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lapéussite, Tart de construire rédiûc^ pierre par pierre, en commençant par où il faut commencer, c'est-à-dire par,la fondation, est un. art que nous ignorons, nous ^utr^s Italiens, et jSans lui cependant on ne fait rien, nous l'avons. appris à nos dépens. ,i^ous avons jusqu'à présent ressemblé à cq maître inexpérimenté de fjers et ' impétueux, courtiers qui, sans prendre le temps de les atteler,; sans se soucier d'ajuster niles traits ni Içs rênes, fouette comme) un fou, et, à peine lancé, se précipite et se rompt le cpu.... ,La plus grande force d'une proleslar tioi^, c'est d'être rigoureusement juste et de s'interdire rigoureuseipônt la violence. Quand, chez une nation, tout le monde reconnaît la justice d'une chose et la veut, . cette chose est faite. En Italie, la grande œuvre de notre régénérc^tion peut se conduire les mains dans les pocnes. ».
Les modérés comptaient un grand nombre d'adhérents parmi la bourgeoisie, là noblesse elle-même et le cleriçe; us avaient pour adversaires le parti stationnaire oi^ réti'çgrade et le parti révolutionnaire. L un ée composait, de ceux qui, acceptant la protection de rAutriche^ avaient intérêt au maintien du 5/«/// ouo, croyaient à, la nécessité du pouvoir absolu; 1 autre avait pour chef Mazzini, se recrutait surtout parmi les jeunes gens, les piivriers. Les cârbpnà'H lehaierii leurs ^conciliabules dans les ventes ou sociétés secrètes, leur aîudàce suppléait àieur petit hônibrô; afin de ihieu)^ dissimuler celui-ci, afin d appaij^aitre comme le parti national, ils. inscrivaient sûr teur Idràpeaiii l'indépendance des États italiens. Ils demandaient bien plus encore; ils voulaient, par la révolution et par la guerre, expulser les Autrichiens, les dynasties nationales, abolir le pouvoir temporel de la pâpaûié, ériger en droit suprême
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ranité dé l'État Italien, fonder la République ûntt ^ indivisible.
Les trois partis italiens, absoldtistè, i^voltitionnairè, modéré, marchaient sous le patronage de rAutriche, dé l'Angleterre, de la France.
M. de Metternich qui avait appelé PItalie : une expression géographique, travaillait avec persévérance à y maintenir la suprématie autrichienne. L'Autriche était le premier, le plus grand de tous le^ obstacles extérieurs de l'Italie, sa dominatioii devenait dé |)lus ëd piii^ antipathique. C'est à la force qu'elle devait demèLhàet* le moyen de résister aux aspiratitihâ nationales, auic attft^ ques révolutionnaires ; le despotisme était donc là formé nécessaire de âoil pbilvoir. Le prince de Mëttei^nich inir* veillait avec uiiè vigilance inquiète les moindres thanifestations de l'esprit libéral ou radical, se prépslrariti la lutte, concentrant lin corflè d'armée sur la frontière des États pbritifîcaùx, mais décidé â se tenir sur la déferi* sive, à né rien coiripi'omëttre, à attendre une attacjue directe. En ilhé âeulé occasion il se départit de sa réservé ; à la suite dé riies ifadividiieltes entM ISs patrouilles autrichiennes et la ^àf-dè civique, it Étt 6oèuper miiitait-etiient Id ville de Ferrd^ë (18 àbûl lëÀI). Lès traités de 181S accordaient à l'Autriche le droit âê garnisoïi da?is ta placé ^ mais ce droit hë pouvait allët jilsqa'à méconnaître la soùvei^ainëté de la cddi* de Rdtxië, ni dégénérer eh uiie vèHtablô iiiVâsion. Le Saiht-Pèrë prc(testa publiquemetit, lé ^oUverneméht frtttt^ë Y^pptïp sans brdlt à Vienne, et réussit â èm^cher l^ué Fétihtéle de Ferràrè n'allurrldt tiribendie dé F Italie. Lô 23 déôemlW 1847, les Aùlrïchiehs ëvàcdèrént la Ville et rehtbèrtiitt dans le statu quo.
M. de Metternich, lé grdnd IhéoHfeien dé TàbèdMitlsitie
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pratique, se montrait inflexible sur les principes, disposé à transiger sur les faits, a La résistance, écrivait-il, ert on fait soumis à des conditions. La résistance politt({Qe peut être ou active ou passive. Active, elle place la force matérielle sur la prepiière ligne de Taction; passive» cette force trouve sa place dans la réserve. M. GuiBOt a fait mention de la ligne de conduite que nous avons suivie dans les circonstances où se sont trouvées quelques parties de Tltalie en 1820 et 1821. Il peut me sufQre de rapprocher cette manière de procéder, alors, et en 1831, de celle que nous observons en face deâ événements du jour, pour prouver que le mot absolu n*est, peur le moins, point applicable au mode de notre résistance* Nous faisons en règle commune, une différence attire Tàction que réclame le mouvement qui porte le carftctère d'une révolte^ et celle qui est applicable à une réùolution. Les révoltes ont un corps avec lequel il est possible d'engager une lutte ; les révolutions par contre^ oui beaucoup de commun avec les spectres, ;et nous Mvdns, pour régler notre conduite, attendre que les spectres se revotent d'un corps. r>
A son tour, M; Gtlizot se préoccupait de confirmer le chancelier daùs son Attitude expectante. Ou bien, écrivait-il à M. Rossi, TAutriche désire^ ou elle ne désire pas an prétexte pour une levée de boucliers ; si elle le désire, il faut bien se garder de le lui fournir, si elle ne le désire ptô, il faut l'éntii'etenir dans cette bonne disposition en tmitatit avec elle comme avec un pouvoir qui ne demande )}as mieux que de laisser ses voisins tranquilles chez etlx, si ceux-ci ne troublent pas sa tranquillité chez Idi... L'Italie a déjà perdu plus d'une fois ses affaires en plaçant ses espérances dans une conflagration européenne. Elle les perdrait encore. Qa'elle s'établisse au
Qojff^p^ife sur }^;t^rc^ft. de i;pi^^,ei^ftpéW^i4fs,iUiJ!to
prQfidrp ftUiBarti flatffl^ftl i^U^p .QH'M«rt^ 4Jft w.pfliUiqw,
nairenïpnt^ iRO^WP Romaff),. TÇpsc^p^ ?^IlOli|%in*ïflt«V4., .ejt d,Q i^^ppi^i^ppôfir une, gueiaM^c^ gèaé»*le.qi|i d^irieiDdrait inévitablement upe q^ç^jiqpnÇQ^plaîtwnpittr^VMV
lAugsitôt^s^rè^.sa, ^ntréi^î4W- .miaistèra^nl^^ d Çnlmeps- |op,^'WP|iPie, d(â?. ^irep ;(j;it^}ip ^.^^30, j»iUet îlA4«,;*ii' ajdre^sç ç^ Iprfi Jolm.R^s^eU ;yi>eî Iflttrp.lnAéwsswifc^qù il i^xpirip^ei fiôft.fiRpifé|l?^ft#E^s.. J.lpiTçdit^'q«ft.«îuU'^ ç^^i^g^p^ei^ S3 feitià ,Kt,qiftÇv,;un|e .arfloéB. (fiift^Wir.^fltrejmy^ qi*,0jjsV)[7ta}ip,,irp^..)[^lle- qu'^^fe jB^t^iij^igiiiBffpe ^çlfi^tera e^^re 1^ Fpa^^çe et. V Au;tri<*«y ; ,pwiP. é^ter. cette aUprpalJy^,, i^^ £a^d,rqLi^, ^ncoufo^Çj: h pfl^pp A iair^ d^a.néfQrmô$|i^térieu^»Q^., L'Italie ^ç^t le- paipt.faibite dufewitinent, et là prppha^iw gupr!re.(eiar<i))P(éenft0i^urpL probablei;ï;i^nt pQ^I;,wupe;l€^,^ffai^^^, dQ.c<^, pHyj$,.i^ .iietmto» énm
à iimtre^y p^iençr,it^^ fi^urrfiQiioniet ile4f'içmpkedu fm/^H- M&dl à P!m$f (>t èyèwm^\^ 9oit tui'il arriSi/ât fiarilë «fiait d^uiiQ.élec.tipn, sqitqalil fut.^njtené par la sOio^t 4a roî, serait bientôt 5uiyi d'une expIosipu^anJUadie^ 0est de-ce côté que sont tournés Iqs regar4â d^s libéraux, françijis ; ils savent que ^'i|& tentai^t. de.pi4rcher sur le Rhin» i^ aur^ipi^tcontire eu}( toute TAUemagppie unie^ la Russie et pju^.ou jpaoins, l'Angleterre; mais >en. appuyant uae insurrefition: enltajle .cpatre.le mam^ais gouveirnômentd* pape, ^l3 '$€| trouvei*a^nt dans une bi^n» autue iposiUoo. L'Angleterre prpbablejpent n^ prendrait point. fatti eputre eu;x^ la Prusse non plus; .la .Russie ny mettrait
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gtfàreplu0<)*empi'ess6ment..., mais il n*en serait pas de
ariteBidoT Autriche... La France et l'Autriche en vien-
iéniiefit^ donc aux tnains en Italie, et la France aurait
'4ims tei^ 'italiens de ^n côté. Mais la guerre, commencée
, m ItàliQ, i^éfêiidrait prk^bablement jusqu'à TAllemagne.
Ûah0t6ai»4d9 cas j nous nfe pouvons désirervoirrAutrîche
bafitu0'^ la France agrandie, s' abandonnant à son
((tmodirxte' glaire militaire et à ses goûts de conquête, ra-
vivéïrièt'fdrtiôés par le succès. »
-^ Lord PaJmerston voulait avoir un parti anglais 'pattèut oii il existait un parti français, et co^mme la ''Pr^noe secondait Pie IX et les modérés, les agents anf lain officiels et offîcieux se lièrent au parti exalté, irritant 1«^ Itaiieris contre T Autriche, cherchaiit à leur pér- SMd9r<^e la France les abandonnait, échauffant la jaiMsie de» Siciliens contre les Napolitains, poussant aux nesûres extrêmes. Contre l'absolutisme autrichien, Palnierston «Irbore le drapeau de Tindépendance italienne, oimti^ lu politique modérée du gouvernement français, il déploie Tétendard de la liberté révolutionnaire. Il envoie tme" escadre sur les côtes du territoire pontifical ; un de^sesxîollègues, lord Minto est chargé de parcourir la Héninsufev de donner au gouvernement anglais Tattitada de protecteur de la liberté italienne. Lorsque Tinsurreetion de Sicile éclate, le roi de Naples demande aux ^présentants de France et d*Angleterre de s'offrir oomme médiateurs ; le premier accepte avec empressement, .mais lord Napier refuse, s'il n'est autorisé à porter aux Siciliens la constitution de 1812, le droit de la modifier à leur gré. Vainement son collègue de France insiste pour qu'il consente à une démarche commune, qui seu^ peut éviter une plus longue effusion de sang : « Partez seul, si vous le jugez convenable, répond lord
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Napier, seulement je dois vous prévenir que le ment qui vous conduira en Sicile, portera également des lettres à nos agents et aux hommes influents du pays, par lesquelles je leur expliquerai pourquoi je n'ai pas cru devoir partir avec vous... Partout ailleurs, sur tous les points du globe, en Chine même, je pourrais peutêtre faire ce que vous me demandez ; en Ôicile, la France et l'Angleterre ont des intérêts d'un ordre très différent, p Impressionnable et crédule, le peuple italien traduisit les paroles des diplomates anglais au gré de ses espéranôes : l'éitieute éclâitait sous les pas de lorct Mintd, le précédant ou le suivant à Turin, Gênes, Fldrenoe, Rdine, Naples, en Sicile, a On eût dit que le sol de l'Italie tremblait et s'enflammait de lui-même sous les pas de l'envoyé britannique. »
L'histoire de la Papauté de 1846 à 1848, la politique française en Italie et à Rome sotit retracées dans la correspondance de MM. Guizot et Rossi : tout s'y trouve dé^ crit avec une admirable précision, les bonnes intentions de Pie IX, son inîexpérience, ses hésitations, sa faiblesse vis-à-vis des agents de l'administration romaine^ le daïiger des atermoiements, des concessions tardives, les premières méfiances, les irritations de ses stijets, les manifestations populaires^ les intrigues des absolutistes, les violences des patriotes exaltés, les défaillances des modérés qui, n'ayant pas tous le courage de leur Opinion, Gibatldonnaient parfois la causé des réformes pottr la cause de l'indépendance, traitaient là France de pais^ sance rétrograde et l'accusaient de trahison.
Dès le 28 juin 1846, M. Rossi écrit à M. Guizot : « Trop de lenteur dé la part dtl gouvernement irrite les uns, encourage les autres, et rend la situation délicate. Je l'ai dit crûment au pape ; mais l'idée d'agir sans déplaire