‹ Histoire de la milice canadienne-française, 1760-1897 [microforme]Chapitre 16 sur 54 · LIEUT.-COL. LOUIS-JOSEPH FLEURY D'ESCHAMBAULT · texte numérisé non relu

LIEUT.-COL. LOUIS-JOSEPH FLEURY D'ESCHAMBAULT

Larocque et plusieurs Canadiens-Français de Sorel furent présents à cette bataille où Larocque reçut crois blessures, dont une très grave; il s'établit à Hawkesbury, sur l’Ottawa, et y mourut en 1883, laissant sa nombreuse et industrieuse famille en possession d’une superbe ferme.” François Larocque fut décoré en 1848 de la médaille militaire.

La milice canadienne-française a pris Michillimakinac et gardé la baie Verte aux Anglais en 1812-15, mais elle a poussé ses exploits encore plus à l’ouest, comme le montre M. Henry EF. Legler dans la Sextinel de Milwaukee du 18 avril dernier: ‘Pour déloger les Américains du poste fortifié qu’ils occupaient à la Prairie-du-Chien, sur le Mississipi, le lieutenant-colonel W. McKay enrôla un certain nombre d'hommes et les exerça pour accompagner ses propres troupes. L'expédition partit de Michillimakinac le 28 juin 1814, passa par la baie Verte, la rivière aux Renards, la

rivière Wisconsin, et arriva en vue du fort ennemi le 17 juillet. Il y avait une seule compagnie de réguliers, et tout le corps commandé par McKay se formait pour ainsi

dire de voyageurs canadiens.

volontaires canadiens de la baie Verte se composait du sergent Laurent Fily, caporal Amable Grignon; soldats: Joseph Courval, Labonne, Dorion, Alexis Crochier, Joseph Deneau, Narcisse Delaunay, Pierre Chalifou, J.-B. Latouche, Pierre Lallemand, Etienne Bantière, Francis Frenière, Pierre Grignon jeune, Pierre Auger. Le commandant des volontaires était Joseph Rolette, le traiteur bien connu de la baie Verte. Après trois jours d'assauts successifs, le fort capitula, et nos gens ne perdirent pas un seul homme, tandis que les Américains eurent cinq

tués et dix blessés.”

La campagne de 1814 ne vit pas un seul soldat américain en dedans des frontières du Bas-Canada. Quatre mille miliciens suffrent à la garde des principaux endroits susceptibles d’être attaqués. Salaberry tenait tête au général ennemi, qui se trouvait aux environs du lac Champlain, et l’einpêchait de forcer ie passage. De fait, le coup de Châteauguay et l'affaire de Chrysler Farm, l'automne précédent, avaient

presque arrêté la guerre.

L'escouade de

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