Le R. P. Martin
4 nm de
naissa
après | Tel de la f Les Reine J'emble héroiqu faisant trone di au foye ses chaî sur sa tt reine.
comme “travers | vie hum ‘de Mari jours su : le salut Ésous le (e : houlette à Clotilde ÿ “tour du
VIerges
ns Je ciel
au sujet de ous l'avons estreint, le
parmi les
en ne rt fondation ainsi dire, ntielle qui chrétienne, avaient été au ; quek
pés autour
2st associé du monde, ns l'interprigine de puissance que Dieu, ur la terre bondance es genoux
snérations
jours suprémes, elle
“tour du berceau du peuple
ÿ C'esi COLLE
be
naissantes pour les abreuver du lait de cet amour, après l'avoir purifié et sanctifié,
Telestle secret de la grandeur et de la puissance de la femme chrétienne.
Les artistes représentent le manteau d'azur de la Reine du ciel tout parsemé d'étoiles : n'est-ce pas
l'emblème de cet essaim de vierges et de femmes
héroiïques qui forment son cortége ? Toutefois en faisant asseoir la femme à côté de Phomme sur le trone de la vertu, le christianisme ne Pa pas arrachée au foyer domestique. Son triomphe est d’avoir brisé ses chaînes et de les avoir ensuite tressées en couronne ii Len a fait la
sur satéte. D'’esclave de la famille,
reine, Son action sur la société est toute intérieure, “comme sa gloire ; Péclat n’en pénètre au dehors qu’à
C’est la
maïs toute puissant:
“travers le voile du sanctuaire domestique.
vie humble, cachée, invisible,
Lde Marie dans PEvangile, Parfois seulement, aux apparaitra au premier rang pour : le salut des peuples. Elue de Dieu dans le palais ou à sous le chaume, elle portera alors le bandeau royal ou la à à houlette, et S'appellera Hélène où Geneviève de Paris ; Clotilde, Blanche de Castille où Jeanne d'Arc. Au-
canadien, un cercle de
2 vicrgcs et d’héroines la saluera, avec Bossuet, du
4 nm de Thérèse de la Nouvelle-France.
Fe
Mere de Pincarnation, dont le nom béni
s'est déjà rencontré plus d’une fois sous notre plume, 4*
et qui fut la première en date comme en génie et en sainteté à la tête de cette armée d’épouses du Christ qui vinrent dresser leurs tentes dans les bois, au milieu des sauvages du Canada. Jalouses des grands travaux des missionnaires, ces saintes femmes ne voulurent pas se montrer moins fortes et moins généreuses, et laisser les hommes cueillir seuls les palmes du sacrifice. À peine, en effet, la colonie avait-elle pris naissance et ouvert les portes des missions, qu’un long murmure partit des divers points de la France. C’était le signal du départ de ces colombes du Seigneur, qui, emportées par le souffle de lPapostolat, s’élevaient du sein des cloitres et des cités et venaient s’abattre sur nos rivages. Rien ne put effrayer leur charité ; ni la vaste étendue des mers, ni les récifs inconnus, ni l’horreur ‘es tempêtes, ni les glaces des hivers, ni la crainte des plus affreux supplices. Elles s’avancent sur les montagnes de l’océan, et viennent bâtir leurs nids féconds dans les cavernes des serpents et des ours. Enfants des bois, quels ne furent pas votre étonnement et votre admiration en voyant ces timides vierges affronter tant de périls par dévouement pour vous, par amour pour vos âmes ! Et toi, petite église naissante du Canada, lève-toi, étends les bras, et regarde autour de toi ;.... tes filles viendront de toutes parts. Alors tu verras et ton cœur admirera et sera inondé de délices... Elles volent comme des
nuées el comme des colombes.... et peupleront tes
lieux dés ses com}
un gran
La che de Dieu tant de v
L’histd quelle ch tion, quel fallu à ce pour veni leur vie l'univers,
Christ, a
amour € initiée d? carrière a travers t0 veuve, nm jour où, a et l’embre trois ans p sans cessé instruisan petites sat
ouvrant le
1, Jsaïe, LA
2 en hrist ilieu 3 tra- VOU- ‘uses, es du e pris qu'un ‘ance.
>s du stolat, naient r leur récifs 2s des Elles nnent rpents t pas nt ces Évouet toi, ds les bdront urera ne des
nt Les
lieux déserts, ... parce que le Seigneur a mis en loi ses complaisances.... et que tu donneras naissance à un grand peuple. ‘
La charité incomparable de tant d’illustres servantes de Dieu s’est réunie dans une seule âme ; l’éclat de tant de vertus a brillé dans une même vie.
L'histoire de la Mère de lIncarnation nous montrera quelle charité, quel amour du sacrifice et de l’immolation, quelle énergie morale, quelle persévérance, ilavait fallu à cette courageuse femme, et à ses compagnes, pour venir s’exiler, sous un ciel nouveau, et consumer eur vie parmi les peuplades les plus féroces de l'univers, afin de les amener aux pieds de Jésus- Christ, après les avoir enchainées par les liens de l'amour divin. Nous verrons la Mère de PIncarnation initiée d’abord, d’une manière providentielle, à sa carrière apostolique, conduite comme par la main à travers tous les états de la vie, fille, femme, mère, veuve, novice, religieuse, nous la verrons depuis le jour où, abordant la terre du Canada, elle se prosterne et l’'embrasse avec transport, jusqu’au jour où trentetrois ans plus tard, elle rend son âme à Dieu, déployant sans cesse le même héroïsme, servant les barbares, instruisant les colons, s’agenouillant aux pieds des petites sauvagesses, les nettoyant, les catéchisant et
ouvrant leurs âmes aux lumières du ciel.
1, Jsaïe, LX et suiv,
Les peuples sauvages, témoins de cette charité de la
Mère de l’Incarnation et de ses sœurs, se sentent
attirés par un charme invisible et apprivoisés. Accoutumés aux mœurs les plus cruelles, ignorant même le nom de la pitié, ils voient ces créatures célestes essuyer leurs larmes, vêtir leur misère, panser les plaies de leurs âmes en même temps que celles de leurs corps ; ils sont ravis, le ciel s'ouvre à leurs yeux, ils croient voir les anges descendus d’enhaut, ils se jettent à genoux, baisent les pans de leurs robes, et adorent Dieu qu’ils voient si ostensiblement en elles.
On n’est pas étonné après cela de voir la solitude fleurir de toutes parts, et une Jérusalem nouvelle sortir du désert. En peu d’années, plus de cinquante mille sauvages furent évangélisés, et plusieurs milliers d'entre eux reçurent le baptème.
Toutefois la Providence ne bâtissait pas sur eux Pavenir de sa nouvelle Eglise. Elle ne faisait que glaner, en passant, sa gerbe d’élus au milieu de ces races aborigènes destinées à s’éteindre peu-à-peu. A côté d'elles, grandissait la colonie canadienne, héritière future de leurs dépouilles, et dont elle surveillait la mâle éducation.
Nous allons maintenant étudier son action sur ce petit peuple qui sera plus tard la nationalité la plus vivace de l’Amérique, en même temps que le héraut Nous allons voir
vérité sur ce continent
de Ja