LES DIVERSES MANIÈRES DH COMPTER
monnayé, parce que le bronze de Dioclétien contenait (ou du moins aurait dû contenir) une certaine portion de zinc et d'argent. Nous ignorons la valeur intrinsèque de cet alliage, et nous ne savons pas non plus dans quelle proportion les pièces saucées de Dioclétien se rapprochaient par leur valeur intrinsèque de la monnaie qui avait une valeur réelle. Cétait dans le fond une monnaie d'appoint, ayant une véritable valeur, et ce qui le prouve, c'est la diminution successive de son module et de sa pureté relative sous Constantin et ses successeurs, qui peu à peu lui enlevèrent toute sa valeur métallique, ne lui laissant plus qu'une valeur nominale. Il n'est pas facile de déterminer la valeur relative de la monnaie de cuivre, vis-à-vis de la monnaie d'or, à cause de Tinstabilité des poids. Sous le règne de Justinien, dont les pièces marquées XL pèsent une once environ (<upra, p. 101, note 2), la proportion de l'or au cuivre, en négligeant les variations du cours, peut s'évaluer comme 1 : 86A. Sous Anastase et les rois ostrogoths, la pièce de àO pèse à peine la moitié et la proportion est environ de 1 : A32; la valeur métallique sous Justinieu était donc environ la moitié, et sous Anastase le quart de la valeur nominale. La valeur réglementaire ou effective que l'on peut attribuer à chacune des espèces, doit se calculer sur l'unité de compte et d'après la valeur du change; c'est ce qui nous reste à examiner.
Les diverses manières de compter.
Il y avait à cette époque bien des manières diverses de
compter; la livre d'ôr et la livre d'argent sont les deux
unités les plus communément employées, et nous n'avons
besoin de rien ajouter à ce que nous avons dit plus haut
PI. XL, n« lî.
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comi>tûp»rUTre suv ces poids et leiiF valeuF réciproque. Quant aa cuivre^ c'était seulement dans les livraisons de raétal au trésor iju'on le comptait par livre. Du temps de Constantin le Grand (et selon toute apparence, seulement sous son BûtirieE. règne) on compta par bourses. Cette dénomination a été diversement appliquée : il y eut la bourse d'or^ employée uniquement pour l'impôt sénatorial et qui, le plus souvent, • ne signifie pas autre chose que la livre d'or monnayé ou non
monnayé (1), La bourse chargent est estimée à 125 milia* rensia valant un huitième de la livre d*or ou neuf sous (2) . La bourse de cuivre comme poids pesait trois cents mines ou 31^ livres et demie; d'après la proportion de 1 : 120, elle valait mille anciens sesterces ou 250 deniers de Néron (3),
(t ) Bèsyi:hius de Sillet [h h glose ^tfkM- — Cf. Mùller, Fragm fiiti. Ortr^ corwm, t» IV, p. ÎM) définit l'impôt dea ^ODalcur», éiabW par Constantin (Zos1m.,i7T>^jUj 3B), QTi disant que, adon lea UoU cUâsc&, tl Tut payé 63 4 H 2 UvrM d'fïr. L'impôt lai-mémc Happdle /o//ï'i [Ilcsjch, et lo&ïtn^,/. /aatiw — Nov, MarcianifWUU, C!ip. ijS 4); maïs il est ëj^aJeinent question d^t/uaiîuot folUsy diiii follej! [Coci Theo(L,\i^ 2, 8. = 2 do Yàn 383^ VI, 4, 21^ Je Ttin 372), où Ton sembla avoir entendu par foilir lu livre d*on Cette dénaniiuulloJi eat i:ojiaervéo ici cammtï terme tei^htilq^ic ^ on a t^ommenc^ à IViripltiynr £io[TiTncï toutes iea di^slgnaUuDa ^emblahles âous le règne de Conslantlu \*\ I/édit de 3aslifjii?n (XI, cap. 2) prouve que les pièces tfor HorUlcpl de In monnaie dans deft bourses sur lesquelles éiait Indiqué le poids.
{1} Les IndicaLlona les plus exactes du calcul, d'après les Lour^oa d'ar* gent, ^e (rouvent danA les glosci» sourent cilées au mot çcJXï^lç, qù la valeur de 125 miJiareiisïat Je mlliaien^e évalué â 1 :^ de silique^ est supputée ^ 2tA i sJEiqu^a ou â D 5Dua (^oMi] S l siUque9, Si Voq prend le mlllarense pour h: de solldusr i2b iniJlaienîla font plnlol 2M j sitiques ou 8 soJidaa 22 ^ alJiqueï ; le prenant pour ,^ de la livre d'or» 125 miUarenaîa fotit 9 soMu? : ce qui cet la seule cvaiuatloD probable. L'Anooyme d'AlejEsadrie mejillonDo la bourse d^argenl {ftp. Gronov., d^ Pgc. De^, p* Z1\), et St» Épiphaue (iub lin ) y (ait au moins aJtusion, en mentioUDaut outre le pelU foliïs de cuivre ordln^Jire une bourse d'argeut : ^oXXt); ^ùo Xtnt^l nvtà
(3) C'wl ee que prouve i^e*ï'^"ifl"l ^^ \^^^^^ ou mot ipo'XXn citée idpflfl,
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