livre valant un solidus et demi et dont le poids normal
est de (J«%82; elles n'ont été frappées que pendant le
règne de ce prince (3). Les multiples du sou sont tout
aussi nombreux que Tétaient précédemment les multiples pi. xxxvui
de Faureus (à) .
Si Ton excepte une altération passagère, sous le règne de Nicéphore Phocas (de Tan 963 à 969), cette monnaie s'est conservée sans changement et avec peu de différence entre le poids normal et le poids effectif jusqu'à la chute de l'Empire byzantin (6).
(1) La sisDiflcatlon de la marque OB a été mainteDant démoDtrëe par MN.Pinder et Friedlander {Beitràge zur âlteren Mûnzkunde^ \, p. 1 et suiv. — Cf. Revue numism*^ 1866, p. 60 et suiv.) avec tant d'évidence que les opinions contraires se sont successivement effacées. Ce que M. Sabatier \fiitv. numùm.t 1858, p. 188 et suiv.) en a dit, s'accorde avec notre propre opiiiiim. Un grand nombre des monnaies d'argent et de cuivre avec les lettres OB sont des pièces douteuses, même en grande partie fauf ses, et il y en a d'autres appartenant à une époque où les monétaires eux-mêmes, ne comprenant plus le sens de ce chiffre, l'appliquaient mai à propos.
(2) Par exemple de Crispas = 2^,10, de Valens = 2»',l, de Julien =2»»,05 (Vasques Queipo, t lit, p. 486 et 496).
(3) 6«',98 et 6»',74 (= 2 et 1 7/8 ducaU, Ametb, Synops, il. p. 195), 6*',65 et 6*',4 (Pinder, Ant Mûnzen des K. Museunu, p. 222 et 224), tontes de Constantin l**; 6<',66 (de Gallus, Vasques Queipo, t. 111, p. 486).
(4) Ainsi une très-grosse pièce d'or de JusUiilen (Cl. de Boze, Mémoires de r Académie des inscr, et belles leitresyi. XXVi, p. 623 — PinderetFrlediânder, Mitnxen Justifiions, p. 18) pèse 5 once8 2 — 3gros=I62»',53, par conséqoont 1/2 livre ou 36 solidus. Une autre pièce de Valens pèse 118 1/2 ducats bonsrois (Eckhel. Doet. nwn. uc/.. U VIII, p. l&3)=4l3«',56ou environ91 solldas.
(5) Les solidus de ConstanUn le Grand pèsent quelquefois un peu plus, 4«',77. comme le montrent les exemplaires de Londres (Vasques Queipo,
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^6 CHAFIIRR IIK
préférenwponriM ^^ ^^^^ voyoDS préférer aux anciennes pièces les sons •ont neuf*. neufs, fraîchement sortis de la monnaie et frappés à Tefligie de l'empereur régnant, ce n'est là qu'un abus; il est vrai qu*en général dans les trésors le plus grand nombre des pièces qu on rencontre appaitiennent au prince sous le règne duquel l'enfouissement a eu lieu, ou à son prédécesseur immédiat. Il faut peut-^tre attribuer ce fait aux employés de la Monnaie, qui cherchaient à tiœr quelque profit de l'émission des pièces neuves.
Mais la plus value de ces pièces fut toujoui-s regardée comme abusive ; il existe même des décrets impériaux qui défendent sous des peines sévères de refuser aucune espèce de sou d'or (1) quelle qu'en soit Teffigie, pourvu que la pièce ait le poids légal. A cette occasion on peut citer le trésor de Klein-Tromp dont nous parlerons plus tard et dans lequel on a trouvé un aureus de Gordien 111 usé, mais pesant juste autant que les sous de Constantin. Sous le règne de Justinien, le même abus s'introduisit en Egypte et surtout à Alexandrie. Les ofiiciers de la Monnaie et quelques autres employés du gouvernement faisaient le commerce des pièces neuves d'or pur (xpw<Jiov oSpuÇov), au point de
l. IH, p. 49G) et ceux de Paris (Lettonne, Considérations^ p. 7). Cf. les pesées d'environ cinq cents soliUus ou divisions du solidus dans Tou? rage de M. Vazquez Queipo, t. III, p. 484 H suiv. Parmi les unités (solidus) qui y sont décrites jusqu'à Honorius inclusivement, il n'y en a que cinq (4(',68 4e Gallus ^•',00 de Fausta et deMagnence, 4t%58 deValens« 4*^,50 de ConslaoUn le Grand) qui dépassent le polda normal, vmgl varient de 4»',55 à ¥%bO, quarante-six varient de 4«%48 à 4«%45, quarante-quatre de 4«%44 à 4»',40, Tingt-deux de 4«',38 a 4«',35, neuf de 4«%33 à 4«%30, six de 4»%28 à 4*'^, trois sent de 4»%22, 4«',20, 4«',t8. Il est douteux que les pièces de 2^,tb (trois exenipl.), S^^.SO, 3«^65, 3«',C3 appartiennent à celte même £érie.
(0 Cod, Just., XI, 10, 1 et d.-^Edict. pro pet. Vigiiii, % 20. — Nov. Léon,, 52. — Cf. Cod. Theod,, IX. 22, I.
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des monnaies.
MONNAIES d'or DO Hl* SIÈCLE. 57
n'en donner que 68 pour un lingot d'or d'une livre. Un rescrit impérial de 669 interdit sèf ërenient (1) ce nouveau genre de fraude.
Gomme métal, l'or reste en général assez pur; on cite Pureté de iw quelques pièces postérieures à Septime Sévère qui sont altérées et des pièces d'électrum de Sévère Alexandre (2). Cette altération fut interdite par l'empereur Tacite et plus tard par les codes de Gonstantinople (8). Les pièces frappées dans la Gaule au cinquième siècle, au nom et à l'effigie des empereurs romains, sont au contraire d'un métal fort altéré;* elles n'étaient pas acceptées en Italie, où le soliduê Galhctis n'avait pas cours (4). De même il est assez rare de trouver des pièces fourrées; ce procédé étant difficile
(1) C'est la teneur du onzième édit de Justfnieii. Ce qu'il y a d'obscur dans cet ëdlt, c'est qu'il est enjoint aux monétaires alexandrins de monnayer l'or avec le coin rppeié complet par les habitants d'Alexandrie (àv t<J> tool^ À XcÇotvdpeOviv àicokùw xaT^ouiiivcu y(aLç,â.^\utti, $i àicoXurou /apdf^aTCK). — Il est évident que de ce commerce dérive l'expression soiidi obriziaci, qui se trouve souvent dans les documents du moyen âge. {Voy,, par exemple. Ma- Fini, Papiri diplom,, n» CXIV, p. 173 : Solidos dominicos probitos obriziacos optimos pensantes). — Cf. Casslodor., Var., I, 10.
(t) Pinkerton, Essay on Medah, 1. 1, p. &2.
(3) Vopisc. Tacit., IX. — Digest., XLVIII, 13, 1. = Bas., LX, 45. 2.
(4) Ordonnance de Majorien (Tit. VU, de CuriaL, 1 , § 14) de l'an 458 : nul/us sùlidum integri ponderis.,, recuset exactor, excepta eo GaUico,c\ijus aurttni minore aestimatione taxatw\ Dans la loi des Bourguignons (Lex Burg,, add. 11, § 8, probablement une ordonnance de GondebauU, mort en 516 ; Blubme, dans les Jahrbùcher des gtm. deutschtn Rechts, t. I, p. 85» recueil publié par Beki^er), quatre espèces de monnaies d'or sont dénoncées comme étant de bas alol : monetae Valentiani, Genavensis et Gotium^ qui a tem^ pore Âlarici régis adaerati sunt, et Ardaricani. Salnt-Avlt fmoit vers 624) fait mention {Epist LXXVllI) de la falsiûcation des monnaies sous le roi visigoth Alaric. Ce sont les soiidi Galliarum ou Gailicani, qui n'avaient pas cours en Italie r.u temps de Grégoire le Grand {Epist. 111, 33 ; V!,7).— Cf.DùtreATo/Kedanslcrcci.eildeBeàker, t.lll,p.454, cité plus haul.
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Noms
68 GHAPITRE IJL
i appliquer, à cause de la pesanieur spécifique de Tor qui les aursdt fait reconnaître facilement (1). D'ailleurs, depuis le règne de Constantin, le sou d'or n'avait de valeur qu'en proportion de son poids; les pièces fourrées ne pouvaient donc être que de la fausse monnaie (2). Il n'est pas dit pour cela que quelques empereurs n'aient pas essayé d'en fabriquer (3).
Les noms des pièces d'or varient souvent depuis le d«s iâ<MMVor. m* siècle ; c'est alors que les monnaies commencent à emprunter leurs noms aux empereurs qui les faisaient frapper pour la première fois : ainsi la pièce d'or de 1/60 de livre s'appelle aureujilfi(ontntanu5, letriens, triensSaloninianu$, le double triens, peut-être aur^u« Valerianus; aussi appelaiton à cette époque du nom générique de Philippeus toute espèce de monnaie sans distinction de métal (i). Depuis
(1) Dion Cassiiis (LXXVU, 4) accuse CaracaMa d'avoir fait fabriquer des monnaies d'argent avec du plomb (èx |M)V.66ou xflCTapfupoOfAcvov) et des monnaies d'or avec du cuivre (èx ^a>«oO iunaxj^\j9ùù\uyw). On trouve des pièces fourrées de Caracalla (EclLheJ, Doct. num. vet., t. I, p. CXV.-> Cat. (TBnnery, p. 261, n* 680); de Victorin (H«me num., 185T, p. 211); de Probus (Aleerman, Roman Coins, t. \, p. Vlllj.
[Voy, aussi Reoue numismatique, 1808, p. 184 et suiv.j J. W.
(2) On rencontre des pièces de cette espèce de GraUen et de ValenUnien le Jeune (Raucti, Mittheilungen der nwnism. Gesellschaft in Berlin, III, p. 288) et d'Arcadius (Riccio, Mon. di fam., p. 2). 11 est à remarquer que la dernière pièce a une Ame d'argent.
(8) On lit dans VArchaeologia Britannica (t. XVII, p. 329), qu'à Glaef^ près d'Evesham, on a trouvé un pot où, parmi des monnaies d'or frappées par ValenUnien }•', Gratien et Théodose K, se seraient rencontrées beaucoup d'autres de cuivre autrefois dorées. Ce renseigneaient aurait besoin d'être contrôlé.
(4) Aurei Antoniniani dûM plusieurs rescrits de Valérien(Vopi8C.,i4tirf ban., IX, XII; Probus, l\).^Trienîes Sahminiani, dans un rescrit de GalUen (Trebeli. Poli., Claud., XVII). * Aurei Valeriani dans le même rescrit — Cf. infra, p. 7 1, note 1, les argentei Antoniniani ou Aureliani, — Le PhiUppems
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MédttlUoM d'ar-
MONNAIES d'argent DU III* SIÈCLE. 69
Constantin l'expression solidus est spéciale pour la pièce d'or de 1/72 de livre (1).
Les monnaies d'argent.
Ce que nous avons observé pour l'or se retrouve pour Targent; il existe au m' siècle des pièces qui dépassent le module ordinaire et le poids de 1/96 de la livre; elles gentdepnitseii. commencent sous le règne de Septime Sévère, deviennent ""* ®^^^'•• plus fréquentes sous Gordien et ses successeurs, jusqu'à Probus et Dioctétien^ leur poids normal est 1/16 de livre ou 20«',â7 ; ^'^ revers, elles ont pour type les trois déesses de la monnaie avec la légende: MONETA AVGVSTI ou AEQVITAS AVGVSTI, quelquefois, la Victoire : VICTORIA AVGVSTI. Du reste elles ne paraissent pas avoir été frappées en grand nombre; elles étaient destinées particulièrement aux largesses de l'empereur (2).
oa Philippus est à cette époque la monnaie courante, en opposition avec le nomisma ou médaillon (Digest, XXXIV, 2, 27, 4 ; cf. VII. \, 28). C'est pourquoi Valérlcn, en parlant de plèc4 s d'or, écrit : Philippei nostri vultu$\Jit' bell. Poil. Claud,, XIV. ~ Vopisc. /kmo^., XV); les pièces d'argent et celles de cuivre sont nommées par Va^éricn: argentei Philippei minutuli{\op\ic,, Aurelian.y IX et XII) ; aerei Philippei {\op\ic.,Prob,, IV) . De même, Ansone [Epitt. V, 18) emploie les mots Philippi et Dartï, expressions par lesquelles il entend des tolidi.
(1) Ainsi l'applique déjà, par exemple, le biographe de Sévère Alexandre (Lamprid., Sev.Alex,, XXXIX. Voy. supra^Tp, 60, note), qui écrivait 80us le règne de ConstanUn. Ce nom exprime seulement que la pièce est une unité et non nne pièce divisionnaire. Apulée (Melam,, \, 9) parle de cent solidus d'or, centum aurei sùlidi.
(2) Eckhel, Doct, num, veL, i. V||, p. 316. Valérlen : 19«%3 (=363, Cat, d'Ennery, p. 303). — Probus : 20»%I0 (=5 drachmes, 28 gr. Nuremb.,
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70 GHAPinv iir.
Nouvelle mounaie Caracalla, txk 2l 5, l'année môme où il réduisit la pièce introdaitesousie j»Qp ^ 4^50 Je livre, commcnça à faire frapper un autre caiia. genre de monnaie qui acquit une bien plus grande im-
11. XXXVI iio 2 portance dans le monnayage romain. On la reconnaît à la et pi. XXXVII, couronne radiée qui orne Teffigie impériale et au croissant sur lequel est placé le buste des impératrices (1). Ces attributs, qui servaient aussi à distinguer les dupondius des as, établissent seuls la différence entre ces nouvelles pièces d'argent et celles d'une valeur inférieure, depuis que les différences dfe module et de poids deviennent incertaines et douteuses. Leur mauvaise fabrication ne permet pas d'en déterminer exactement le poids normal; elles pèsent cependant un peu plus que le denier et leur poids peut être évalué à 1/60 ou à 1/64 de livre (2). L'empereur M. Aurelius Antoninus Garacalla en ayant introduit l'usage, les écrivains donnent à cette nouvelle monnaie le
Eckhel, ioc. cit., t. VU , p. 502). — Dioclétien : 218%34 (=18 scr. 2 gr. Gori, JlfMJ. Flor., t. YI, p. 195). Nous examinerons plus tard si les monnaies de cuivre saucé semblables appartiennent à la même classe. Du reste^il ne faut pas confondre ces grosses pièces d'argent, appartenant sans aucun doute à la monnaie courante de rKmpire, avec celles des provinces auxquelles elles sont ordinairement méié«'s dans les catalogues. Cf. supra, p. 27 et note 1.
(!) Eckhel, Doct. num, vei., t. Yll, p. 220, où l'année a aussi été fixée.
(2) Le poids de ces monnaies de Caracalla, d'après MM. Akerman et de Raucli,est : 5p',31 (=82): 5r,25(=8l); 5«M2 (=10); 5«%11 ; 4«',93; 4f',86 (=75) ; 4«',73. Borghesi a trouvé pour vingt pièces bien conservées 99«',8 en tout, ce qui donne un poids moyen de 5 grammes. Nous avions d'abord adopté l*avU de MM. PInder et Friedlànder (Beitrâge zurSli. Mûnzkunde, I, p. 24) prenant pour poids normal l/CO de livre = 5b'",45; mais nous manquons pour cela de preuves suffisantes; car il n'y a aucun rapport nécessalie à cbercher entre cette ancienne sorte de monnaie et les pièces de 1/60 de livre du iv* siècle; le poids effectif, principalement quand il s'agit de pièces de billon, ne suffit pas pour en déterminer avec certitude le poids normal, d'autant moins que ces pièces de Caracalla pourraient aussi être évaluées à un poids normal de 1/64 do livre = S»', 12.
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et 4.
MONNAIES DiRGSUT DU III' SIÈCLE. 71
nom à'argenUus Àurelianuê on argenteus Ant<mmianu${\).
Cependant l'éaiission des deniers et des quinaires con- premi^ro ëmiision
tinua, Garacalla, Macrin, Élagabale ont frappé plus de ^',^*7,1.^X^
deniers que de nouvelles pièces. Sévère Alexandre et Maxi- ment aux de-
».A #• -Ê "I. ^ «>ii. nlcri et aux qni-
nain n ont même émis que des deniers. Sous Balbin et ^^ireg. Pupien au contraire et sous Gordien III, c'est Y Antoninianus qui devient la pièce principale. Depuis les deux Philippe père et fils jusqu'à Dioclétien,les quinaires sont très-rares, les deniers encore moins fréquents, sans que leur émission ait jamais été entièrement suspendue (2). Les noms de denarius et p, xxxvi «•* de Victor ialus conservent au m* siècle leur ancienne signification; à cette époque cependant, et par opposition kYÀnttminiamis sur lequel l'empereur porte la couronne, radiée et dont le module est plus large, le denier est souvent appelé argenteus minululus {i) . £n attendant, l'altération du métal avait pris, comme nous le montrerons tout à
{\) A r§enietis Antoninianus, dans un rescrit d*Aurélien (Vopiscus, Bonos,, XV), argenteus Auvelianus, dans un autre de Valérien (Vopisc, Probus, IV). On ne peut pas dire que cette pièce d'argent ait été nommée denarius.
(2) Les quinaires sont connus; tout rares qu'ils sont, on les rencontre dans tout le cours du \W siècle; un nombre con?iilérable dMiiédits ont été gravés sur deux planches dans la Rev. num. belge, série II, vol. IV, p. \ et suiv. — Borghcsi, dans une lettre qu'il nous a adressée, dit qu'à cette époque il existe encort' des deniers, reconnnissabics à la couronne de laurier et au module, et qu'il en possède lui-même un inédit de Trébonieit Galle avec la légende • SECVRITAS.AVGG., deux autres de Valérien et un de Gallicn. Dautres deniers de cette espèce sont décrits dans le Cat.d*Ennery (p. 358. n" 1754, nC5, Philippe père et Philippe His, et p. 359, n» 177», Herennius Étruscus).
(3) Argenteus Philippeus niinuiuius, dans des rescrits de Valérien fVopIf c, Aurelian,,\\ et XII). Sévère Alexandre réduisit le prix de la viande de bœuf et de porcdeSà 2ou lmm«fw/u*(Lampri(l.,Seu. ^/er.,XXIir. Même l'ancienne traduction latine de saint Épiphane {de Mensuris et Ponderihus^ sub fin.) désigne les 8Y)vdpia grecs, qui ici ne peuvent être que les anciens deniers frappés par Néron, et employés pour désigner un poids, par minuti denarii. Il est à observer que Vargenteus Philippeus minutulus n'est désigné ordinairement
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'2 GHAPITBE lil.
l'heure, de telles proportions queVargenieus, et particulièrement VAnloninianus, n'avaient plus que la valeur du cuivre.
KéformedMmoB- Dîoclétien recommença à frapper des pièces d'argent pur
^^11!"" "^^ ^^ ^^^2 grande quantité, mais de modules et de poids
tellement difiFérents, qu'il est difficile d'en déterminer la
Pibcw dan grand valcur. D'abord, ce sont des pièces de fort module de 1/4 dé livre (1) et d'autres pesant 1/JO ou plutôt 10/06 (2), V2â (3), 1/48 (4), enfin i/ôO de livre (5).
que 80U8 le nom de Philippeus. Or, nous avons vu que ce nom désigne la monnaie courante en général, non pas une monnaie parllcullère frappée par Tempereur Philippe (supra, p. 68, note 4). C'est à Philippe de Macédoine, père d'Alexandre, qu'il faut remonter pour trouver loriglne du mot PAi7i>peus. L'adjectif minutuius ne se rencontre jamais joint à VAntonimanus^ L'expression argenteolus (Schol. ad Juven., Sit. XIV, 291 : argentiolos sive nummos) semble avoir la même signiûcation. Dans Prisclen (deFig.num,, II, 10), le denier valant 3 scrupules s'appelle encore drachma sive argenteus. Par contre, les argentei nummi cenfeni, dnns Ammien Mnrcellln (XXIV. 3, 3) que Julien, en 363, promet à ses soldats, ne peuvent être que des siliquae; il paraît qu'Ammien a voulu éviter cette dernière expression comme peu classique; de même, il donne le nom û'aureus, et non celui de iolidus, à la pièce d'or.
(1) Le médaillon d'argent de Priscus Attahis (4C9-il6) au Musée Britannique pè^e 7?«%95 (—1203, Finlay, On Roman and Byzantine Money, p. 14). Le poids normal est de 81(%86.
(i) Maximien : 33k%6G (= \ once, 4 scrup. 13 gr., Gori, Mus. Fior., t. VI, p. 198). Le poids normal est de 32s%75 pour l/io de livre, de 3i>',ltpour 10/9G de livre.
(3) Valens : 13^4 (=254, Cat. d'Ennery, p. 310). — Magnence : 12«',9 (=244, Cat. d'Ennet^y,^. 309). — Constant I" : 12»',lG (=204,7, Pembroke, p.223). — Gallu8(?) : 12r,u (=228 gr., pièce endommagée. Revue num,, 1857, p. 407). Le poids normal est de 13«%G4 — Plusieurs pièces de cette espèce ont été trouvées avec des pièces d'or près de Trêves, en 1635. (Cbifllet, Anastasis Childerici régis, p. 285).
(4) Constantin le Grand: 6«'.20 ( VRzquei Queipo, t. 111, p. 461). La monnaie du mémo empereur avec VOTA ORBIS ET VRBIS, pesant 6«',62 et fort usée, qui se trouve au Cabinet de Berlin, semble également appartenir à la même classe. Le poidâ normal est de 6«',82.
(5) L'existence de ces sortes de pièces résulte de l'ordonnance de 38S
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MONNAIES d'argent DU III* SIÈCLE. 7S
D'après ce qu'en disent les auteurs contempondns et en raison du petit nombre qui nous en reste, il est permis de supposer qu'elles n'ont été frappées que dans des circonstances particulières pour être distribuées à l'occasion de quelques fêtes, et, si elles ont circulé comme monnaies, elles ne peuvent avoir eu qu une influence très-minime ou plutôt nulle sur l'état général des finances de l'Empire. En 884, Théodose I** et Valentinien II défendirent à ceux qui donnaient des jeux publics de distribuer aux spectateurs des pièces pesant plus de 1/60 de livre (1) , et, en effet, on ne voit plus guère de grandes pièces d'argent à dater de cette époque.
Les pièces d'argent de petit module et d'un usage plus ^^mSuiewu.Diô' général méritent plus d'attention. Elles appartiennent à ÎMc^euwjû" deux systèmes distincts. Les unes peuvent être considérées ^° ^**"''"' comme le renouvellement des deniers et des quinaires du système adopté par Néron, pesant Yge^t*/,,, de livre. Dioclétien et ses collègues adoptèrent ce système au plus tard en 292 (2) ; ils ont émis beaucoup de deniers et peu de P'. xxxvii,
{Cod. Theod., XV, 9, 1). Le rare médaillon d'argent de Constant l*' avec le chiffre LX appartient sans doute à celte clause (Pinder et Friedlinder, Beitrâge zur ait, Mûnzkunde, l, p. 33); on peut citer encore parmi les pièces peéées par M. Vasques Queipo (t. III, p. 4S2 et sulv.) celles de Constant de ^,\b et de S^^^IS^ de Constance II de b*%Zb, fie Julien de &^,35» de Magnus llaximus de S^^^SS, enfin celle de Priscus Âttalus de ^,it (r=81 1/4, Pinkerlon, Essay on Mtdals, 1. 1, p. 175), du Musée Hunter. Le poids normhl est de &s%4&.
(I) Cod. Theod.^ XV, 9, I.
(9) On trouve ces sortes de monnaies d'argent à TelDgie de Dloclétlen avec CONSVL.IH1.P.P.PROCOS; elles ont été frappées entre les années 290 et 292. Il y en a aussi de Carausius émises entre les années 287 et 293. Ainsi la nouvelle émission des monnaies d'argent n'a aucun rapport avec la transformai ion de celles de cuivre, entre les années 296 et 801 (tn/hi, p. 97 et note 1); on ne doit donc pas être surpris de rencontrer des monnaies d'argent dans des dépôts qui ne contenaient que des monnaies de cuivre de l'ancien svstème.
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7& CHAPITRI Itl.
quinaires (1). Le poids normal de ces deniers est de 96 à la livre (= 8«',âl) ; ceci est positif, puisque un grand nombre de ces pièces, surtout celles aux effigies de Dioclétien et de ses collègues, quelques-unes à Teffigie de Constantin le Grand, sont marquées du chiffre XCVI (2). Leur poids effectif ne s'accorde avec cette indication que lorsque Ton en prend la moyenne, et non quand on pèse les pièces les plus fortes (S), ce qui vient, sans aucun doute , de ce que les pièces d'argent , comme le solidus d'or de Constantin, ne s'acceptaient léga-
(1) Le tableau des poids dans VAnnexe X fournit seulement trois quinaires de l'époque de Dioclétien, tous de Constance Chlore. On en a d'autres de Constantin ^--avrcVIRTVS MILITVM (1«',47, Berlin, Cdlect. Frledlânder; I»',45, Cabinet royal), de ConsUntin 11 avec VOTIS XXX MYLTISXXXX (1M6. Cabinet de Berlin). D'autres sont indiqués dans Feutrage de M. Vazquez Qneipo, t. Ul, p. 450 et suiv.
(2) Ce sont Cavedoni {Bulletin de Vlnsl, arch.y 1846, p. 197 et suiv.) el M. G. Sparkes (Nwm. Chron,, t. Xî, 1849, p. 119), qui ont les premiers donné l'explication exacte de ce chiiïro, démontrée ensuite à l'évidence par MM. Pinder et Friediftnder {BeiirUge zur ÙUeren Mûn%ktmde, I, p. 2i ).
[C'est au baron Marchant {Mélanges de numismatique et d'histmre, XX vu* lettre, Mciz. 1829) que revient l'honneur d'avoir le premier donné la véritable explication du chiffre XCVI gravé sur les deniers d'argent de Dioclétien et de ses collègues, à Tépoque de la tétrardiie. Foy. aussi mes Annotations aux Lettres du baron Marchant, Paris. 1851, p. 416 etsuiv.— Caveiloni {Bull.de Tlnst. arch., 1863, p. 219) a reconnu lui-même que le baron Mar<*hant avait lu premier expliqué d'une manière satisfaisante le chiffre XCVI. — Cf. W.H. Waddinston, Édit de Dioctétien, Paris, 18G4, p. 2, extr. du Voyage at^ch. en Grèce et en Asie Mineure, par Ph. Lcbai, Inscriptions, t. III, p. 14C]. J. W.
(3) Les pesées se trouvent à VAnnexe X. Les poids varient de 4«' à 2r,i on, si l'on ne tient compte que des pièces marquées du chiffre XCVI, de 4K'" à 2(^,7. On trouve aussi un nombre considérable de pièces surfrappées; sur 93 exemplaires, ^o varient de 4«' à a«%47, 52 de 3f%4a à ^,t\ de 2«',98 à 2»^40.
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MONNAIES D'ARffiNT UÛ lll' SIÈCLE 75
iement qu'au poids. Ces deniers, taillés sur le pied des deniers de Néron à Vge de livre, restèrent en usage jusqu'à la seconde moitié du iv» siècle (1). Les monnaies que Julien l'Apostat lit frapper, étant César (de 355 à' 860), et quelques-unes de celles qu'il fit frapper comme Auguste (2), sont encore de cette espèce, ainsi que la plupart de celles de Constance II, mort en 361 (8).
(!) Le tableau suivant des pesées faites par M. Vasques Queipo d*un certain nombre de pièces de 96 à la livre expliquera encore mieux ce fait :
Crispnsf3l7-3Î6). CoDsUntin I*** (mort
«n 337) (avec
FansU).. ....
GoDstantm H ( mort
eu 34U)
GoDslant (mort en
Magnence SnO-SSSj
(avec Dècencp).
Galins ,351-354).. .