‹ Histoire de la monarchie de juillet de 1830 à 1848Chapitre 36 sur 78 · LA GRÈCE : M. GUIZOT BT M. C0LETTI · texte numérisé non relu

LA GRÈCE : M. GUIZOT BT M. C0LETTI

deur de Nicolas, jouant avec un art infini ledésinléressèment, ne réussirent à enguirlander le gouvernement anglais. Cette visite fastueuse se termina par une véritable déroute diplomatique, et cette déconvenue démentait la prophétie de Bunsen écrivant lors du passage du czar à Berlin : a Ce voyage aura des résultats immenses ; tout est dans la main de Dieu. »

Le 8 octobre 1844, Louis-Philippe rendait à la reine Victoria sa visite de Tannée précédente. La réception du peuple anglais fut en contraste marqué avec Taccueil de courtoisie extérieure fait récemment à Fempereurde Russie. Tandis que la reine investissait de Tordre de la Jarretière ce sotwerain libéral ami de la libérale Angleterre^ les magistrats ^lunicipaux, les bourgeois des communes de Portsmouth, de Windsor^ de Douvres, vinrent lui rendre hommage, et comme il avait résolu de ne pas aller à Londres afin de consacrer à la reine le peu de jours dont il disposait, la corporation de la Cité, organe des classes riches et intelligentes de la métropole^ envoya au château de Windsor son lordmaire, ses shérifFs, ses conseillers, chargés de lui présenter dans une solennelle adresse ses félicitations, ses regrets de n'avoir pu le fêter. On sait quels sont les privilèges et la juste fierté de la Cité de Londres ; les rois vont à elle. Cependant la Cité de Londres venait au château de Windsor, la grande commune dans la forteresse féodale de la royauté ! Cette manifestation extraordinaire, sans précédents, avait pour but d'honorer la France et son roi ; les ministres de la reine en demeurèrent profondément frappés.

C'est au plu5 fort de la double querelle du droit de visite et de Taïti que les gouvernements anglais et français se donnaient ces témoignages d'amitié, s'effor-

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