PROPORTION DES DIVERSES SORTES DE MONNAIES DANS LES TROUVAILLES
Enfouissements an troisième siècle.
Après avoir décrit le monnayage tel qu'il a été depuis le troisième siècle, il nous reste à examiner les résultats fournis par les dépôts, pour nous rendre compte dans quelles proportions circulait chacune des espèces de monnaie existant à cette époque.
Tandis que dans les deux premiers siècles For circulait lureté de ror aa en masse, l'argent dans une proportion moins grande, et que le cuivre ne se trouve pas dans les trésors enfouis alors, tout change dès le troisième siècle (1).
(I) Il ne faut pas perdre ce fait de vue pour bien juger des relations qui existent entre les diverses trouTailles. Un collecteur belge expérimenté, M. E. Joly (Rev. num. belge, 1. 111^ p. 42G)^ calcule que dans le Hainaut, contrée riche en trouvailles^ quatre cinquièmes des monnaies découvertes appartiennent à l'époque qui s'étend de Sévère Alexandre à Galiien. C'est parfaitement exact; mais, si Ton évalue les trouvailles selon leur véritable valeur^ il en résaltera une proportion toute différente. Il est évident que les troubles plus ou moins fréquents à une certaine époque exercent également une influence importante sur le nombre des enfouissements des monnaies; mais, dans ces provinces frontières, il ne régnait Jamais une tranquillité parfaite^ et c'est pour cette raison même que le nombre des trouvailles y est si considérable.
troUlèmt siècle.
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112 GHAPITEB IV,
Les trésors de pièces d'or sont rares, et nous ne pouvons citer que les suivants : celui de Samoëns, près Genève, qui ne contenait que douze monnaies : un Galba , un Vespasien, un Titus, une Didia Clara, un Trajan Dèce, un Valérien, un Gallien et cinq Aurélien (1) ; le trésor de Sceaux, (Loiret) enfoui sous Septime Sévère et Garacalla (supra^ p. 5/k) (2) , contenait, outre une grande quantité de pièces d'argent, neuf pièces d'or, un Vespasien, deux Antonin le Pieux, un Marc Aurèle, un Lucius Vérus, un Pertinax, un Sévère Alexandre, un Garacalla, une Plautille; celui du Veillon, enfoui sous Postume, renfermait une parure d'or et huit ou dix aureus d'Hadrien, Antonin le Pieux, Faustine mère, Lucius Vérus et Commode (3) -, celui de Saint- Genis, près Genève, contenait des pièces d'argent jusqu'à Gallien, avec une seule pièce d'or de Galba {à). La réunion fréquente de l'or et de l'argent dans le même trésor, le petit nombre des pièces d'or en proportion de celles d'argent, le fait que l'or n'a l'air de s'y trouver que par hasard, enOn, les réunions de pièces d'or de poids tout à fait différents, ce sont là des preuves de la décadence générale de la monnaie à cette époque et de la rareté des métaux précieux. Les anciennes pièces d'or du second siècle et même celles du premier continuaient donc à circuler, mais il est impossible de croire que l'on acceptait les nouvelles pièces sur le même pied et pour la même valeur, et il semble hors de doute qu'à cette époque déjà l'or n'était
(1) Soret, Mémoires de la Société ctHist. de Genève^ t. I^p. 2SS.
(2) Revue numism.^ 1852, p. 813.
(3} B. FilloD, Mémoire sur urte découoerte de monnaies faite en Vendée. Napoléon-VeDdée, 1857^ in-8*, p. 18; Revue num., 18&7, p. 64. (4) Soret, /. cit., p. 236.
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ENFOUISSEMENTS DE MONNAIES AD UV SIÈCLE. 113
reçu qu'au poids dans toutes les transactions commerciales (1).
On peut ajouter ici la mention de quelques autres trésors enfouis au troisième siècle.
1. Dépôt d'Harchies, canton de Quévauchamps (Hainaut) découvert en 1858, Il contenait 102 deniers d'argent aux eflSgies de Faustine mère, Septime Sévère, Julia Domna, Caracalla, Élagabale, Julia Maesa, Sévère Alexandre, Gordien III, Philippe père, Otacilia Severa, Philippe fils, Trajan Dèce, Herennia Etruscilla, Herennius Etruscus, Volusien, Émilien, Valérien, Mariniana, Gallien, Salonine et Salonin (2).
2. En 1862, des ouvriers occupés k réparer la route de Tubise à Virginal (Brabant) mirent k découvert un pot contenant environ 800 pièces romaines d*argent ou de billon, depuis Caracalla jusqu^à Gallien. Toutes ces pièces étaient du module de TAntoninianus (3).
3. Trésor de la forêt de Compiègne, trouvé en 1861. 11 contenait 1004 pièces d*argent, module du denier, 2 de Néron, 2 de Galba, 1 d'Othon, 1 de Vitellius, 33 de Vespasien, 5 de Titus, 6 de Domitien, 7 de Nerva, 62 de Trajan, 117 d'HadrleUt ^ de Sabine, 3 d'Aelius Caesar, 179 d*Antonin le Pieux, 73 de Faustine mère, 188 de Marc Aurèle, 83 de Faustine jeune, 37 de Lucius Yérus, 29 de Lucille, 133 de Commode, 19 de Crispine, 2 de Pertinax, 3 d'Albin, 7 de Septime Sévère, 1 de Julia Domna, 1 de Caracalla, 1 de Maximin, 1 de Gordien d'Afrique père (4).
(1) Un dépôt de 600 monnaies trouvé à Ettelbrûck dans le Grand-Duché de Luxemboarg a fourni 30 pièces de Gordien III, 45 de Philippe^ 13 de Trajan Dèce, 20 de Trébonien Galle et de Volutien, 2 d'Émilien^ 63 de ValérieD, 60 de Galllen, 350 de Postume. {Publitations de la Société orch, du JLuxembourg, t. XI, p. 114 et sulv.) Ce 8ont donc les mômes proportions oa à peu près que dans les trouvailles du Yelllon et de Saint-Gond (Marne).
(î) Dominique Van Miert, Notice sur une découverte de monnaies romaines à Harchies, Mons, 1S61 . — Bévue numism. belge, série III, t. VI, p. 1 44 .
(3) Revue numism. belge, série III, t. Vf, p. 520.
(4) Revue numism.^ 1863, p. 462.
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Hk cHAfiTiK tn
i. Le 20 mars 1863, ud cultivateur de la commune de Trétenèu^, près du village de Ville-Quinio en Bretagne, trouva dans un champ un vase de terre dans lequel étaient renfermées 3000 pièces qui, couvertes de vert-de-grîs, paraissaient être de cuivre. Il est probable que les plus anciennes étaient d'argent et les autres d« billon ou de cuivre saucé. La moitié au moins de ces monnaies partait Teffigie de Postume. On a reconnu dans les autres (toute» n*ont pas étér nettoyées) 2 de Sévère Alexandre, 9 de Gordien III, I de Philippe père, t de Trajan Dèce, 2 d'Uerennia Etruscilla, |
7 de Trébomen Galle, 2 de Tolusfen, 15 de Yalérîen, 1 de Mari* niana, 56 de Gallien, 22 de Salonine, 5 de Salonin, 38 de Postume, 1 de Lèlien, 9' de Victorin, 3 de Marins, 7 de Tétrfcus père, 1 de |
Tétricus fils, 29 de Claude le Gothique, 9 de Quintille» 12 d*Auré- '
lien» 4 de Tacite, 1 de Florfen, I de Probus (f). I
5. Dépôt de S^ay-rAbbaye (Ardennes). Ce dépÔf contenait 2,61^ I monnaies d'argent et de bîllon dont, 1 de Commode, 1 d'Albin,
415 de Septime* Sévère, 48 de Julia Domna, 135 de Caracallav 9 de Plautille,54 de Géta, 9 de Macrin, 62 d'Élagabale, 4 de Julia Pauht, 7 de Julia Soaemias, 20 de Julia Maesa, 78 de Sévère Alexandre, 19 de Xulia Hamaea, 44 de Maxlmln,. 1 de PauUne,
1 de Maxime, 6 de BaTbiir, 3 de Fupien, 686 de Gordien IIL, 486 de Philippe père, 99 d'Otacilia Severa, 89 de Philippe fils, 224 de Traja» Dèce, 81 d*H<ereniafa Etruscilla, 42 d'Herennius Etruscus, 13 d'Hostilien, 82 de Trébonien Galle, 54 de Yolusien,
2 d'Émilien, 15 de YaTérien, 1 de Hariniana, 24 de Gallien,. 6 de Salonine, 4 de Salonin, 8 restitutions attribuées k Gallien^ 80 pièces frustes non classées (2}.
6. Dépôt de Lutterworth, comté de Leicester^ découvert dan» l'été de 1869. On y a trouvé 254 monnaies de billon ou de cuivre saucé, savoir, 1 de Yolu8Îen,3 deValérieD,36 de Gallien, 1 de Salonine, 1 de Salonin, 37 de Postume, 126 de Yictorin, 1 de Marins, 6 de Tétricus père, 2 de Tétricus fils, 33 de Claude le Gothique, 7 de Quintille (3).
(1) Revue nutnism,, 1864, p. 150.
(2) Reoue numism,, 1865, p. 375.
(3) Nmnismatic Chronicle, new scrle», 1871, t. Xî, p. ICOetsuîr.
ENFOUISSBIIENTS DE MONNAIES AU lU* SIËGLE. 115
7. Trouvailles faites aux Fins d^Annecy en 1866, et sur lesquelles M. G. Yallier a donné des détails.
La première trouvaille faite dans un champ appartenant k M. Bonnetti a fourni 10,700 pièces d*argent, de billon et de bronze» savoir : 1 de Caracalla, 1 de Sévère Alexandre, 1 d*Herennius Etruscus, 1 de Trébonien Galle, 20 de Yalérien, 1 de Mariniana, 2408 de Gallien, 214 de Salonine^ 5 de Salonin, 52 de Postume, 686 de Victorin, 1 de Marins^ 2938 de Tétricus père, 13t8 de Tétricus fils, 1 de Quîétus, 2677 de Claude le Gothique, 112 de Quintille, 62 d'Aurélien, 1 de Séverine, 1 de Tacite, 1 de Florîen, 5 de Probus, 193 pièces frustes ou non classées. Cette masse de 10,700 monnaies se. décompose en trois pièces d*argent, 221 de billon, et 10,476 de bronze saucé ou non saucé (1).
La seconde trouvaille des Fins d^Annecy eut lieu quelques mois après et dans le même champ, à deux ou trois mètres de distance du premier enfouissement. Cette seconde trouvaille a fourni environ 4,000 pièces. Toutes ces monnaies appartenaient k Yalérien et aux empereurs suivants jusqu*k Aurélien. On ne dit pas si, parmi les monnaies de bronze, il y avait des pièces de billon ou de cuivre saucé (2).
(1) Revue Savoisienne, journal publié par la Société Florimontane, Adnecy. S* anoée^ n* 9, 36 septembre 1867. — M. G. Yallier signale dans ce dépM deox pièces romaines à l'effigie de Tétricus père, portant au revers le type de Pallas armée et accompagnée 4e la légende COMITI P... Bl AVG. (Comiti Probi Aug.), — Les 10,700 monnaies aTaient été renfermées en partie dans un vase de terre grossière dont on ne retrouva que la partie inférieure ; à cété il y avait un autre vase de cuivre étamé avec un couvercle^ et ce second vase était également rempli de monnaies. Les revers qui tous sont décrits par M. Yallier étaient très-variés pour toutes les pièces qui se sont rencontrées en grand nombre dans cette trouvaille. La pièce de GaraetiU portait VENVS FELIX, celle de Sévère Alexandre, ANNONA AVG., Herennius Etruscus, PIETAS AYGG., Trébonien Galle, FAX AETERNA, Mariniana, CONSECRATIO, Quiétus, AEQVITAS AYGG., Séverine, VENVS FELIX, Tacite, VIRTVS AVG., Rorien, CLEMENTIA TEMF.
(2) Lé nouveau trésor des Fins d* Annecy, lettre à M. Louis Revon, con^ servëteur de la bibliothèque et du musée d'Annecy, par Gustave Yallier.
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116 CflAPITRE lY.
8. On a signalé aussi la découverte de monnaies romaines dans les pays du Nord. 11 paraît que presque tous les dépôts déterrés dans ces pays ne renferment que des monnaies antérieures à la fin du deuxième siècle; le petit dépôt de Bagsvard fait seuï exception (i)* L'altération du titre, comme le fait observer M. Burma» Becker, l'auteur de cette note, altération qui commence sous Septime Sévère, explique assez la défaveur que devait éprouver la circulation des monnaies romaines hors des limites de TËmpire (2).
9. En Suède, dans la province de Scanie, à un endroit nommé Hagestadsborg, on a trouvé un dépôt de 550 deniers d'argent, savoir : 2 de Néron, 1 de Yespasien, 2 de Domitien, 1 de Nerva, 28 de Trajan, 29 d*Hadrien, 6 de Sabine, quelques-uns d'Aelius César, 250 d*Antonin le Pfeux, 50 de Marc Âurèle, quelques-uns de Lucius Yérus^ 90 des deux Faustine, il de LucQle, 50 de Commode, 7 de Crispine, 8 de Septime Sévère (période comprise entre les années 54 et 211 après J.-C). On ajoute que c'est la trouvaUle la plus riche qui ait été faite jusqu'à ce jour dans les pays du Nord (3). J. W.
Annecy» 1871, in-8«, 18 pages. — Cf. Revue numism. belge, série Y» t. lY, p. 131.
(1) Yoir le tableaa et influa, p. 122.
(2) Revue numism. belge, série Y, t. III, p. 101.
(3) Revue numism. belge, /. cit., p. 33S.
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fc d'ex, d'ex.
Px.
Ir.dVx fc.d'ex
t/lron.
r s CEIFOUISSEMENTS DE MONNAIES AU III* SIÈCLE. 117
^ NOTES DU TABLEAU PRÉCÉDENT
(i) Antiquaritk Tidskrift, Copcnhagae^ 1S49, p. 132.
(2) Revue num. beige, l'* série, t. III, p. 94.
(3) Jahrbûeher des Vereint von Alterthumtfr, im Hheinlande, X, p. 7. X. (4) Daniel Meyer, Verzeichniss rGm, Kaizermûnxen^ welche bei Widenhub.
-gefunden worden smd. St. Gali, 1831, in-4%80 pages. Il ne s'ebt trouvé dans
te àép6i que trois revers de Valërlen cl de GalUen : SALVS AVGG. —
VICTORIA AVGG. — SALONINA AVG- avecVENVS FELIX; 41 D'y avait pas une seule pièce d'bmilien. Lps monnaies recueillies à Widenhob semblent ne pas dépasser l*époqae où le billon est remplacé par le cuivre saucé^ de sorte que la date de Tenfouissement ne peut pas être iliée avec certitude. La monnaie de consécration d'Auguste (Eckhel, i)oct. num, vet.y t. VIII, p. 469) a été comptée avec celles de Gallien. M. Mejer avait dit qu'il s'y était paiement trouvé uie monnaie grecque à t*efûgie de Géta ; mais cette assertion est Inexacte, d'après ce qu'assura ' ' "'t M. le professeur Vischer de B&le.
(6) C'est M"* Mertens-Schaafbausen qui , ayant acquis ce trésor dé« •cuatert en 1848, m'en a envoyé la liste faite par elle-même. Les
c monnaies de Yalérien père portent les légendes VICTORIA AVGG.
(deox exempl.) et VIRTVS AVGG., celles de Valérlen flli, lOVI
(. CRESCENTI, celles de GaUlen. VICT. GERMANICA. Une mon-
[ . . nale de consécration de Trajao a été comptée avec celles de Gallien.
^' W Maximin avec VICT. GERMANICA, poids 1^,88.
(7) f^' ««"»• àelge,, l** série, 1. 1, p. 337. [. (8) Hev. num,f 1843, p. 81.
à'f"^ (9) Cette trouvaille a été très-bien décrite par M. E. Joly, dans la Rev.
li'ex nu,,!, ifeige, \f série, t. III, p. 420 et suiv.
(10) Cbarvet, Rev, num., 1860. p. 163. Dans ce dépôt, se trouvaient de grandes et de petites pièces d argent, c'est-à-dire des Antonlnlanus et dos deniers de Julia Domna, Macrin, Èlagabale, Balbin, Pupien, Gordien III. An nombre des monnaies de Gallien, 11 y avait 21 monnaies de restitution, depuis Auguste jusqu'à Sévère Alexandre. Sur les 2,700 monnaies de Postume, il n'y avait que dix revers dilTérents; aucune de ces pièces n*était postérieure au second consulat de Postume.
(11) Rev, numism,, 1844, p. 163.
(12) Rev.num, belge, 1" série, t. III, p. 271. U pièce attribuée à Antonio le Pieux est un Antonlnlanus de Caracalla.
(18) Ren. nwnism., 1859, p. 80. On y a trouvé en même temps des monnaies de cuivre (»ans doute des sesterces) de Trajan, Hadrien, Antoninle Menx, Marc Anrèle, des deux Faustine et de Sévère Alexandre.
(14) Décrites en partie par M. CharTet {Rev, numitm,, 1856, p. 295et sulv.) et d'une manière plus déUillée par M. B. Fillon (Mémoire cité plus haut, p. 112, note 3. Cf. Rev, numism., i857, p. 65 et suiv.; c'est à M. L. Renier que je dois la comuiunlcation du mémoire de M. Fillon, tiré seulement a 60 exemplaires). Les descripUons qui ont été faites de ce trésor ne permet, lent pas de distinguer les diverses espèces, trouvées en plusieurs petitâ tas. D'ailleurs, ce n'est qu'environ le tiers de ce trésor qui a été décrit et examiné avec soin.
(15) Rev. numism., 1840, p. 375.
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(16) Cavedoni^ Appendice al Saggio {vi commeDoemeiit).
(17) Ëd. de la Grange^ Notice sur 196 médailies dor. Paris, 1834, p. 5. (181 Soret^ Mémoires de la Société d'histoire delGenève,i. I, p. 237.Trou-
Tées dans an Tase de cofyre.
(19) Rev, numism.f 1858^ p. 275.
(20) B. Fillon dans son mémoire (p. 26) cité supra^ p. 112, note 3. Cinq sixièmes de tontes les pièces éUient de CUnde le Gothique et de Tétricus.
(21) Akerman, Num. Chronicle, t. IX, p. 130 (tiré de la Revue de Rouen). Trouvées dans un Tase de terre recouTert d'une tulle.
(22) Cavedoni, Buil. de Vlnsty arch., 1884, p. 66. Les monnaies d'Anréllen sont àflenr de coin et donnent les légendes : GENIVS ILLVR- — ORIENS AVG. —PANNONIÂE; ce sont les plus anciennes decct empereur, et elles datent de l'année 270.
(23) Akerman^ Num. Joum., 1. 1, p. 132. TrouTées dans un vase de terre.
(24) Akerman, Num, Chronicle^ U I, p. 259. Les deux revers d'Aaré« lien portent PROVIDENT. AVG. et SECVRITAVG-
(25) De Jnlia Mamaea^ avec le revers^ qui ne lui appartient pas, de Sévère
Alexandre, F* M* TR* P*ll COS* P*Pm c*est probablement une pièce fourrée.
(26) Akerman, Num. Chronicle, t. Y, p. 157; Proceedings, p. 44. Les monnaies d'Aoréiien portent le nom de ce prince, mais on y voit encore Tefflgie de Claude.
(27) Examinées par moi-même. Les monnaies d'Anrélien portent au revers les légendes : CONCORDIA AVGG- et VIRTVS AVG.
(28) Rev. mimtm.,]8S7. p. 141. On y désigne comme àillon gris ou blanc 42 pièces de Valérien et de Salonin, 271 de Gallien et de Saionine, 32 de Postnme, 6 de Victorin, 1 deMarius, 1 de Tétricus, 12 de Claude le Gothique, 1 d'Anrélien ; ensuite, comme rosette ou cuivre pur, 29 pièces de Gallien, 7 de Postume, 130 de Victorin, I de Marins, 18,100 de Tétricus, 60 de Claude le Gothique, le reste comme brome ou billwi brwu
(29) Rev. num.^ 1838, p. 296. Une monnaie de consécration de Septime Sévère est comptée an nombre des pièces de Gallien.
(30) Rev. ntim., 1858, p. 435. C'est la seule trouvaille qui n'a fourni que des monnaies d'un seul empereur.
(31) Akerman, Num. Chronicle, t. VIT, p. 192; Proceedings, p. 18.
(32) Soret, Mémoires de la Société d'hist. de Genève, 1. 1, p. 239.
(33J Revue arch., 3* année, 1846-1847, p. 532. De plus, il s'est trouvé dans ce dépôt 8 pièces d'argent de Carausius.
(34) Akerman, Num. Chronicle, t. Vil, p. 193; Proceedings, t VIH, p. 4.
(35) Les détails de cette découverte, faite en 1852. ont été empruntés aux feuilles locales du Tessin. Il n'est pas bien sûr qull s'y soit trouvé des pièces de Pescennius Niger et de Macrln. Les monnaies qu'on prétend être
de l'époqne de ConstanUn sont ceUes avec VIRTVS PROBI AVG-
Les pièces de DiocléUen portent les légendes, lOVI CONSERVAT.»
celles de Maximien Hercule, HERCVLI CONSERVAT-
(36) Rev. num., 1857, p. 204. On y a trouvé aussi quelques bijoux d'or.
J37) Seidl, Chronik, t. I, p. 33. Ce trésor, qui a malheureusement très-insufO^amment décrit, renfermait en outre quatre monnaies d'argent do Caracalla et de Constance Chlore.
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EI^FOUISSEMENTS DE MONNAIES AD UI* SIÈCLE. llO
Ce tableau indique la masse considérable de pièces d'ar- (jr„a.qot«ut<d* gentet surtout de cuivre saucé que l'on trouve dans les biiion^d«ciaenfouissemeots de cette époque. Les deux découvertes de Montroeul-sur- Haine et du Veillon sont les plus remarquables^ parce que les différentes sortes de monnaies qu'elles contenaient étaient réunies et divisées en groupes. A Montroeul, qvaire vases de terre grise, évidemment enfouis ensemble, furent trouvés à peu de distance les uns des autres. Le premier contenait six cents deniers, dont sept du second siècle; le reste était du troisième jusqu'à Gordien III (1) ; le second contenadt quatorse cents et le troisième six cents Antoninianus de billon jusqu'à Volusien (2) ; le quatrième quatre cents sesterces du second siècle. Il n'y avait ni or, ni Antoninianus de cuivre saucé. Au Veillon, sous une voûte de l"',^ de long sur 1 mètre de large et 0",ô6 de baut, et qui faisait probablement partie des substructions d'une villa romaine, on trouva
(1) V. ioly remarque expresséintiit que toutes les pièces renfermées dans le TBse étalent d*nn pins petit module, et que, sur toutes^ L'effigie impériale portait la couronne de laurier.
(2) On tira de ces yases 1430 et 607 pièces, formant un total de 2037 monnaies; mais 11 est éfident que les sommes dans ces rases étalent aussi rondes que dans les deux autres, et que les 37 pièces des trois derniers em* pereors (Il de Valérlen, 2i de Galllen, S de Postume), sans doute des Antoninianus de cuivre saucë^ n'avaient été ajoutées au reste que par hasard, bien qu'il soit à supposer que celui qui a enfoui le trésor l'ait fait lui-même. iwes personnes qui ont découvert ce trésor soutenaient qu'elles avalent trouvé des monnaies de GalUen et de Postume dans chacun des deux vases. Ces deux vases semblent, en effet, avoir contenu la même espèce de monnaies ; les pièces en sont, selon M. Ioly, presque tontes (probablement toutes, à l'exoeption de ces 37 pièces) d'un grand module, et les tétcs portent la couronne radiée. C'est un signe caractéristique que l'absence des monnaies de Sévère Alexandre et de Maxlmln, qui n'ont pas frappé d'AntonInianus, mais seulement des deniers.
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120 CHAPlTftE ir.
dans un vase de bronze, richement orné, huit à dix pièces d'or {supra p. 112 et note 3J avec une parure en or ; un vase de bronze plus simple contenait au plus cinq ou six cenfs deniers d'argent, dont le plus ancien était un denier de Néron et les plus récents de la première moitié du règne de Septime Sévère. Les pièces antérieures à Trajan étaient toutes usées; enfin on trouva à côté plusieurs tas de pièces du troisième siècle, qui avaient été originairement renfermées dans des sacs. Les deniers du troisième siëclO) les Antoninianus de billon et surtout les Antoninianus de cuivre saucé y étaient en très-grande quantité ; les plus récents, frappés en 26i, indiquent la date de cet enfouissement (1) ; il n'a pas été possible de classer ces pièces par espèces (2). En tout, on compta environ de vingt-cinq à trente mille pièces d'argent ou de cuivre saucé du troisième siècle, dont vingt mille de Postume; il y avsût parmi ces pièces quelques sesterces, mais en petit nombre.
Le trésor de Sampuy, qui date à peu près du même temps, est de même nature. Il contenait cent pièces d'or dans une urne, un grand nombre de sesterces (3) et au
(1) Il 06 t*y est trouvé auenne pièce ni de Postome avec Vindication da quatrième consulat, ni de Vlctorln ; les petites pièces de cuivre sauoë des
. dernières années de Gallien ne s'y sont rencontrées de même qu'en bien petit nombre.
(2) M. Flllon remarque {Mémoire cité^ p. 24) que parmi les deniers postérieurs à Septime Sévère on avait également trouvé environ cinquante pièces à l'efflgie de cet empereur : //* étaient placés, ditil, en un petit monceau avec et autres d'une date un peu postérieure i puis venait ensuite le reste des monnaies, également divisées par tas, selon leur titre respectif, de façon à ce qu*on pût aisément en supputer la valeur. Mais il ne faut pas oublier que ces notices ont été communiquées par des gens Ignorants^ et rectifiées ensuite par des savants.
(3) Il est probable que ces monnaies d'or et de cuivre ont autrefois ap-
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