‹ Histoire de la mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 29 sur 118 · YA · texte numérisé non relu

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PREMIERE EPOQUE, 1n9

äge de vingt-et-un ans. Jusqu'alors

de chasteté à 1 le avait eu pour directeur spirituel le Révérend Pere Dom François de Saint-Bernard; mais celui-ci avant été rappelé ailleurs, Ta confia à son départ au Révérend Père Dom Raymond de Saint-Bernard qui venait Jui succéder dans la c'arge de Supérieur des R R.P.P. Feuillants, C’étaitun homme très-spirituel ettres-versé dans la conduite des fines, [I Pinterrowea à fond sur Pétat de son âme, lui fit déclarer toute sa conduite, et régla ensuite chacune de ses actions,

Depuis quelque temps elle avait lu un livre qui pretendait enseigner la vraie méthode de lPoraison mentale, et qui montrait avec force le danger de tomber dans Pillusion et dans les pièges du démon en suivant une voie différente. “Depuis lors elle s'était mise à suivre scrupuleusement cette méthode, au lieu de méditer sur les mystères de Notre-Seigneur, en suivant son attrait ordinaire, et comme elle s'exprime ellememe, en les contemplant tout d’un regard et par manitre denvisagement intérieur.” Dans le désir extreme qu’elle avait de bien faire, elle se fit une telle violence, qu’elle en contracta des maux de téte qui la hrent cruellement souffrir. Dieu cependant récompensa sa bonne volonté en lui accordant une trèsgrande tranquillité d'esprit et les délices de cette paix intérieure qui accompagne la présence de Dieu. Dès qu’elle eut découvert sa conduite à son directeur, il lui

ft rejeter cette méthode, et lui ordonna de s’aban-

donner entierement à Pesprit de Dieu, qui jusqu'alors Apein

avait dirigé son äme.'

qu'elle SC

le violent

1, On voit par les écrits de Sainte Thérese, qu'elle tomba absolue

| de la tou

dans la mème illusion, et qu'elle en fut délivrée de la méme manière qu

la Mère de lincarnation, Elle s'exprime ainsi a ce sujet, Wen con

& Voici ce qu'on lit dans certains livres qui traitent de loraison. 1.

dans les

contemplation étant entierement surnaturelle et l'œuvre du Seigneur, lune

ne peut, il est vrai, ÿ arriver par elle-même ; mais quand elle à passé jour plus

plusieurs années dans la voie purgative, et se trouve déjà avancée da

, : 4 4 } VA l'illuminative elle peut s'aider, en retirant sa pensée de toutes les créatures SON DOUV

et en l'élevant humblement vers le Createur, Ces auteurs recommande un ardent

beaucoup d'étoigner de soi toute image corporelle, et de s'élever à Ta pu

contemplation de la divinité ; et ils regardent tout ce qui tombe sous les

sens, Sans en excepter méme l'humanité de Jésus-Christ, eornme ü quelle po

émbarras où un obstacle....,,,, La contemplation étant une «œuvre

sions dan

purement spirituelle, tout ce qui tombe sous les sens ne peut être, disen

ï 9 tacle e \ DE) » 2 , % à À É e sl ces auteurs, qu'un obstacle et un empêchement ; d’après eux, ce que | chez sa <

doit tächer de faire, c’est de se considérer comme dans une enceinte, d

toutes parts environné de Dieu, et entièrement abimé en lui Cela me Preserivit

semble bon quelquefois ; mais s'éloigner enticrement de Jésus-Christ, ct

qu'il y av:

compter le corps de cet Homme-Dieu parmi nos misères, le mettre an ran:

des autres créatures, C’est ce que je ne puis souffrir....... Ce que 1 le service

veux die maintenant, &’est comment Dieu a conduit mon une, en le pér

ou je me vis, en voulant me conformer à ce que je lisais.,.,.,, Si je

elle prenai

+ ‘ 1: . , nee ; sites ciais restée à ce qui est dit dans ces livres, jamais, je crois, je ne seras qu Ile po

arrivée où je suis maintenant; à mon avis, c'était une illusion. Peut-ctr À J ; , | . ' suader qu

est-ce moi qui ine trompe, mais je dirai ce qui nr’arriva.”?

Aprés avoir dit qu’en se conformant à cette manière d’oraison enseigne:

dans ces livres, elle y savourait de grandes délices, Sainte Thérèse ajoute: ARE] ” vostacie dans Îe

“ Comme ce profit et ce plaisir se sentent, personne ne m’eüt fait retourner

DU nus lex biens,

a l'Humanité sainte du Sauveur, dans laquelle je croyais vraiment trouver un obstacle. -O Seigneur de mon âme, et mon Bien, Jésus crucifié, je nt me souviens jamais sans douleur de cette opinion que jai eue. Je la

Cects l'aic Cor

certainement ce

les UV apporter rei

considère comme une grande trahison dont je me rendis coupable à l'ézari de ce bon Maître ; et quoiqu’elle partit de mon ignorance, je ne saurais trop la pleurer ; j’avais 6té toute ma vie si dévote à Notre-Seigneur.......

Le temps où je fus dans cette opinion dura très-peu, et ainsi je revenas

pour me tirer di

iontrer 4 moi ti

pus clairement

comprendre à p

toujours à ma coutume de chercher ma joie dans ce bon Maître, surtout D ar 5 ie tiaintent

lorsque je coinmuniais. J’eusse voulu avoir toujours devant les yeux son si plusicurs à SE PIUSIOUTS ane

ou ne parvienne

c'est cette faus chap. 22

portrait et son image, ne pouvant Pavoir aussi profondément empreinte en mon âme que je l’eusse souhaité. Ai-je bien pu, Seigneur, avoir en l'esprit. mème une heure seulement, cette pensee que vous me dussiez être un

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