‹ Histoire de la monarchie de juillet de 1830 à 1848 (volume 2)Chapitre 29 sur 70 · INTRODUCTION LXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LXI

rentes foncières, péages de marchés, loyers de terre et de maisons, droits de navigation, de port, de transit et autres. Lorsque ces revenus sont insuffisants, on pourvoit au déficit par une taxe nommée taxe générale de bourg ou de district, établie de la même manière que celle de comté; en outre il peut«être perçu d'autres taxes par les commissions locales, telles que la taxe de police, la taxe pour l'eau, celle des routes, celle pour Téclairage des rues, celledes égouts. Ces taxes peuvent se diviser en trois catégories : les taxes directes et indirectes, les monopoles exploités par les administrations locales.

Les taxes directes forment la base principale et presque exclusive du système financier des comtés, des bourgs, des cités, des paroisses et des commissions chargées de services spéciaux. Elles ont, en général, pour type la taxe de comté et celle des pauvres, et se justifient par des raisons d'équité puisées dans la spécialité de la dépense à laquelle la taxe doit pourvoir. Comme l'État absorbe presque toutes les sources de revenus indirects, on comprend que les administrations locales aient dû se rabattre sur les impôts directs , dont le chiffre total est aujourd!hui de 400 millions de francs. Chaque besoin nouveau amène une loi nouvelle ; on trouve dans ce système des garanties sérieuses contre les dépenses inutiles qui compensent le défaut résultant de la difficulté de répartition et de perception. Les Anglais veulent voir clair dans leurs affaires, et les administrer eux-mêmes ; aussi ont-ils cru devoir affecter une taxe distincte à chaque spécialité de dépense. Toutefois les doctrines centralisatrices commencent à battre en brèche ce principe ; elles y ont introduit une première exception, elles se sont, pour ainsi dire, glissées dans la place du self govemment à travers les corporations, et au moyen des paroisses. Un bill de 4871 sur les taxes et le gouvernement local a entrepris de priver les villes de certains privilèges, surtout au point de vue financier; on n'a

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