LE PAPK PIE IX ET SES RÉFORMES
de plus ett fait de troupes réglées^ Vous parlez tfe Venthousiàsme de vos populations; je les connais, ces populations. I^arbourez vos campagnes, voyé2: si un homîne bougô, si un coeur bat, si un bras est prêt à. prendre les a'rmêsV Les Pîêmohtais battus, lès Autrichiens peuvent aller tout droit jusqu'à ÎReggio, en Calabre, sans rencontrer un Italien. Je vous entends : vous viendrez alors a la F'fance. Le beau réàùltat d'une guerre d^îndépendance, que d'amener une fois de plus deux armées étrangèreè sur votre sol!.*.. Étpuis, laFrance^ n'est point un çapor^ï aux ordres de l'Italie. La France ïait la guerre quand et pour qui îl lui convient de la faire. Elle ne met ses bataillons et ses drapeaux à la discrétion de personne. »
Les conseils, les elîorts de Mftt. Guizot et Rossi ne restèrent pas ihùtilesi De jour en jour, le Saint-Père prenait plus de cohflahce dans les lumières supérieures de notre ' ambassadeur : il sentait le prix de ràppûi bienveillant de la Frfitnce. Les écoles primaires furent augmei;itées, les salles d'asile créées, les tarifs de douane modifiés dans Un sens libéral, les chemins de fer déôrétés, TUniversiie dé Bologne restaurée, la garde civique réorganisée, lé fiudget romain publié pour la première fois. Le IS mai, parlât un édit sur là presse qui remplaçait par un ordre légal Tarbitraire et le caprice ; la ville de Home obtint Une réprésentation municipale ; on fit de sérieux eCTorts pour réprimer lés abus de Tordre judiciaire; un motu proprio dû pape ordonna qu'une assemblée de notables dès provinces se réunirait à Rome le 15 novembre, concourrait à l'administration, donnerait son avis sur les grandes questions temporelles de l'État romain. Il y ^vail là le gei^me d'une représentation nationale, et là Consîilte d'État pouvait se tranéformer un jour en pouvoir con siitutiôhn él .