‹ Histoire de la monarchie de juillet de 1830 à 1848Chapitre 48 sur 78 · INCORPORATION DE LA RÉPUBLIQUE DE GRACOYIE · texte numérisé non relu

INCORPORATION DE LA RÉPUBLIQUE DE GRACOYIE

d*an armistice entre les belligérants, Rosas et Oribe d'une part, Montevideo d'autre part. Cet armistice n'ayant pas convenu à Montevideo, lord Howden prit sur lui de trancher la difficulté, et signifia brusquement à M. Walewski sa résolution de lever le blocus des rives de la Plata. L'irrégularité d'un tel procédé fut fortement mise en relief par le duc de Broglie, alors ambassadeur de France à Londres. En abandonnant Montevideo à sa destinée, en rompant unilatéralement les liens qui unissaient les deux pays dans une intervention commune, le plénipotentiaire anglais manquait à toutes les traditions, à tous les usages diplomatiques ; ceux-ci, en cas de dissentiment sur des instructions identiques et concertées, prescrivent aux délégués d'en référer à leurs gouvernements respectifs ; avec un semblable système^ l'alliance deviendrait plus périlleuse que l'isolement. Lord Russell et lord Palmerston admirent la justesse de ces observations : une négociation s'ouvrit, de nouvelles conditions furent librement débattues entre les deux cabinets qui rentrèrent dans l'action commune, un instant abandonnée.

Les affaires de la Plata et du Portugal n'étaient qu'un point dans l'espace : en Italie, en Suisse, des questions plus graves sollicitaient l'attention de la France et de l'Angleterre, provoquaient de nouvelles luttes, de nouveaux froissements. Nous essayerons de retracer brièvement ces deux derniers épisodes de l'histoire diplo* matique de la monarchie de Juillet.

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