‹ Histoire de la milice canadienne-française, 1760-1897 [microforme]Chapitre 20 sur 54 · GRANDE BATTERIE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

GRANDE BATTERIE DE QUÉBEC

48 MILICE CANADIENNE-FRANÇAISÉ

Jean-Baptiste d'Estimauville, d'une famille qui comptait au moins un siècle de ser ’ices militaires, était officier au 60° en 1796. l

Jean-Baptiste Trottier de Beaubien, qui prit part à la guerre de 1812, est celui-là même qui commença la ville de Chicago.

Joseph Rainville, homme instruit, grand voyageur, interprète officiel du gouvernement anglais dans l'Ouest, commanda les Sioux dans la guerre de 1812, avec le grade et la solde de capitaine de l'armée régulière, et, en 1816, se retira à demi paie. Lui, aussi bien qu'une vingtaine de Canadiens instruits et habiles dans l'art de manier l'esprit des Sauvages, ont empêché les peuplades de l'Ouest de se joindre aux Américains, et ont conservé à l'Angleterre le commerce si lucratif de ces régions.

Louis Bourdages, notaire de profession, était aide-major de milice de Chambly en 1797. Huit ans plus tard, il entra au parlement. C'était un orateur vigoureux; son rôle politique fut assez long. Sir George Prevost le fit colonel de milice. Durant la guerre de 1812-15, il déploya tout le zèle dont il était capable.

Frédéric Rolette avait servi d’abord sur un navire de guerre anglais et reçu cinq blessures, à Aboukir et à Trafalgar. De retour en Canada (1807), il fut nommé lieutenant dans la marine provinciale et promu premier lieutenant, ainsi qu'au commandement du brick Æ/unter sur le lac Erié, en 1812. Le 3 juillet de cette année, il s'empara, avec seulement six hommes, de la goëlette américaine Cayuga Packet, chargée de munitions de guerre, montée par quarante hommes, y compris plusieurs officiers. (Cette action presque incroyable eut un effet démoralisateur sur la marine am/ ‘aine des lacs. Au combat de la rivière Raisin, le 22 janvier 1813, il servit comn fcier d'artillerie et reçut une blessure à la tête. Mêlé successivement à plusieurs «uaques et surprises durant ces deux années, il attira toujours sur lui l'attention de ses chefs lorsqu'il n’exerçait pas lui-même le commandement. A la bataille du 10 septembre 1813, sur le lac Erié, entre Perry et Barclay, le capitaine du Zady Prevost fut tué, et Rolette, quoique blessé, prit la direction du navire. En voyant le désastre qui se préparait pour nous, il redoubla d’ardeur et déploya toutes ses qualités de marin et de soldat, Une explosion de poudre tua autour de lui plusieurs de ses gens; il fut brûlé dangereusement. A la fin de cette journée, qui tourna contre nos armes, voyant son vaisseau tout désemparé et près de couler bas, il se rendit, n'ayant pas même l'espoir de survivre à ses blessures. Ses prises durant la guerre étaient au nombre de dix-huit. On le cite pour sa belle conduite au Détroit, sous le général Brock (1812). La paix arrivée, les citoyens de Québec lui présentèrent un sabre d'honneur; il mourut dans cette ville, le 17 mars 1833, des suites de ses blessures. Rolette a des droits sérieux au souvenir de l’histoire.

Joseph Rolette, frère du précédent, né à Québec en 1781, fut instruit au séminaire de cette ville, et voulut d’abord se faire marin. Vers 1806, il se rendit au Détroit, puis à la Prairie-du-Chien, sur le Mississipi, où il s’occupa de la traite. A la guerre de 1812, il entra dans la milice volontaire des grands lacs, et servit avec nombre de Canadiens dans la région de Michillimakinac. La suite de sa carrière fut prospère et très honorable.

Jacques Porlier, doué d’un beau talent et possédant une instruction solide, était en 1791 lieutenant de milice à Montréal. Il émigra à la baie Verte, se livra au commerce de fourrures, ouvrit une école élémentaire, par-ourut le Mississipi, prit les armes en 18r2 pour la cause anglaise sur les grands lacs, ensuite devint juge en chef du comté de Brown. Vers 1820, c'était l’homme le plus considérable du territoire de la baie Verte, où il se faisait un immense commerce. Il laissa un nom intact et une mémoire respectée,

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Ainsi, l'influence des Canadiens-Français dans l'Ouest détermina toute la politique qui fut adoptée dans ces territoires en faveur de la cause anglaise.

Pierre-Chrysologue Pambrun, né à l'Islet en 1792, était à Vaudreuil lorsque éclata la guerre de 1812; il s'enrôla dans les voltigeurs, compagnie de Jacques Viger, et servit principalement dans le Haut-Canada. Il fut plus tard l’un des grands voyageurs et presque un souverain dans la Colombie Anglaise, parmi des nations qui le regardaient comme un être supérieur.

Le lieutenant Michel O’Sullivan, de la milice de Beauharnois, servait comme aidemajor général de Salaberry, à Châteauguay. Il fut comblé d'éloges pour sa conduite en cette circonstance, Son récit de la bataille, écrit en français, car c'était sa langue, est le document le plus complet qui nous reste sur cette journée, Elu membre du parlement, il devint solliciteur général, puis juge de la cour supérieure. On cite son esprit ouvert, son érudition et ses talents variés.

Jean-Baptiste Juchereau Duchesnay dit le Chevalier, seigneur de Saint-Roch des Aulnaies, était major aux voltigeurs. Il descendait d’une famille établie à Québec en 1634. Durant quatre générations, nous voyons ses membres se tenir en évidence dans la colonie. Jean-Baptiste avait fait campagne avec le héros de Châteauguay au 60° régiment, À la bataille du 26 octobre 1813, il tenait l’un des trois principaux postes de la première ligne et repoussa l'attaque du général Izard avec un entrain remarquable.

Le capitaine Michel-Louis Juchereau Duchesnay, frère du précédent, seigneur de Gaudarville et de Fossembault, avait servi au 60° régiment et était marié à une sœur de Salaberry. Cinq ou six branches de cette famille, sorties de Québec, avaient reçu des titres de noblesse en Canada, en France, en Russie et dans l'empire turc durant le XVIII siècle. Michel-Louis était le principal officier de l'aile gauche placée en potence à Châteauguay, et sa direction fut des plus heureuses dans les deux attaques qu’il subit.

Le lieutenant Narcisse Juchereau Duchesnay, neveu des précédents, était aussi dans l'aile gauche et combattit vaillanment.

Le lieutenant Charles Pinguet, des /enmcihles, d'une des plus anciennes familles canadiennes, avait quatre de ses frères ou cousins au service militaire. A Châteauguay, il était en première ligne et nous a laissé des lettres précieuses sur les opérations de cet automne le long de la rivière Châteauguay.

Le capitaine Joseph-Maurice Lamothe, du 3° bataillon de milice de Montréal, était d'une famille ancienne dans le pays. Son père, en 1775, avait porté les dépêches de lord Howe à sir Guy Carleton, alors bloqué dans Québec. En compagnie de monsieur Joseph Papineau, il fit le trajet, de Montréal à la ville assiégée, en t1«.ersant les postes ennemis, au milieu des neiges et des froids de l’hiver. Ensuite, il servit sous le général Burgoyne et gagna sur les Sauvages un ascendant extraordinaire. Joseph-Maurice hérita de son habileté à conduire ces hordes indomptables. On le voit au Nord-Ouest avant la guerre de 1812, occupant des postes de confiance. A Châteauguay, il avait la direction des Sauvages et couvrait l'extrême droite de Salaberry; il y déploya une bravoure et une adresse admirables. C’est contre lui que le colonel MecCarty lança sa cavalerie. Il tint bon durant quatre heures, sans appeler sa réserve, qu’il conservait en arrière, cachée sous bois. Après sa mort, le gouvernement accorda à sa veuve la pension de capitaine dans l’armée régulière.

Le capitaine Dominique Debartzch, du 5° bataillon de milice, se trouvait à quelques pas de Salaberry sur la deuxième ligne à Châteauguay, où la fusillade dura le plus longtemps. Comme membre de la législature et orateur de haute volée, il avait déjà

un nom populaire. Il était seigneur de Delorme, Rougemont, etc. Son père venait de Hambourg, et avait épousé, en Canada, une demoiselle Raimbault-Lussaudière.

Le capitaine Benjamin Lécuyer, ingénieur civil, appartenait aux voltigeurs; sa famille était ancienne dans le pays. A Châteauguay, il figure à la première ligne de combat. Par la suite, on le retrouve dans les cantons de l'Est parmi les fondateurs de Drummondville. Son fils Eugène a écrit de jolies nouvelles.

Les lieutenants Louis Guy et W. D. Johnson, des voltigeurs, avaient la charge du grand abattis placé en avant de la première ligne à Châteauguay. Hampton enleva ce poste et crut avoir le chemin libre à partir de là, mais les voltigeurs ne reculèrent que lentement et rentrèrent dans les lignes où eut lieu la bataiile décisive. Guy était d'une vieille famille canadienne.

Le capitaine Charies Daly, qui écrivait et parlait le français à la perfection, appartenait au 3° bataillon de milice. A Châteauguay, il arrêta deux fois la colonne de Purdy et reçut deux blessures très graves. Les hommes avaient en ii une confiance absolue, de sorte qu'il les mena avec succès contre un ennemi trente fois supérieur en nombre.

Le lieucenant Benjamin Schiller, de langue française, sortait du 3° bataillon de milice. Lorsque ies capitaines Daly et Bruyère furent blessés à Châteauguay, il prit le commandement de la compagnie et termina la lutte glorienusement. Comme ïl se retirait le dernier avec l'aile gauche, un officier américain se jeta sur lui pour le prendre, mais d'un cnxp de sabre, vigoureusement porté, il lui fit sauter la tête qui rebondit sur le sol. On le nomma capitaine le jour même,

Le capitaine Joseph-Marie Longtin, de la miiice de Beauharnoiïs, était à la gauche de Michel-Louis Juchereau Duchesnay à Châteauguay. Au moment de l’action, il com-

manda getioux en terre et récita une prière, puis, se relevant, il dit: ‘Nous avons rendu nos devoirs à Dieu, maintenant servons le roi!” et le feu qu'il dirigea mit fin à la bataille.

Le capitaine Etienne Eneau, du bataillon de Beauharnois, et le capitaine Louis Levesque, du 5° bataillon d'élite, supportèrent, sur la gauche, les mouvements de Dal, Bruyère et Schiller au plus fort de la bataille de Châteauguay. Tous deux appartenaient à d'anciennes familles canadiennes, comme Longtin.

Le capitaine Philippe Panet, qui commandait une compagnie de la milice d'élite de Québec, avait la garde du gué de la rivière à Châteauguay, et c'est contre lui que se dirigeait le colonel Purdy avec 1,500 hommes, lorsque Daly et toute l'aile gauche se portèrent en avant. M. Panet était le fils de l’orateur de l’assetublée législative; il devint juge; son fils, le colonel Charles-Eugène Panet, est depuis vingt-deux ans député ministre de la milice, après avoir été sénateur; il a commandé longtemps le 9° bataillon des voltigeurs de Québec.

Charles-Michel d'Iruinberry de Salaberry, né à Beauport, le 19 novembre 1778, s’'enrôla à titre de volontaire (1/92) dans le 44° régiment et le quitta lorsque ce corps reçut l'ordre de retourner en Angleterre. A l'âge de seize ans, le duc de Kent lui fit obtenir une commission d’enseigne dans le 60° régiment, c'est-à-dire avant que l’on eut créé les deux bataillons qui formèrent peu après l'aile canadienne de ce régiment. Le jeune homme partit aussitôt pour la Dominique. Il ne tarda pas à voir le feu, car envoyé à la Guadeloupe, où commandait le général Prescott, il se trouva, le 6 décembre 1704, sur les remparts au bombardement du fort Mathilda, où il vit passer près de lui cinquante bombrs et entendit le ronflement de cinq cents boulets. Comme Nelson, il

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ignorait ce que c'était que la peur; son œil tranquille, sa contenance assurée, au milieu de cet ouragan de flammes, enthousiasmèrent ses supérieurs. Le ‘“ marquis de la poudre à canon ” ne tremblait devant rien. Presque tous les hommes de son détachement furent tués ou blessés durant le siège; ils ne sortirent que trois de cette lutte effroyable. “Nos uniformes, écrivait-il à son père, coûtent très cher, mais j'ai reçu quarante louis et avec cela je vais me donner de quoi faire bonne figure.” Ce beau grand garçon de seize ans, fort comme un hercule, souple et dispos, à la figure riante, qui parlait l'anglai. avec la grâce d'un Anglais de vieille souche, possédait de plus l’éducation de famille si attirante et si caractéristique chez les anciens Canadiens. Il faisait fureur dans les cercles. Sir Charles Gray le nomma lieutenant le 23 août 1794. “ Beaucoup de promotion, écrit-il, parce que les officiers périssent par la débauche.” Comme il n'était jamais malade, on l’employait partout. Les fièvres décimaient son bataillon qui se trouva réduit à deux cents hommes au printemps de 1795. Le due de Kent, qui commandait à Halifax, le fit entrer dans son régiment, le 4°, et aussitôt arrivé dans les eaux canadiennes, il lui donna congé pour aller voir ses parents à Beauport. Dans le trajet de retour, il naufragea sur l’île du Prince-Edouard (1796), mais rejoignit le régiment à Halifax, et, comme la guerre continuait, il se fit accorder la permission de monter à bord de l’Asza en qualité de lieutenant de marine. R ‘tourné à Halifax (1797), il passa à la Martinique, puis de là à la Jamaïque. Reprenant son service au 60", il fut nommé capitaine en 1799, à vingt-et-un ans. “J'ai souvent entendu dire, raconte M. de Gaspé, que sa compagnie et celle du capitaine Chandler étaient les mieux disciplinées du régiment.” La plupart des officiers du 60° étaient des Anglais, mais il y avait aussi des Prussiens, des Hanovriens, des Suisses et des Canadiens. Les Allemands sont des duellistes à tous crins. Salaberry était un jour à déjeuner, l’un de ces pourfendeurs dit tout haut: “Je viens d'expédier un Canadien dans l’autre monde.” L'un des deux Des Rivières venait de succomber sous les coups de cet officier. ‘A votre aise, riposta Salaberry, tout à l'heure il y en aura un autre devant vous.” Après le repas, on croisa le fer. Le duelliste trouva le poignet du jeune capitaine assez délié pour soigner son jeu. Ce fut un beau spectacle. On se battait au sabre, dans un jardin. Les attaques et les parades étaient jugées par des hommes du métier. Un coup de pointe atteignit le Canadien au front et le sang qui coulait de cette blessure l’'aveugla un instant, mais, posant un mouchoir autour de sa tête, il se remit en garde, tomba comme la foudre sur son adversaire et le fendit en deux, ni plus ni moins qu’une pomme, La force prodigieuse dont il était doué avait fait de lui un être exceptionnel aux yeux des soldats. On rapporte que l’un de ceux-ci, très indiscipliné et d’une vigueur peu commune, provoquait tout le monde et causait mille désordres dans la garnison ; Salaberry lui donna une raclée si parfaitement conforme aux règles de l’art que le pauvre diable, disait pour expliquer sa défaite: “Ce n’est pas un rossignol qui ra étrillé de cette façon!” En 1803, notre capitaine obtint un congé et passa plus d’un an à Québec. On avait la paix avec la France. A Ia rupture du traité d'Arrens, les officiers furent rappelés. Le 15 juin 1805, il y eut un dîner public à Quése: en l’honneur de Maurice-Roch et de Louis de Salaberry, ci-devant lieutenant au “ Rov’.1 Canadien,” qui partaient pour l'Angleterre avec leur frère Charles-Michel, notre héros. Ce dernier fut proposé par le duc de Kent en qualité d'aide de camp d’un général employé aux colonies, puis on le destina à servir en Sicile (1806), mais le besoin de recruter, afin de combler les vides de certains régiments, fit jeter les yeux sur lui pour cette besogne ; il s'en acquitta avec le plus grand succès. En 1807, il fut sur le point de partir pour

Malte, à la suite de sir Charles Green, mais on le nomma major de brigade en Irlande ; en 1809, retournant en Angleterre, il fit partie de l'expédition de l’île de Welcheren (Hollande), s’y distingua et, pour récompense, fut envoyé à Québec l’année suivante, aide de camp du général de Rottenberg. Coup sur coup, il apprit, en Canada, la mort de ses trois frères (1809-1812), comme nous l'avons déjà dit. Restant le seul héritier du nom de sa famille, il n’en entreprit pas moins d'accomplir la tâche qui lui était dévolue de défendre la frontière du Bas-Canada, et, en toutes rencontres, il s’exposa de sa personne autant, plus même, que le moindre soldat. Nous en tenons le témoignage de ceux qui servaient sous ses ordres et dont plusieurs nous ont raconté de vive voix les détails de cette longue lutte qui dura de septembre 1812 à juillet 1814, dans la région de Châteauguay, de Lacolle et de la rivière Chambly avoisinant le lac Champlain.

Le 26 octobre 1895 eut lieu l'inauguration solennelle d’une colonne de pierre, à l'endroit précis du champ de bataille de Châteauguay où sont écrits ces mots sur notre plan: “Souche servant d'observation au colonel de Salaberry.” La société littéraire et historique de Châteauguay dirigea la cérémonie; elle avait la première sollicité, auprès du parlement fédéral, l'érection de ce monument. Les militaires de Montréal contribuèrent à relever la fête par leur présence, et c'est au bruit du canon que le drapeau fut enlevé de la haute colonne par l'honorable sir Adolphe Caron, qui prononça le discours de circonstance, La foule était très grande; elle parcourait la plaine en tous sens, guidée par des esquisses de la bataille que nous avions préparées dans ce but. Cette belle démonstration restera parmi les souvenirs remarquables de cette partie de la province de Québec. La situation des terrains d’alentour, à une grande distance, fait que le pilier de granit est aperçu des deux grandes routes, de partout sur la rivière, et du chemin de fer qui passe à un mille de là.

Au moment où ces lignes sont écrites, les derniers survivants des miliciens de 1812 viennent de disparaître. C’est à leurs enfants que s'adressent maintenant ces souvenirs, c'est à la nation entière qu'ils pourraient être dédiés si nos faibles efforts justifiaient une dédicace aussi ambitieuse. Quoi qu'il en soit, nous avons l'espoir de faire en ce sens, par la suite, une œuvre plus méritoire, car, avec les monuments de pierre que le parlement du Canada érige de nos iours sur les champs de bataille illustrés par nos ancêtres, il est bon que des récits ‘mples et véridiques contribuent à rappeler un passé dont les enseignements peuvent devenir utiles à ceux qui noùs succèderont dans la vie.

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