LES DIVERSES MANIÈRES DE COMPTER
ces faits sont confirmés par les chiffres qui se trouvent sur valeur deior les pièces d'argent de Justin I" et de Justinien I". La sUiqua JnSts. y porte le chiffre CN = 250; la dêmi-siliqua, tantôt le ^*'S«5,o,*,o^^' chiffre PKe = 125 ; tantôt le chilfre PK = 1 20 ; d'après les deux premières données, le $olidu$ aurait donc valu six mille unités, c'est-à-dire six mille deniers (1).
Les chiffres qui se trouvent sur les monnaies de cuivre chiirree {supra^ p. 101) se rapportent tous à la même petite unité; la lettre N pour indiquer le mot nummi se trouve même sur les pièces vandales (2).
La demi-siliqua, comme nous l'avons vu, est marquée tantôt 125, c'est-à-dire 1/48 du sou ou solidus de six mille deniers, ou bien 120, ce qui équivaut à trois pièces de cuivre de quarante deniers. Mais l'indication la plus exacte doit être la première ; car les deux principales pièces de cuivre de la série vandale ne portent pas les chiffres 40 et 20, mais bien les chiffres 42 et 21 ; évidemment la plus
Sâumalse (Confui, Cercoètii, p. d4) noas a donné quelqae doote au sujet de Topinion d'après laquelle Hésychins aurait pris le talent pour le solidus. Les auteurs ecclésiastiques emploient le mot (iovdk pour 6000 (Gronov., de Pec. vet., p.- 364}.
(1) Quant aux monnaies de Justinien 1", les pesées s'en accordent également bien avec la proportion de 2 : 1, indiquée par les chiffres : celles marquées CN pèsent 1»',37 (Cabinet de Berlin), 1«',34S, 0»',9, celles avec PKC 0>%62, celles avec PK 0<^63. Trois monnaies de Justin I" au Cabinet de Berlin, marquées CN, pèsent au contraire 0«',66, 0»',65, 0»',55, une autre avec PK pèse également 0>%65. MM. Pinder et Prledlànder (Mûnzen Justinians, p. 27) se sont laissé tromper par cette dernière anomalie, et \U ont repoussé l'Interprétation de ces letres, la plus simple et la plus naturelle, qui consiste à les prendre pour des chiffres marquant la valeur; mais ils ont tort sans doute. Car Targent était à cette époque de la menue monnaie d'appoint, et nous ne devons point nous étonner d'en rencontrer pendant quelque temps une fabrIcaUon fort irrégulière, mais passagère.
(2) Prledlànder, Mûnzen der Vandaien, pi. 1, p. 10 et 12.
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Pl^Cv S yindales.
Monnayago d'Alexandrie et d'Afilque.
grande pièce de cuivre valait 1/6 de siliqua ou 41 2/3 deniers, la pièce suivante valait 1/12 de siliqua ou 20 5/6 deniers, et l'on disait 42 et 21 ou 40 et 20 en chiffres ronds. Le /bZ/is de cuivre de Procope {supra^ p. 108, note 3) qui valait d'abord 1/210, plus tard 1/180 de solidus^ valait quarante deniers; la pièce de cuivre de 1/12 de siliqua, qui dans les gloses du temps de Justinien est appelée nummus et qui prend plus tard le nom de follis {supra^ p. 109, note 1), est la pièce de vingt deniers. Quant aux pièces marquées dix, cinq et un, on peut les expliquer de deux façons: ou bien elles représentaient la moitié, le quart et le vingtième de la pièce de vingt deniers, et valaient par conséquent 10 5/12, 5 5/24, 11/24 du denier^ ou bien elles représentaient le vingt-cinquième, le cinquantième et le deux-cent-cinquantième de la silique, ce qui revient à 10, 5, 1 deniers. La première explication semble préférable.
Les pièces vandales de cuivre marquées 12, 4 et 1 ne se rapportent ni aux autres pièces de cuivre de 1/144 et de 1/288 du solidus, ni à la siliqua ; elles appartenaient à un système particulier et représentaient le 1/500, 1/1500 et 1/6000 du sou ou solidus.
Les pièces marquées 30 sont rares ; on doit les considérer sans aucun doute comme le huitième de la siliqua, valant juste 31 1/4 deniers.
Celles de Thessalonique et de Ghersonesus marquées 16, 8 et 4 sont probablement des seizièmes, trente-deuxièmes et soixante- quatrièmes de siliqua, et peuvent être évaluées à 15 5/8, 7 13/16, 3 29/32 deniers.
Les chiffres marqués sur les pièces d'Alexandrie appartiennent à un système tout à fait différent; ils peuvent cependant s'expliquer avec assez de vraisemblance, en supposant que la principale pièce avec le chiffre 33 représente
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