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des occasions si favorables que le ciel lui présentait ; mis fa pesanteur de son premier Joug était encore presente sa mémoire qu'elle avait une extréme version pour toutes les propositions qu'on lui faisait, Cet eloignement invincible provenait cependant moins des croix qu'elle avait eu à souffrir et qui avaient été pour elle des occasions précieuses de vertu et de mérite, que de Pattrait intérieur qui ravissuit son cœur et la pressait de se dégager enticrement du monde pour s'attacher uniquement à Dieu. Néanmoins quelqu'aversion quelle eut pour le mariage et quelque répugnance qu'elle en eût témoigné tous ceux qui lui en avaient parlé, elle se trouva un jour si pressée, et si accublée de toutes sortes de motifs, Indes principalement sur sa jeunesse, sur Pâge de son fils encore duns Penfance, sur Pétat précaire de sa fortune et sur la volonté que ses amis avaient de l’aider, qw'elle hésita un instant. Elle se demanda sielle ne devait pas suivre le conseil de tant de personnes désintéressées plutot que les lumières de son propre esprit. Mais elle revint aussitôt à elle-méme ; et cette infidélité lui parut si criminelle que dans une confession générale de tous les péchés de sa vice qu'elle écrivit plus tard, elle met celui-là en téte, (si
toutetois on peut appeler cela un péché) comme celui 7*
dont elle avait le plus de douleur et qu’elle croyait étre la cause des peines intérienres que Dieu li faisait souffrir. Elle savait trés-bien que cette faute était peu considérable en elle-meme ; mais ce qui li rendait insupportable à un cœur aussi aimant et aussi fidèle que le sien, c'était de Pavoir commise après avoir été comblée de faveurs incomparables,
On jugera de ces grâces de prédilection par la vision suivante qu'elle eut alorset qu'elle raconte elle-méme.
‘ Après tous les mouvements intérieurs que la bonté de Dieu m'avait donnés pour nrattirer à la vraie pureté du cœur, en laquelle je ne pouvais entrer de moiméme, parce que jusqu'alors je n'avais eu aucun directeur pour me conduire dans la vie spirituelle, (la pensée mème ne m'en étant pas seulement venue, parce que je ne croyais pas qu'il fallût traiter des affaires de son âme avec personne qu'avec Dieu) : sa divine Majesté voulut elle-même me faire un coup de grâce, me tirer de mes ignorances et me mettre dans la Ce fut la veille de lPIncarnation de Notre-Scigneur de Pannée et que jé me recommandais instamment à Dieu avec
voie où elle voulait me faire miséricorde.
Un matin que allais vaquer à mes affaires,
mon aspiration ordinaire : Zn Le Domine speravi, non confundar in æternum, paroles que javais profondément gravées en mon esprit avec une grande certitude de foi qu’il m’assisterait infailliblement ; au moment où je passais le long du chemin du haut fossé de
la ville, je fus subitement arrétée intérieurement et
extéri ie fu subite Pinteri penetr:
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que jé étend peuven instant, HO Fils de qui ava