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Cette étincelle du foyer catholique, à peine jetée sur la montagne de Québec, répandait déjà bien loin ses premiers rayons. Dès Pannée 1616, le premier apotre des Hurons! pénétrait avec Champlain à plus de trois cents lieues dans les terres, et célébrait les mystères sacrés parmi ces tribus barbares, au cœur méme de l'idoltrie sauvage, Il serait difficile, éeriv :it-il en parlant de son voyage, de vous dire la lassitude que j'ai souflert, ayant été obligé d’avoir tout le long du jour Paviron à la main et de ramer de toute ma force avec les sauvages. J'ai marché plusde cent fois dans lesrivières, sur des roches aiguës qui me coupaient les pieds, dans la fange, dans les bois, où je portais le canot et mon petit équipage...... Je ne vous dirai rien du jeûne pénible qui nous désola, n'ayant qu'un peu de sagamité, espèce de pulment compost d’eau et de farine de bled-d’inde, que lon nous don:, nait soiret matin, en très petite quantité.” Ainsi ce courageux enfant de Saint-François ouvrait par des fatigues et des souffrances inouïes ce chemin vers les Hurons que d’autres apôtres devaient clore avec leur sang. La moisson allait être abondante ; mais avant d'avoir défriché ce nouveau champ du père de famille, couvert de ronces, les ouvriers du Seigneur devaient arroser chaque pierre de leurs sueurs, cueillir
une douleur sur chaque épine. Enfin apres avoir