Le P, LeCaron, missionnaire récollet
longtemps semé dans les larmes, les moissonneur: devaient revenir courbés sous les gerbes,.
Plusieurs missionnaires suivirent, à divers inter. valles, les traces du P. LeCaron, tandis que l’évan. gile était annoncé à d’autres peuplades sauvages. Cr ne fut toutefois qu’en 1634 que trois religieux de là Compagnie de Jésus, les Pères de Brebeuf, Daniel Davost, fondèrent définitivement la mission huronne qui ne fut interrompue que par la destruction de cette nation (1649).
Nous nous trouvons ici en présence d’un des plus beaux phénomènes que la terre ait jamais offerts au ciel, et qui fera l’éternelle admiration des
anges et des hommes: la vie du missionnaire
dans les bois au milieu des nations sauvages ! Qui
dira les inénarrables travaux de son apostolat, ses dangers, ses longues et pénibles marches, ses privations, ses jeunes, ses veilles, ses incomparables vertus: À peine descendu au rivage de sa nouvelle patrie, il s'enfonce dans le dédale de la forêt. Il a dit adieu à tout ce qu’il avait de cher au monde ; —adieu aux cheveux blancs de sa mère qu’il a baigrés de ses larmes dans une suprême et dernière étreinte ;—adieu au seuil de ses ancêtres, où il laisse peut-être une opulente fortune et un beau nom, car souvent cet humble soldat du Christ est le rejeton d’une noble lignée ! ;—adieu au beau pays de France dont le
1. Le Père de Brebeuf, entre autres, descendait d’une ancienne et noie
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souvenir attendri vivra longtemps dans son rœur, et sera l’holocauste quotidien qu’il immolera sur Pautel de ses affections parmi tant d’autres sacrifices.
[ s'avance entouré d'êtres barbares, dont il ne comprend pas méme encore la langue, qui Pabandonneront sans pitié et le laisseront expirer seul au bord du chemin, si la lassitude, la misère, quelque blessure viennent à exténuer ses forces ; ou qui peut-être, dans une heure de défiance et de férocité, lassommeront à coups de tomahawk, ou l’exposeront sur quelque rapide à une mort inévitable , Assis au fond d’un frèle canot d’écorce, le bréviaire suspendu au cou, Paviron à la main, dans une posture incommode, sans avoir la liberté de se tourner d’un côté ou d’un autre de crainte de chavirer et de se noyer, ou de se briser sur les rochers, il rame tout le long du jour avec des fatigues inouies,—rendues encore bien plus pénibles par le manque d'habitude, Il remonte ainsi les fleuves, les lacs, les rivières jusqu’à ce qu’une cascade où un rapide loblige de mettre pied à terre et de charger sur ses épaules engourdies le canot, le bagage, ou les provisions. Souvent un soleil brûlant darde ses rayons entre des rives encaissées et l’enve-
loppe d’une atmosphère de feu ; ou bien une plue
famille de Normandie, que l’on dit avoir été la souche de l'illustre maison d’Arundel, en Angleterre.
1. C’est ainsi que périt en 1625 le P, Nicolas Viel, récollet, qui se noya avec un jeune neophyte, près de Montréal, sur ie rapide qui depuis a porté le nom de Saut-au-Récollet,
torrentielle le surprend pendant une longue marche à travers la forêt. Peut-être un heureux hasard lu offrira-t-il quelquefois un abri ; mais si, après Porage, il veut continuer sa course, pendant que ses pied: plongeront dans la fange jusqu'aux genoux, il ne pourra remuer une branche d'arbre sans être inond: dun déluge d’eau. Enfin lorsque harassé, baign: de sueurs, ou trempé jusqu'aux os, il s’asseoit le soir au feu du bivouac, il n’a pour toute nourriture qu’une poignée de blé-d’inde moulue entre deux pierres e! cuite avec un peu d’eau ; pour abri que les étoiles: pour lit où reposer ses membres endoloris, ses pieds écorchés, que la terre nue et humide, ou bien de: roches inégales et raboteuses. Encore avant de s'étendre sur cette rude couche lui faut-il réciter son bréviaire à la lueur du bûcher. Bien souvent la nui ne fait que varier son supplice ; étoutfé par la fumée, ou dévoré par les maringouins, à peine peut-il clore la paupière. Heureux encore si insomnie, le forçant maleré lui à faire sentinelle, lui laisse le temps de crier aux armes et d'éviter la hache que lève sur sa tôte l’Iroquois rôdant furtivement derrière le: broussailles. !
Il voyagera ainsi pendant des mois entiers avant
d'arriver au village de la mission. 4 Nous vous rect-
1. Le P, Bressani échappa ainsi à la mort, et sauva la vie à ses compagnons on donnant l’alarme au moment où les froquois, qui s’étaient glisse: près d’eux pendant la nuit, allaient fondre sur leur camp.
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vrons, écrivait du pays des Hurons le P, de Brebeuf à quelques personnes qui brûlaient du désir de venir partager ses labeurs apostoliques, nous vous Trecevrons dans une si chétive cabane que Je n’en trouve point quasi en France d’assez misérables pour vous pouvoir dire, voilà comment vous serez logé. Tout harassé et fatigué que vous serez, nous ne pouvons vous donner qu’une pauvre natte et tout au plus quelque peau pour vous servir de lit; et de plus vous arriverez en une saison où de misérables petites bestioles, que nous appelons iei {aouhac,.... vous empescheront quasi les nuits entières de fermer Pœil .... Et puis comment penseriez-vous passer ici lPhyver? .... Je le dis sans exaggération, les cinq et six mois de lPhyver se passent dans ces incommodités presque continuelles, les froidures excessives, la fumée, et Pimportunité des Sauvages ; nous avons une cabane bastie de simples écorces, mais si bien jointes que nous n'avons que faire de sortir dehors pour savoir quel temps il fait; la fumée est bien souvent si espaisse, si aigre et si opiniastre, que les cinq et six jours entiers, si vous n’estes tout à fait à épreuve, e’est bien tout ce que vous pouvez faire que de cognoistre quelque chose dans votre bréviaire.... Adjoustez à tout cela que votre vie ne tient qu'à un filet.... Un mescontent vous peut brusler ou fendre la tête à l’escart. Et
puis vous estes responsable de la stérilité ou fécon-
dité de la terre, sous peine de la vie ; vous estes ln cause des sécheresses ; si vous ne faites pleuvoir, on ne parle pas moins que de se défaire de vous.”
A travers tous ces périls, le nouvel apôtre, à peine remis du voyage, se livre avec ardeur à Pétude d’une langue informe, hérissée de mille difficultés et entre. mêlée d’un labyrinthe de dialectes. Cet homme, aussi distingué par sa science que par ses vertus, devient lhumble disciple d’enfants de la nature ignorants et grossiers, [lira ensuite rompre le pain de la divine parole à quelques néophytes dispersés ça et là en diflérents villages, ou bien durant la saison d'hiver, il suivra en raquettes les partis de chasse, marchant le jour enveloppé dans un tourbillon de neige, dormant la nuit sur un lit de sapin. Un canot sauvage abordait un soir aux Trois-Rivières ; les Français accourus au rivage furent touchés jusqu'aux larmes en reconnaissant parmi les Indiens le P. Daniel qui arrivait d’une de ses missions. Il avait l’air gai et joyeux, le regard rayonnant et illuminé ; mais la figure amaigrie, brûlée et toute défaite. Pieds nus !, le bréviaire suspendu au cou, l’aviron à Ja main, il était vêtu d’une vieille soutane déchirée en lambeaux ; sa chemise était toute pourrie sur son dos. Mais il était heureux, car il avait eu le bonheur de baptiser
un pauvre malheureux qu’on menait à la mort. Tous
1. Lessauvages obligeaient les voyageurs de se déchausser en entrant dans les canots d’écorce, de crainte de les briser,
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de la Nouvelle-Angleterre n’osaient encore perdre de
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Mais de toutes ces missions, la plus célèbre par le nombre de chrétiens et de martyrs qu’elle a donnés au ciel autant que par ses touchantes infortunes, c’est la petite église huronne. L'histoire de toutes les autres missions se résume dans les différentes phases qui accompagnèrent la conversion de cette tribu et sa destruction si pleine de péripéties et de larmes.
Nous en tracerons ici une esquisse un peu détaillée, afin de donner au lecteur une idée complète de Pœuvre des missions, qui occupe une des pages les plus importantes et les plus admirables des annales canadiennes. L'histoire du Canada, en effet, est, pour ainsi dire, l’histoire de la religion et de Ja civilisation sur les rivages du Saint-Laurent.
Bien longtemps la nation huronne résista à tous les traits de la grâce. Déjà huit années s’étaient écoulées
depuis la fondation de cette mission, et à peine
quelques rayons de lumière avaient-ils lui dans les ténèbres de l’idolätrie, à peine de loin en loin quelques néophytes avaient-ils demandé le baptéme, Les ouvriers de cette vigne du Scigneur, toujours entre la vie et la mort, avaient beau remuer ces sillons arides et les tremper de leurs sueurs, ils ne produisaien que des ronces, En traçant la vie du missionnaire, nous avons dit les meurtrissures du corps ; mais qui dira les saignements du cœur, les déchirements de l'âme ? Tant de sacrifices allaient donc être inutiles: Le Seigneur n’écoutait donc pas leurs gémissements et leurs soupirs ? Mais voici venir lPinnocente ce pure victime, lholocauste sans tache, dont le sang va fertiliser les précieux germes confiés à la terre. C’est le séraphique Père Jogues. Ceint pour k combat, il descend des montagnes de l'Occident où il a annoncé la parole du salut aux Ojibewais ! ; il quitte les bords du lac Huron, séjour de cette nation huronne, objet de tant de sollicitude, et pour laquelle, depuis cinq ans, il élève ses mains suppliantes vers le ciel.
Le voilà tombé entre les mains des féroces Iroquois avec plusieurs captifs français et sauvages (1642). Comment peindre ici l’héroïisme de ce grand témoin de la foi? Il faudrait citer en entier les pages admi-
rables où lui-même a tracé d’une main mutilée et san-
1. Dans une mission qui le fit pénétrer jusqu’au Saut-Sainte-Marie,
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glante le récit de sa captivité et de ses souffrances ;— pages tombées du ciel, qui arrachent des cris d’admiration aux ennemis de la foi, et devant lesquelles le chrétien tombe à genoux, ravi en extase. Pendant le combat où ilest fait prisonnier, il ne songe ni à fuir, ni à se défendre, S'oubliant entièrerient luimême, il ne s'occupe que de ses compagnons d’infortune ; ilentend l'aveu de leurs fautes, les absout et les prépare à la mort. Quelques sauvages catéchumènes reçoivent le baptême, L'un d’eux était un vieillard octogénaire ; lorsqu'on voulut lentrainer avec les autres captifs, il dit à ses bourreaux : ‘ A mon âge, comment puis-je aller dans un pays lointain et étranger? Non, je mourrai ici.” Etilreçut la couronne du ciel à l'endroit même où il venait de
recevoir celle du baptême.
7 Les [roquois assouvirent leur férocité sur le P.
Jogues en lui arrachant avec leurs dents presque tous les ongles, et en lui mâchant les deux index. Ils Paccablèrent tellement de coups qu’il demeura longtemps privé de sentiment et presque sans vie. Pendant le voyage qui dura treize jours, chacun de ses pas fut marqué par quelques tortures. Aux horreurs de la faim s’ajoutaient les “haleurs excessives pendant le jour, le froid pendant la nuit, les fatigues, les menaces et des cruautés dont le récit seul fait frémir. Les vers naissaient dans ses plaics
encore ouvertes et envenimées, et il pouvait dire avec
Job: J'ai dit à la pourriture vous étes mon pire, et aux vers vous éles ma mère et ma sœur.
Le cœur navré du saint martyr était en proie à de bien plus vives douleurs encore, lorsqwil considérait cette marche funèbre de chrétiens traînés avec lui au supplice et à la mort.
Enfin ils arrivèrent au premier village iroquois, où ils furent reçus par une grèle de coups de bâtons, de massues, et de baguettes de fer. Respirant à peine, le Père fut traîné sur un échafaud où, après avoir subi de nouveaux tourments, il eut le pouce gauche coupé par un sauvage. Je pris alors, dit-il, ce pouce avec lautre main, et je vous le présentai, à Dieu vivant et véritable, en mémoire des sacrifices que, depuis sept ans, je vous offrais dans votre Eglise ; mais un de mes compagnons m’avertit de ne pas en agir ainsi, dans la crainte que mes ennemis ne me le missent dans la bouche et ne me forçassent à le manger tout sanglant.”
Des jours et des nuits sans fin s’écoulèrent ainsi dans d’inénarrables souffrances, presque sans aucune nourriture et sans sommeil.
‘ Une nuit, on nous réunit dans une cabane, où les jeunes gens nous attendaient. Ils nous ordonnèrent alors de chanter, comme c’est l’usage des prisonniers, et nous nous miîimes à chanter (es cantiques du Seigneur sur une terre étrangère, (pou-
vions-nous chanter autre chose ?). Au chant succéda
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« Avec des cordes, faites d’écorce d'arbres, ils me suspendirent par les bras à deux poteaux plantés au milieu de la cabane. Je m’attendais à être brûlé ; car c’est la posture qu’ils donnent ordinairement à leurs victimes. Le Seigneur, pour me faire reconnaitre que si jusque-là javais pu souffrir avec un peu de courage et de patience, je le devais non à ma propre vertu, mais à Celui qui donne la force aux faibles, m’abandonna pour ainsi dire à moimème pendant ce nouveau tourment. Je poussai des gémissements (car je me glorifierai volontiers dans mes infirmités, afin que la vertu de Jésus-Christ habite en moi), et l'excès de mes douleurs me fit conjurer mes bourreaux de relâcher un peu mes licns; mais Dieu permettait, avec raison, que plus je faisais d’instances, plus il me serrassent étroitement. Après environ un quart d’heure de souffrance, ils me détachèrent ; sans cela je serais mort.”
À tous ces tourments, venait se joindre à chaque instant lappréhension de lhorrible supplice du feu. Enfin le Père fut relégué dans un village avec un autre prisonnier français, René Goupil, jeune chirurgien, d’une admirable piété, qui était venu en Canada pour se consacrer à l’œuvre des missions. Après tant de coups et de blessures, tant de jeûnes multi-
pliés et de veilles continuelles, et surtout après tant
de poignantes angoisses et de peines intérieures, n'étant plus occupés pour ainsi dire qu’à sentir leurs douleurs, les deux captifs exténués pouvaient à peine marcher ou se tenir debout. Leurs membres, qui n'étaient plus qu'une plaie, ne leur laissaient de repos nile jour ni la nuit. Enfin, réduits à la dernitre extrémité, ils crurent pendant quelque temps que chaque jour allait être le dernier. Leur unique conso. lation, parmi tant de maux, était de se trainer péuiblement sur une colline qui dominait le village, et dans cette solitude, loin du tumulte et des importunités, de répandre leurs âmes devant Dieu en de tendres épanchements, et de déposer à ses pieds leurs croix, leurs tristesses et les amertumes de leurs cœurs. Un jour qu'ils rentraient au village en récitant le chapelet de la Sainte-Vierge, un sauvage, apercevant René, lPétendit mort à ses pieds d’un coup de hache.
A la vue du tomahawk ensanglanté, le Père Jogues se jette à genoux, ôte son bonnet, recommande son âme à Dieu, et attend le même sort ; mais le sauvage lui ordonne de se relever.
Le cadavre de René fut traîné dans le village, abandonné aux chiens, puis jeté dans un torrent. A la première occasion favorable, le Père Jogues se mit à la recherche des restes de son infortuné ami, afin de lui donner la sépulture. “Je partis de bonne heure, dit-il, avec une béche pour creuser une fosse ;
mais on m'avait enlevé mon frère. Je vais à l’en-
droit
laque la for Que larme le ch:
pour | «CC quelqt ments iransp os à des co plusie reliqu Res eut à esclav d’étertr rcaux, faim e ambul un vér et la matin:
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Croix
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récitant le apercevant ») de hache.
Père Jogues
ande son
le sauvage
le village, orrent. A ues se mit ami, afin de bonne ne fosse :
his à l’en-
droit où il était. Je gravis la colline, au pied de laquelle coule le torrent ; j’en descends, je parcours la forèt qui est de l’autre côté : tout est inutile... Que de gémissements je poussai alors! Que de larmes, pendant que je vous adressais, à mon Dicu, le chant des psaumes d'usage dans notre sainte Eglise, pour l’oflice des morts !
& Cependant après la fonte des neiges, j’appris de quelques jeunes gens qu’ils avaient vu les ossements épars du cadavre de ce Français. Je me transporte alors sur les lieux. Je recueille quelques os à demi rongés, restes des chiens, des loups et des corbeaux, et en particulier une tête brisée en plusieurs endroits. Je baise avec respect ces saintes reliques et je les cache en terre.”
Resté seul au milieu des [roquois, Phéroïque martyr eut à subir, pendant près d’une année encore, un esclavage mille fois pire que la mort. En proie à d'éternelles angoisses, objet du mépris de ses bourreaux, lui dont le monde n’était pas digne, mourant ae faim et de froid, il ne fut plus bientôt qu’un squelette ambulant. La vie lui était un tourruent, et la murlt un vérilable gain. Son unique refuge était la prière et la méditation des Saintes Ecritures. Tous les matins, dès qu’il pouvait s'échapper, il se retirait, à exemple du Sauveur, sur la montagne, au milieu de la forêt, Là, agenouillé aux pieds d’une grande
croix qu'il avait tracée sur un gros arbre en lui enle-
rant son écorce, il passait la plus grande partie des
Journées dans l’oraison et l’union avec Dieu qu'il était seul à adorer et à aimer dans ces vastes déserts, Il fit même, malgré les rigueurs du froid, une retraite de quarante jours dans les bois.
‘ Que de fois, écrivait le sublime anachorète, nous nous sommes assis sur les bords des fleuves de Babylone el nous avons versé des larmes au souvenir de Sion, non seulement de la Sion triomphante dans les cieux, mais de celle qui glorifie Dieu sur la terre ? Que de fuis, bien que sur une terre étrangère, nous avons chanté le cantique du Seigneur, et nous avons fait retentir les forêts et les montagnes des louanges de leur Auteur, qu’elles n’avaient pas entendues depuis leur création ! Que de fois j'ai gravé le nom de Jésus sur les arbres élevés des forêts, afin que les démons qui tremblent en Pentendant prononcer prissent la fuite en ie voyant! Que de fois en découpant Pécorce, jai tracé sur les arbres, la très-sainte croix de mon Dieu, pour faire fuir ses ennemis, et que par elle, 5 mon Seigneur et mon Roi, vous régnassiez au milieu des ennemis de la croix, les hérétiques et les payens, habitants de ces contrées, et sur les démons qui y dominent au loin.”
Les habitants de la Nouvelle-Iollande, qui travaillaient depuis longtemps à sa délivrance, lui offrirent un jour les moyens de s'évader; mais quelle
ne fut pas leur stupéfaction, lorsqu’au lieu de saisir
cette
demai le bon d’enfa cette € fut qu’ serait former décida Enfi aborda l'hospi mille et le P les dei sanglot trésor, son Enivré soupiré n'avait fice.
ses su} dernie non re!
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