y avait déjà quelque viscère mal disposé. Ces choses donc doivent être très-bien observées auparavant que de se mettre à travailler à la guérison d'une maladie; et les négligeant et passant par-dessus l'on ne peut rien ar-

DE L'IIUMORISME — nUMORISME AU MOYEN AGE 35

rêter de certain dans le jugement et la cure d'aucune maladie. » (Kernel, Méthode de guérir le< fièvres ; liv. I, chap. i.)

— Ici encore, à côté de la maladie produite par les humeurs peccantes ou corrompues, on voit se faire jour la doctrine de la coction, des crises et des jours critiques, qui rattache nettement l'Humorisme de Fernel à celui d'Hippocrate et de Galien.

Pour Fernel, les fièvres étaient le résultat de la chaleur du cœur se répandant contre nature dans toutes les parties du corps (Path., liv. IV.) Dans l'éphémère il n'y a qu'excès passager de chaleur, (livre IV, chap. m), avec trouble des esprits, mais dans la fièvre synoque, il y a vice des humeurs, lequel existe sans putréfaction ou avec putréfaction (liv. IV, chap. iv).

La fièvre synoque est la continue qui provient de la pourriture du sang (chap. v), pourriture qu'il étudie avec beaucoup de soin et de subtilité.

Enfin la fièvre symptomatique qui ne provient pas des humeurs, mais bien des parties contenantes d'où s'écoule quelque chose de pourri ou s'élève une vapeur putride qui attaque le cœur (liv. IV, chap. vin).

Quant aux fièvres intermittentes, il les attribue à un excès de bile jaune et de bile noire altérant le sang. — C'est dans cette pathologie, à côté du trouble primitif des esprits, ici une altération humorale plus ou moins considérable et ailleurs une lésion ries solides contenant les humeurs, c'est-à-dire, une pathologie relative à tous les éléments constituants de la nature de l'homme.

Baillou (1538-1616), élève de Fernel, continua quand même les traditions galéniques de son maître, et sans tenir compte des essais de réforme de la chimiàlrie naissante inaugurée par Paracelse, il resta dans cette idée que le déplacement et l'altération des humeurs sont, en dehors des lésions du solide, la principale cause des maladies. Pour lui, la bile et la pituite étaient le principe des fièvres, et le seul moyen de guérison consistait dan? l'usage répété des purgatifs. — Il admettait aussi l'influence de l'atrabile dans les maladies noires et du sang dans la phlogose et de plus l'action d'une cinquième humeur, Vichor, dont le rôle est assez peu déterminé.

On retrouve les mêmes idées dans Sanctorius (1) au commencement du xvne siècle. — Ce médecin, connu par des recherches physiologiques fort remarquables sur Xamédecine statique, est le premier qui ait appliqué le calcul, la balance, le thermomètre et le pulsiloge à la médecine. Il était en médecine pratique un partisan fanatique

'1) Né en 1561, mort en 1630.

de l'Humorisme galénique. Acceptant dans son intégrité la doctrine des quatre humeurs, de la coction et des crises, il s'évertue à démontrer que leur mélange en différentes proportions donne des produits mixtes d'une action pathogénique considérable, et dont le nombre incroyable s'élève à près de quatre-vingt mille espèces.

Tout cela n'a plus qu'un intérêt historique, et quelle que soit la réputation dont aient joui Fernel et ses disciples, il faut bien dire qu'il ne reste presque rien de toutes ces idées humorales. — Elles ne valent plus que ce que vaut aujourd'hui l'Humorisme hippocratique.

En présence de cetHumorisme antique s'en éleva un autre, tout à fait chimique, tellement mélangé de supernaturalisme et de magie ou d'astrologie qu'il semble d'abord ne mériter aucune considération. C'est celui de Paracelse, dont j'ai parlé à propos du Naturisme. — Toutefois, maintenant que des siècles ont passé sur les œuvres de ce maître, et qu'en les dégageant des scories étranges qui les rendent inacceptables et peu compréhensibles, on voit qu'elles renferment un commencement de réforme chimique importante, rendu plus remarquable par les progrès de la science contemporaine. N'eût-il que le mérite d'avoir commencé la lutte, montré ce que vaut Y analyse, et attesté les droits de la libre recherche scientifique contre l'autorité quasi officielle de Galien et de ses successeurs, qu'il faudrait lui en savoir gré. — Mais cela serait trop peu pour reconnaître son mérite, il faut lui accorder encore celui d'avoir créé un Humorisme nouveau. De lui, en effet, datent la Chimiàtrie et l'Humorisme moderne, et je vais parler de ses recherches avec détails, car elles caractérisent l'Humorisme chimique du moyen âge.

A la fin du xve siècle et dans le xvr, lorsque les idées de réforme scientifique devinrent générales, et que l'histoire naturelle, l'analomie, la physiologie, la physique et la chimie commençaient à sortir des ornières du passé, l'Humorisme essaya aussi à se transformer. Immobile dans son association avec le naturisme, qui en était partie intégrante, il signifiait toujours une altération de lieu, un mauvais mélange, ou une putridité des quatre humeurs ayant une période de crudité et de coction nécessaires à la nature qui devait produire une crise salutaire. — Un pareil édifice ne peut être touché sans être détruit. Malgré ses erreurs de détails, son ensemble renferme une idée qu'un médecin ne peut combattre et qu'il comprendra toujours. En effet, sauf les trauinatismes et les maladies de cause mécanique, il y a dans les phlegmasies spontanées et dans les fièvres quelque chose qui représente bien une œuvre de nature destinée à élaborer une matière morbifique qui doit être conduite au

DE L'HUMORISME — HUMORISME AU MOYEN AGE 37

dehors de l'économie. C'est une doctrine qu'il faut admettre dans son entier ou qu'on doit repousser tout à fait. Que les mots d'intempérie, de crudité, de coclion et de crise soient rejetés du vocabulaire médical, je le veux bien, mais les faits qu'ils représentent sont dans bien des cas aujourd'hui ce qu'ils étaient au temps d'Hippocrate. A un point de vue très-général, dégagé de toute question d'analyse et de détail, la médecine clinique acceptera toujours dans une certaine mesure l'idée doctrinale de l'Humorisme ancien. — C'est ce qui explique pourquoi, parallèlement à la chimiâtrie et aux nouvelles idées humorales qui se sont produites au moyen âge et dans les xvne et xvme siècles, on retrouve l'Humorisme ancien toujours vivace et n'empruntant que peu de chose aux découvertes nouvelles. Il n'en a pas absolument besoin. Cantonné dans son principe, la nature des altérations humorales lui importe un peu moins que celle du fait de 1'inlempérie et de l'élaboration qui doit précéder la crise.

Ainsi donc, à partir de l'époque où nous sommes arrivés, on trouve en quelque sorte deux Humorismes aux prises l'un avec l'autre, l'Humorisme greco-romain ou Galénisme, dont je viens de résumer le caractère gé uéral, et l'Humorisme chimique poursuivant l'étude des altérations chimiques des humeurs, ce qui est la Chimiâtrie.

Comme on le verra, ce ne furent d'abord que des hypothèses chimiques mises en opposition avec la théorie ancienne fortement ébranlée, mais un peu plus lard au moment des véritables découvertes de la chimie et de l'analomie, le vieil Humorisme tomba frappé de mort pour renaître sous une forme nouvelle se métamorphosant d'âge en âge jusqu'à l'époque actuelle.

Ce qui précipita la ruine de l'Humorisme galénique, c'est la renaissance de l'anatomie. Du jour où l'infaillibilité anatomique et physiologique de Galien ne fut plus acceptée comme un dogme, et que l'initiative individuelle put se produire, la médecine devait en subir le contre-coup. C'est ce qui arriva. Sous l'influence des découvertes chimiques il lui fallut modifier ses idées sur le rôle des quatre éléments et des quatre humeurs. — Ce qu'elle avait jusquelà considéré comme vrai, un peu altéré par les Arabes, puis modifié par la chimie naissante, se transforma de plus en plus sous l'influence des progrès de la science moderne, et finit par devenir presque méconnaissable. En effet, THumorisme de tel ou tel individu peut disparaître, sous le discrédit de ses erreurs, mais en luimême l'Humorisme est impérissable, car il représente l'influence d'un des éléments du corps sur la production des maladies.

Je vais donc, laissant là l'ancien Humorisme, m'occuper de la réforme qu'il a dû subir en présence des premières affirmations de la

oS HISTOIRE DE LA MEDECINE

chimie naissante, et cela nie conduit à dire ce que la chimiâtrie a donné à l'Humorisme.

HUMOBISME CHIMIQUE ET CHIMIATRIE

La Chimiâtrie et l'Alchimie se mêlent si intimement au moyen âge que ces mots sont presque synonymes, car alors il n'est pas d'alchimiste qui ne fut un peu médecin et tous s'occupaient également de la pierre philosophale, de la transmutation des métaux et de la panacée universelle. Il n'en est plus de même aujourd'hui. — Peu à peu l'Alchimie laissant là toutes ses prétentions mystiques est devenue la chimie, science positive que l'on connaît par tant d'admirables découvertes, et la Chimiâtrie s'épurant de jour en jour n'est plus que son application à la médecine et à la thérapeutique.

La Chimiâtrie date du moyen âge et a pris naissance en Orient. C'est un produit de la science arabe. — Elle se mêle tout d'abord si complètement à la magie, à la kabbale, à la sorcellerie, à l'astrologie, au mysticisme et à la théosophie que son histoire est presque celle des plus grandes folies de l'esprit humain. Aussi est-elle généralement peu considérée. En même temps que l'alchimiste rêvait la fabrication de l'or, il cherchait dans tous les produits miraculeux ou supposés diaboliques de ses creusets et de ses alambics des remèdes pour toutes les maladies. — De là, des associations singulières de paroles magiques avec l'emploi de substances nouvelles, des coïncidences à observer entre l'emploi des remèdes et les constellations du ciel; des théories folles sur l'action des médicaments. — C'était le règne du merveilleux dans les sciences naturelles, et je dirai presque de l'insanité d'esprit.

Au milieu de toutes les rêveries inspirées par l'expérience des réactions chimiques mal comprises et des produits qu'on en tirait, il y avait cependant le germe d'une science importante que le temps a fait grandir et que l'expérience a constituée d'une façon définitive. C'est la chimie.

Mais n'anticipons pas sur les événements. Dès les premiers essais de l'Alchimie, on a vu la Chimiâtrie se montrer avec ses prétentions de connaître la nature de l'homme et de guérir ses maladies par des agents chimiques. — Le système s'est transformé bien des fois, mais l'idée qui lui sert, de base est toujours restée la même, indestructible et vivace, tombant un jour sous le ridicule pour se relever le lendemain avec de nouvelles espérances.

La Chimiâtrie fait partie de l'Humorisme, mais n'est pas tout l'humorisme. — En dehors d'elle, il y a toute une théorie humorale

DE L'HUMORISME — IIUMORISME CHIMIQUE ET CIIIMIATR1E 3(J

tlans laquelle la chimie n'a rien à démêler, et c'est ce qui explique pourquoi dans cette histoire des doctrines médicales je me trouve conduit à parler des prétentions de l'école chimiatrique indépendamment des théories humorales anciennes et modernes.

Pour suivre les progrès et les transformations de la Chiiniàlrie il est important de l'envisager d'une part dans ses origines, au moyen âge et à la renaissance, puis de l'autre, dans les temps modernes et à l'époque contemporaine.

Page 1