‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 17 sur 232 · MONNAIES DK CUIVRE DEPUIS LE UI* SIÈCLE · texte numérisé non relu

MONNAIES DK CUIVRE DEPUIS LE UI* SIÈCLE

représente 1/12 desiliqua ou 1/288 de sou ou $oliduê (1); les noms de $exavou(x(A(ov et de 7:evTavou(jL(A(ov s'appliquent avec raison aux pièces marquées 10 et 6 (2). Enfin la pièce marquée 1 s'appelle denaritÂS ou nummus, même nummus auretis (3), en tant que, comme la $iliqua aurt, elle est considérée comme une partie divisionnaire de la pièce d'or. Les expressions nummi ierentiani^ nummi follerales que nous avons indiquées plus haut (supra^ p. 100, note 3 et p. 101) , semblent s'appliquer en général et sans distinction à toute la monnaie de cuivre ; c'est également à cette

car le cuiTre perdait^ étant changé contre de l*or. Au contraire, si l'on voulait entendre par le mot foilis la pièce marquée XX| le cuivre aurait été audessus du pair.

(1) Le plus ancien témoignage pour cette acception du mot nummus est, autant que nous le sachions, la glose odXXi; {supra, p. 84, note 2), où la siliqua est évaluée à 42 pièces désignées par le mot de nummus. De même, unescholiede \a Synopsis des Basiliques, I, 23, composée vers Tan 969(Labbaeus, Emend. in Synop^,, p. 68), évalue le kération à 12 folies ou 1/2 miliarense ; pu\9 les scholies sur Métrodore, citées par Saumaise {Annot. ad Lamprid., Elagab,, XXII), qui fixent le solidus à 288 folles; enfin les leges agrariae, rédigées probablement dans le viii* ou le ix* siècle (2, 1 , annexées à l'édition de Constantin Harmenopoulos, publiée par Heimbacb p. 836) et Oédrénus (t. I, p. 627 et 801), qui joint même les deux mots (ooXXeu; iliroi voù\x\jm). Quant aux monnaies, il Caut peut-être ranger ici la monnaie frappée à Alexandrie par Héraclius; à la marque de la valeur IB se trouve jointe, sur la pièce de deuxième module, celle de l'ancien foliis M (Stuart Poole, Num. Chron,, t. XVI, p. 118).

(2) Pinder et FriedSllnder, die 3iûnzen Justinians, p. 13, et Henri Estienne , sub verb. Acxavou(i^(ov et nevTavou(i{iCov. Il y a des monnaies de Justin II avec le chiffre I placé entre les lettres NM (Stuart Poole, Num. CAron., t. XVI, p. 115).

(3) Dans un acte (jChartula plen.), publié par Marini (Papiri diplom,, D* LXXX, col. II) on calcule ainsi : fieri simul in auro solidos quadraginla et quinque et siliquas vigiuti ires aureas nummos aureos sexaginta, et de même plus loin. Marini a mal compris ce texte; car 60 nummi aurei oe font pas 60 pièces d'or, mais 1/100 de solidus.

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monnaie que s'applique exclusivement, depuis le troisième siècle, l'expression pecunia (1).

(1) Cf. supra, p. 105, note 2. Laroprld., Sev, Alex., XXXIfl: Ntm^iMtiii aurum, nunquam argentum, vix pecuniam donavit. Dans la Notitia digni' inUtm or,^ c 12, occ., c 10^ et de même dans le Cod. Just., XII, 24, 7, on distingue les scrinia aureae massae (or en barres ou en lingots); scrinia auri ad responsum (or monnayé?) ; scrinium ah argento (argent en barres); «crtfittim a miliarensibus (argent monnayé) ; scrinium a pecuniis. Cf. également conflare pecunias {Co<L Theod., IX, 33, 1) et conflatores figurati aeris [Cod. Theod., IX, 21, 1. — Isidor., XVI, 18, 5 et supra, p. 15, note 2).

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