‹ Histoire de la mission du ThibetChapitre 127 sur 170 · Ta-tsien-lou, mai · texte numérisé non relu

Ta-tsien-lou, mai

ET QUESTIONS GÉNÉRALES

qu'ils lisent et les prières qu’ils récitent L Quelques-uns d’entre eux passent même pour des savants. En somme, le niveau de l’instruction des chrétiens est infiniment supérieur à celui des païens.

» Au Thibet comme en Chine, l’école, bien qu'elle ne soit ouverte qu'aux enfants des chrétiens et des nouveaux convertis, facilite beaucoup la conversion. Le Thibétain, quoique n’estimant pas l’instruction autant que le Chinois, en apprécie cependantles bienfaits. La réputation de bonne éducation dont jouissent les chrétiens leur assure un certain prestige. »

Voici la statistique de toutes les écoles de la mission, avec le nombre de leurs élèves 1 2 :

Ta-tsien-lou

écoles :

garçons

et

filles

Mo-sy-mien

et

Cha-pa

et

Yerkalo

et

Tse-kou

et

Balhang

et

Siao-ouy-sy

et

Padong 3

Maria-Basti 4

Nous arrivons ainsi à un total de 19 écoles, contenant 233 élèves.

Les orphelinats sont comptés au nombre de ces écoles ; il y a, dans le Thibet oriental, trois orphelinats de filles tenus par les religieuses, à Ta-tsien-lou, à Cha-pa et à Mo-sy-mien ; on confie les garçons à des familles chrétiennes. Dans le Thibet sud, il y a deux orphelinats de garçons, l’un à Padong et l’autre à Maria-Basti. Les filles sont mises chez les chrétiens. Bien entendu, ces orphelinats reçoivent les enfants privés de leurs parents, mais aussi les enfants dont les familles habitent les stations voisines, et qui viennent passer, dans ceshnaisons, quatre ou cinq mois, afin de s’instruire des vérités religieuses.

Les missionnaires du Thibet sud ont calculé que les dépenses ordinaires,pour chaque enfant, s’élèvent de 90 à 100 fr. par an ; il y a de plus les dépenses extraordinaires. Lorsqu’un orphelin se marie, les missionnaires lui donnent des vêtements, paient les frais du mariage, lui procurent un champ dont le prix varie de 130 à 200 francs, lui font construire une maison et entretiennent le nouveau ménage jusqu’à la première récolte. Au sujet de cette dernière dépense, M. Moriniaux fait la remarque suivante 5 :

« J’ai dit « au moins jusqu’à la première récolte », car les orphelins

1. Les textes originaux de la doctrine des lamas sont en sanscrit, langue ignorée au Thibet. Les lamas se servent de traductions ; mais comme il y a de nombreux mots sanscrits, qui n’existent pas dans le thibétain, les traductions sont forcément incomplètes et altérées. (Renseignements donnés par Mgr Biet dans une conférence faite à N.-D. des Etudiants à Paris).

2. Renseignement de 1900 pour le Thibet oriental et de 1902 pour le Thibet sud.

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