‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 26 sur 232 · LES DIVERSES MANIÈUES DE COMPTER · texte numérisé non relu

LES DIVERSES MANIÈUES DE COMPTER

la même partie aliquote du sou que la pièce marquée iO dans les autres ateliers. En effet, dans tout le monnayage de cette époque, il y a une tendance marquée à établir une certaine égalité de valeur pour les principales pièces destinées à circuler en bourses {foUes) et par conséquent affectées à des payements considérables, tandis que les petites pièces, représentant la monnaie d'appoint proprement dite, varient suivant les localités. Ainsi, les Vandales frappaient le follis et le demi-follù semblables à ceux des Romains, et en même temps des pelites pièces tout à fait anormales et qui ne représentaient pas des divisions exactes des grandes. La même remarque s'applique aux pièces de Thessalonique et de Chersonesus avec cette différence que ATheswioniqne dans ces ateliers, le follis seul est frappé sur le modèle de la *"' chertoneeui. monnaie de l'Empire.

En Egypte, on en était venu ainsi probablment à frapper, ed Egypte. à côté d'une pièce principale de trente-trois unités, des pièces tout à fait anormales de 12, 6 et 3 unités. La pièce d'Alexandrie de 33 unités étant le I/IAA du sou, il en résulte q)ie sa valeur est de 33 1/3 unités, et le sou en vaudra alors 4800, ce qui est exactement le nombre de pièces de cuivre {chalcus), qui, d'après l'ancien système égyptien, était contenu dai>s la pièce d'or en usage dans le pays depuis des siècles. Les pièces marquées 12, 6, 8, 1 peuvent, comme nous l'avons vu au sujet des pièces des Vandales, être considérées comme des menues monnaies d'un usage purement local, valant 1/400, 1/800, 1/1600 et 1/4800 du sou.

Origine de ce Bjstème de compte.

L'origine de ce système qui divise le sou en six mille

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petites unités, est obscure. Le denier était devenu, sous Dioclétien déjà (supra, p. 106), la plus petite unité de compte, et il serait possible que la principale pièce de cuivre fût alors vis-à-vis de Taureus dans des rapports analogues à ceux qu'eut sous Justinien la pièce de cuivre marquée 40 vis-à-vis du sou d'or; mais il est certain que, si ces deux systèmes se ressemblent, ils ne sont pas identiques, car l'émission des bronzes de grand module n'a pas duré sans interruption depuis Dioclétien jusqu'à Justinien. Elle a été suspendue depuis l'année 395 jusque vers 477, époque à laquelle les anciens grands bronzes ont été démonétisés; ainsi la pièce de 40 de l'empereur Zenon ne peut pas être considérée comme une continuation de la pecunia majorina de Dioclétien. L'usage du payement en bourses ou sacs contenant un poids déterminé s' étant conservé, le nom de follis a été appliqué à l'une et à l'autre monnaie.

Le follis de Dioclétien était une pièce -de vingt et un deniers {suprùy p. 98j, et le denier de Dioclétien, quoique ne valant pas à beaucoup près 1/25 du sou, valait cependant beaucoup plus que 1/6,000 (supra, p. 106, note 2), enfin l'aureus de Dioclétien diffère considérablement du solidus ou sou d'or.

La première mention officielle qui soit faite du nouveau système, se trouve dans un décret de Valentinien III, de Tannée 445 {infra, p. 174); le sou y est évalué au cours de 7,000 ou 7,200 pièces désignées sous le nom de nummi, ce qui lui suppose une valeur nominale de six mille deniers ; puis une application du nouveau système se voit dans les pièces marquées 40, frappées par l'empereur Zenon vers 477.

Cependant l'évaluation du sou d'or à six mille deniers peut remonter plus haut. On serait assez tenté de Tattri-

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