‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 20 sur 232 · ENFOUISSEMENTS DB MONNAIES AU III* SIÈCLE · texte numérisé non relu

ENFOUISSEMENTS DB MONNAIES AU III* SIÈCLE

circulaient en très-grande quantité. Quoi qu'en aient dit quelques historiens, rien ne prouve qu'Aurélien ait retiré de la cifculation, pour les remplacer par des monnaies meilleures, les pièces de mauvais aloi émises par Claude le Gothique et ses autres prédécesseurs (supra^ p. 06 et 97, note 2), car on trouve encore des Ântoninianus de Claude le Gothique dans les enfouissements contemporains et postérieurs à Aurélien.

A cette époque, la monnaie de cuivre commença aussi à être enfouie par grandes quantités et même à passer audelà des frontières de l'Empire. Nous avons réuni dans le tableau suivant le résultat des trouvailles de sesterces qui sont venues à notre connaissance (1).

ee prince de retirer de la circoUUon les nombreoBes piècet à l'effigie de son prédécesseor Postame. Au Fins d'Ànneqr (supra, p. 115), 52 pièoeB de Po»^ tame se sont trooTëes avec 686 de Victoria]. J. W.

(1) [Je n'ai i^ooté ancnn nonveaa renseignement au tableaa dressé par M. Mommsen. Il est souvent très-difflcile de disUnguer dans les description» de trouTailleSy quand ils'agit de monnaies de brome, de quel modale sont les pièces^ à cause de Flnsufflsance des détails].

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ENFOUISSEMENTS DE MONNAIES AU III* Sll-.GLE. 127

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128 nrApiTHE jv.

infbDiiAHïieiiii dei La plupart des enfouissements de sesterces datent delà bdqh ci «^n- gg^Q^jg moUîé du troisième siècle; il ne faut pas oublier que rémission de cette monnaie, devenue moins abondante ROusComraode (supra, p, 9'2J, futtrès-restreintc depuis Sévère Alexandre, et que par conséquent Tabsence de sesterces des empereurs qui lui succédèrent ne peut pas servir i fixer une époque chronologique; ainsi, les sesterces trouvés à Montroeul ne vont que jusqu'à Scptime Sévère, ceux trouvés àHuisseau, jusqu'à Sévère Alexandre, et cependant ces deux trésors, d'après les pièces de biJlonquis'ysont rencontrées, n*ont pas été enfouis avant Tannée 2ô8, Déjà, en 2()A, les sesterces étaient fort rares dans les Gaules, puisque le riche trésor du Veillon n'en contenait que cinq, dont deux (à bordure) avaient été montés en onieraents. Le trésor de sesterces de Barsnicken est le seul de cette espèce qui se soit trouvé en Allemagne ; i la même époque, sous Gallien ou peu après, la monnaie provinciale de cuivre était également enfouie en grande quantité dans VAsie Mineure.

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KrifonisBcmeDlA de UipoquA postëtletirc au irojal^roe siècle.

La numismatique ne peut guère gagner à la description des dépôts dans lesquels ont ùté enfouies des pièces d*or sous Constantin et ses successeurs ; le solidus byzantin est alors évidemment devenu la monnaie universelle. « l,a « pièce d'or romaine (« Mo^Aw^tît), dit Cosmas, voyageur

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WFOCISSEMENTS POSTÉRIEUBS AU III' SIÈCLE. '129

te qaiparcoHrut les Indes sous le règne de Justinîen (1), « sert au commerce de tous les peuples ; elle est reçue en M tous lieux, d'une extrémité à rautrt du globe; tous les « peuples l'admirent parce qu'aucun autre empire n'en a a de pareille. » En effet, le sou d'or se trouve partout ; on le rencontre en remarquable quantité chez les Germains qui alors déjà se préparaient à envahir l'Empire romain (2), tandis que dans l'intérieur de l'Empire les enfouissements d'or sont beaucoup plus rares que dans le i"" et le u* siècle. Un trésor découvert à Trêves en 1635, mais qui n'a pas été décrit avec soin, contenait un grand nombre de pièces d'or et d'argent de l'époque de Constantin et entre autres plusieurs médaillons des empereurs Cons-

ul) II, p. 148, éd. Mootfaaeou. Dans dd autre rédt (XI, p. S^a), où il meiitiODDe le cours de la monnaie d or romaine dans l'Ile de Taprobane, l'nuleur ajoute qu'on choisissait les meilleures pièces pour rclportaiion, toutOtot vàpixXcxtèvpQxcopoôviv iim.— La loi qui défend de pa^er les marchandises de» fiarbares a?ec de l'or, et qui ordonne plutôt 4'eo Urer, ^uhtiii ingemo, le plus d'or possible {Cod, JusU, IV, 64, %), n'est probablement autre chose qu'une mesure de police et d'économie politique dictée par la nécessité, mais qui <iertaiDement n*a JanMls été mtse i exécution.

(2) La double trooTalUe de lis monnaies d'or faite à Rlein-Tromp, prés de DrauQsberg, est très^remarquable. En 1822, on trouva 97 pièces (Voigt, Beitrûge xur Kunde Preustens, Kônifsbcrg, 1824, ln-8% t. VI, p. 412 et 8ulT.)> 43 autres pièces furent trouvées en 1837 {Communicaiion de M. ie professeur L. FriedlOnder. — Cf. Pinder, ^n^ Mùnzen^ p. XXIII, et Kruse, Ersier Bericht ùber die Ceniralsammlung vaterlûndisther Aîterihùmer, p. 49). Nous n'avons de catalogue spécial que pour la premièfe partie qui contenait des pièces Isolées de Gordien III (1 luée), Valenlinleii 1*' (i;. Vairons (1), Théodose I*' (1), et des pièces nombreuses d'Arcadius (9), llonoriiis (24 ; Constance III 1); Tbéodose II (39; Piacidie 6; lloiioria 2; Eudoxic I; . Polchérie 1 \ Jean 2), et Yaientiuien 111 (9). Les pièces d'or de Gordien IJI descendent Jusqu'à 4t',6 {Annexe V); par conséquefit, étant usées, elles b'accordent Meo avec ie poids du solidus. Cf. si^ra, p. OC.

lïO CHAPITRE IV.

tance II et Constant, pesant chacun environ i/ih de livre (1).

Argent. Lcs trouvdUes d'argent de cette époque se divisent en

deux catégories, contenant. Tune des deniers depuis MéroD jusqu'à DioGlétien, avec les Antoninkinus correspondants, et Tautre des miKarenma et des sitiquae. New em connaissons trois qui appartiennent à la première espèce : i* le trésor de Famar», enfoui entre ks années 306 et 308 ; 2* celui de Lengericii (près de Freren,. dans le Hanovre) de l'année 850«, &" cekâ de Toumay, Irouvé dans le tombeau du roi Ghildéric (mort en A81). 7r^9or de Famara. Le premier contenait des deniers d'argent antérieurs à Septime Sévère, et d'antre» de l'époque ée Diodétieii et de Constantin, renfermés dans cinq vase» de cuivre ; des Antoninianus et des deniers probablement postérieurs à Septîn» Sévère, dans quatre vases de terre ; malhevreusement le procès- verbal de cette importante découverte ne constate pas si dans la première division les anciens deniers étsûeni sépaiés de ceux de Tépoque de Dioclétien et de Constantin, on s'ils étdent réunis dans les mêmes ^^ases : tandis qu'il paraît positif que les deniers de billon du m* siècle n'étaient mêlés ni avec les anciens deniers, ni avec les plus récents de métal meflleuf; les Antoniriianus de billon devaient également être séparés des Antoninianus de cuivre saucé (2).

(1) Chifllet, Ànastasis ChUdericiregis,p. 385.

()) Quant à eette trouvaille Importante, et qui n'est malheureusement pas tombée entre des mains compétentes, c'est le Journal des Débats (2 et It octobre 1834 ; 15 et 18 Janvier 1835) qui semble nous en avoir donné les meilleurs détails; ce qui en est dit dans les Mémûires des cmiiquttwes de Fratwe, t. VII, p. LXXXIV, et dans les Lettres du baron Marchant, p. fît et sulv., nous semble mériter moins de connance. On trouvn en tout reuf vase»

ENTOUlBSEMENTS POSTÊlIfiUtS AU IIl* SIÈCLE. 131

Le trésor de Lengerich contenait, outre une riche parure Tr^r de uoced*or et dix sottS d'or de Tépoque de CoQStanUn qui n ont pas été décritSi deux sommes d'argent conservées séparément, savoir : 1* environ onze cents deniers depuis Trajan jusqu'au commencement du règne de Septime Sévère ; 2* environ soixante-dix pièces d'argent de 96 à la livre* de l'empereur Magnence, toutes au même type, avec un mé«daillon d'argent de Constance U et une coupe d'argent (1)«

remplis de moooiltt, 4ont einq de bronze avec 392€+2CS8+3377-f4765-f 3480=18200 et quatre de terre avee 1065+ 1028 + 1412 + 51 15=9&I5, total : 27715 moraates. Let vases de bronxe étalent placés dans deoi endroits séparés ; les trois premtors rentennalenC des monnaies d'argent depuis An- «uste Jusqu'à Constantis; les deux derniers contenaient un petit nombre de deniers de la République (d'après Marchant 7 à 8)^ puis des pièces d'argent des premiers ompereurs (par exemple d'Auguste et d*Ottion) et de Cotistantln la Grand. Les quatre ?aaei de terra furent déierrés ensemble. H est expressément dit que les monnaies qui s'y trouTaient renfermées étalent toutes d'un plus grand module, et avaient toutes la couronne radiée; on cite des pièces de Balbin et Pupien, Gordien 111, Philippe 1 et il, Otaeilia Severa, Trajan Dèce, Herenata Etrusdlla, Hosiilien, Trébonlen Galle, VolosieB et Carin. « Les or^enteus de la Hé^uMi^ue^ ajoute le baron Marchart, ceux de Jules César et d^Auyutte, ceux plus faibles en poidsy mais de ion titre, des 4ucee$ieurs des premiers empereurs ^ se trouvaient renfermés mtee les argen^ teus forts de Dioctétien^ Maximisn^ Constance I, Galère et Constantin César, I^auts^s vases conteitaient les orgenteus de ttas titre, depuis Septième Sévère, ewnulativement avec tes pièces d'un plus grand module, depuis Caraealla jusqu^au règne de Gallien. Les pièces saucées et cellee de bronze pur étaient séparées des deux premières séries. » On ne devra pas conclure de ces indications snperaclelles que les deniers de bilion et les Aiiloninianus debillon étalent mêlés et confondus ; ce qui est d'ailleurs coiitiedit par U témoignage exprès du meilleur rapport fait sur cette trouvai Ib». On a cherché le plus 'possible, dans ce qui a été dit plus haut, à concilier les diverses donn^fcs qu'on a pu recueillir. Les deniers de cette trouvaille, antérieurs à Néron, n'étalent certainement pas en grand nombre, et ne consistaient qu'en quelques pièces Isolées.

(t) Fr. Hahn, DerFund oon Lengerich, Hannover, 1854^ iQ-8*. Les mon« npies ont été examinées et reconnues par M. G. U Grotelend. Sur à peu

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