‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 30 sur 232 · NOM DE LÀ COLONIE · texte numérisé non relu

NOM DE LÀ COLONIE

Ciora. .

Signia

* Veliirae (perd ses droits

▼ers 416)

Norba.

Ardea

Girccii

♦ Satricnm (soppr. 406 î).

Sntrinm

Setia

Nepete

Cales

♦ Fregellae (snppr. 629).

Laceria

Saessa Anrunca.

Fontiae..

Saticnla

loteramna Lirinas.

♦ Sera

Alba ,

Narnia

Carseoli :

Yenusia

Uatria. .

Cosa. . .

Paestnm.

Arimiaum..

Beneveotum.

Firmum. . .

Aeseraia. . . , Brandisiom.

Spoletiom.

Cremona. .

Flacentia..

Copia. . .

Yalentia. .

Bononia. .

Aqoileia. .

Yolsqnes.

id.

id.

id.

id. Ratales.

YoLsgoes.

id.

Étrarie.

Yplsqoes.

Etrarie.

Campanie.

Yolsqaes.

Apnlie.

Anmoces.

Ile sur U côle

des Yolsques.

Sanminin.

Yolsqnes.

id,

FaysdesMarses.

Ombrie.

Fays desÉques

Apnlie.

Picenum.

Campanie ?

Lncanie.

Galles.

Ssmninm. Plceonm.

Samninm.

Gilabre.

Ombrie.

Ganles.

Gaules.

Lncanie.

Bmttinm.

Gaules.

Gantes.

Pièces de 5 oumm. d'argent.

1/2 nnmmns de cniyre (t. 1, p. 259).

1/2 nnmmns d'argent (t. I, p. 255).

MONNAIES oni NOUS RESTENT.

Cuivre du système d'une livre à Tas (t. I, p. 185).

SUtère d'argent (t. I, p. 162). Monnaie d'appoint de cuivre (litres ?) (t. I, p. 165).

Cuivre des divers systèmes d'une livre, 4 onces cl 2 onces par as (t. I, p. 343 et suiv.).

Statère d'argent Monnaie d'appoint de cuivre (litres T) (t. I, p. 182 et 165).

Nnmmns et demi-nnmmus d'argent (t. 1, p, 255;.

Cuivre des systèmes d'mie livre, 4 onces, -2 onces, I once et I demHmoe par as (t. I, p. 349 et suiv.).

GniTie dn système de 14 onces par as.

Litres de cuivre?

SUtère d'argent, litres de cuivre? Cuivre du système semi-oncial.

GuiTre dn système de 14 onces par as. Petite monnaie de enivre.

Monnaie d'appoint de enivre (litres?) (t. T, p. 165).

Cniyre sur le pied de 14 onces par as.

Monnaie d'appoint de cuivre (litres ?; (t. I, p. 165>

Cnivre du système de 4 onces, de 1 once et d'une demi-once.

As et les divisions du système semi-onciaL As et ses divisions • •

COLONIES LAHlfES. 18S

NOTES DU TABLEAU PRÉCÉDENT

(1) Ce que rapporte Tite-Li?e (H, 16) que l'an 2âl deux colonies latines sos ar. j.-c. Pometia et Cora firent défeetion et passèrent aux Anruneea ((/uae coloniae iatinae Pometia et Cora ad Attruncos deficiutU)^ est le seul passage formel qui assure que ces deux villes ont été des colonies latines ; mais il est permis d'avoir quelques doutes au sujet de cette assertion, puisque^ dans une antre relation, qu'avec raison on peut regarder comme une rersion différente du même fait, les deux villes de Pometia et de Ck)ra paraissent comme des Tilles volsques (T. Ll?.^ 11,22. — Schwegler, R6m, Geschichte, t. II, p. 701 et suiv.). Cependant, du moins quant À Cora, il y a toute raison de croire que cette ville a été une colonie latine, et qu'elle a conservé les droits de colonie jusqu'à Tan 370, puisque Cora figure dans la S84 «t. j.-c. liste des villes confédérées latines qui a été close vers cette année (DIonys. Ualicarn., V, 61, passage où en tout cas il faut lire Kopavûv au lieu de Kd{.v(i>v.— Cf. Sebwegler, /. cii,, t. Il, p. Z26, et notre Hist. rom.,X. I, p. 32(», notet trad. fr., t. Il, p. 140). Son organisation communale est d'ailleurs rancieniie organisation latine (Orelll, n" 7022). Ainsi^ d'une part, cette ville a obtenu h une certaine époque le droit latln^ c'est une chose positive, et de l'autre, d'après sa situation, il est impossible de la regarder conune une ville originairement latine. De plus^ il y a des monnaies avec les légendes CORANO et KORANO, dont nous avons parié (t. I, p. 269), et qui, si elles appartiennent réellement à Cora, fournissent un témoignage éclatant en faveur de son indépendance qui aurait duré encore au v* siècle. Maintenant le nom de Cora ne figure pas dans la liste de l'an 545 ; le droit 309 av. j.-C. de cité romaine aurait donc été donné à la ville pas longtemps avant l'an 535, époque à laquelle nos renseignements redeviennent de nouveau un peu ^ig ^^^ j^, plus complets. Mais probablement le nom de Cora ne manque pas dans cette liste; car dans la première liste des douxe communes réfractaires (T. Liv., XXVLIy 9), on lit dans le manuscrit de Dnpuys (Bibl. nat., n* 5730), entre CarseoU et Suesea, le mot mutilé Co; dans la deuxième liste (T. Uv., XXIX, 15), le nom de la ville manque complètement Auparavant on lisait généralement Cora dans le premier passage, et Sora dans le second^ taudis que maintenant on Ut Sora dans l'un comme dans l'autre endroit, à tort, je crois; car, quant au fait en lui-même, les deux villes Cora et Sora ont également le droit de figurer dans la liste des colonies latines. Mon ami, M. Hertz, consulté par moi, m'a assuré que la tradition est plutôt en faveur de Cora que de Sgra. En tout cas, il ne faut avoir aucun doute sur le droit latin que possédait la ville de Cora.— Quant à Suessa Pometia.il n'y a que le passage déiè cUé de Tite*Live (H, 16) qui Indique sa qualité de co-

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iooie; mais il D*y a pas de raison de douter quant À Suessa^ en rapprochant 06 qui est dit de Cora. Il est yrai que la rille de Suessa a disparu de très-

503 «r. j. c. bonne heure, probablement déjà dans la guerre de 251 (T. Uv., Il, 17 et 25. -* Dionys.- Halicam., VI, 29. ^ Schwegler, /. cit.) ; et c'est pour cette raison qu'elle ne se trouTO pas dans le catalogue des villes confédérées la-

584*T. j.-c. tines de l'an 870 environ (wy. notre Hist, rom.y l. cit), et qu'elle n'est plus mentionnée plus tard.

(2) T. Lfv., Il, 21. 11 n'est pas certain que l'envoi d'une colonie à Segni, sons le règne de Tarquin le Superbe (T. Llv., I, 56; — Dionys. Hallcam., IV, 68) puisse être considéré comme un fait historique.

494 ar. J.-C. (3) La Ville de Velitrae avait été conqnise et colonisée en l'an 260 (T.

408 ar. J.-C. Liv., H, 80 et 31. — Oionys. Halicam., VI, 42 et 48). En 262, la colonie reçoit des renforts (T. Liv., Il, 84. — Dionys. Halicarn., VII, 13), et de

404 ar. J.-C. nouveau, en 350 (Diodor. Sicul., XIV, 84). Tite-Uve regarde Veiitrae comme une colonie romaine avec droit de cité (T. Liv., Tl, 18, 1 7 et 20 ; Vin, 8); mais il se trompe; la ville Jouissait plutôt du droit latin, ce qui est prouvé en quelque sorte par le foit que Tite-Live la met sur un pied d'égalité avec Circeii [voy. surtout ce que dit Tite-Live, VI, 17), ville qui, conmie on sait, avait été en possession du droit latin Jusqu'à la Guerre Sociale; ce que nous disons ici serait de plus prouvé par le fait que toutes les colonies de citoyens romains ont été avant le vi« siècle de Rome en même temps des colonies maritimes ; enfin on peut ajouter que la ville de Velitrae est nommée parmi les communes confédérées latines dans la liste qui a été composée

a84 ar. J.^. vers 870 (Dionys. Halicarn., Y, 61), et naturellement dans cette liste n'ont été indiquées que des colonies qui Jouissaient du droit latin {voy, notre 8930U88S ar.j.^. Hist. rom., 1 1, p. 821; trad. fr., l. II, p. 141). En 861 (Diodor. Sicul., XÏV, 102) ou en 871 (T. Liv., VI, 20} la ville de Velitrae sortit de la confédération romaine, et nous la trouvons unie aux ligues qui se déclarèrent contre Rome 367, 868, 840, 8 88 CD 887 (T. Llv., VI, 42), OU 896 (T. Liv., VII, 15), en 414-416 (T. Liv., VIÏI, ar. J.-C. s et 18), et en 416, elle eut particulièrement à soufflrir du châtiment sévère infligé aux villes coloniales qui avaient pris part à la révolte (T. Liv., VIII, 14). U sera permis de conclure de là que la commune perdit son droit de dté confédérée, sinon dans l'une ou l'autre de ces guerres, tout au moins en l'an 416, et qu'elle fut contrainte d'accepter le droit de cité inférieur [civitas sine iuffiragio. Cf. notre Hist rom.^ 1. 1, p. 881 ; tr. fr., t. Il, p. 155). L'emploi de la langue voisque et les Medices nommés dans l'inscription gravée sur bronze de Velitrae (A. Fabretti, Gloss. ital, n* 2786), s'expliqueraient de la même manière que la langue osque et la constitution communale de Capone pendant la période de son demi -droit de cité romaine.

(4) Tite-Live (11, 84) et Denys d'Hariicamasse (Vn, 13) font mention de la colonisation de cette ville. Norba se trouve encore nommée dans la liste des trente colonies (T. Liv., XXVIl, 9), si dans ce passage, au lieu de Norani,

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comme porte le manuscrit de Oupuys, il faut lire Traiment Norbani, et uon plutM Sarani. Cf. supra, note t, et infra, note 8.

(5) Diodor. Sicul.^XlV^ 102. — Cf. T. LW., YI, 21. On peut se demander si, à l'époque des roi», Rome a fondé une colonie à Circeir(Jtfo/i/e Circello)? (T. Uy., 1, 66.- Dlonys. Ballcarn., IV. 63.- Cf. T. Liy., Il, 39. - Dionys. Ualicam , Ylll, 14).

(6) La Tille de Satricum a été fondée en 369 (T. Li?., VI, 16; cf. ibid., «»« •^- J--C. 8). Puis, après avoir été détruite en 373 (T. Liv., VI, 22), elle fut réUblie «8t. 54S ar. j.-c. en 406 (T. Llv., Vil, 27). Après la catastrophe des Fourches Caudines en

434, cette ville embrassa le parti des Samnites (T. Liv., IX, 12) et fut re- 830 ar. j.-<:. conquise en 435 (T. Ut., IX, 16) ; ii est certain que Satricum a eu alors le sis ar. J.-C. droit de dlé romaine (T. Liv., IX, 16 ; XXVI, 33). Mais il résulte clairement de la liste des communes de la confédération latine, dans laquelle figure Satricum (voy, notre Hist. rom., t. I,p. 321; trad. fr., t. il, p. 141), que dans l'origine cette Tilie jouissait du droit latin. Il faut donc croire que soit à l'époque de son rétablissement en 400, soit plus tard, cette vilie a dû S48 av. j.-C. accepter forcément et de la même manière que Velitrae le droit de cité et probablement celui du degré inférieur, en place du droit latin. En 435 elle ti» «▼. J.-C. perdit même ce dernier privilège et fat entièrement détruite et abandonnée. Cf. notre Hisi, rom., 1. 1, p. 319; trad. fr., t. II, p. 138.

(7) Les monnaies romaines d'argent et de cuiTre, qui ont été frappées à Luceria, et qui portent la légende ROMA accompagnée de la lettre p, ne peuTent être citées ici, puisqu'il s'agit du droit de battre monnaie et que le signe accessoire V n'indique que le lieu et l'atelier où les Romains exerçaient ce droit

(8) Sera devint colonie l'an 451, selon Tite-Live (X, 1), assertion avec la- soa ar. j.-c. quelle s'accorde, du moins dans les points essentiels, Veiléius Patercuius

(I, 14). La mention de colons dans cette ville à une époque antérieure (T. Liv., IX, 23 et 24. — Diodor. Sicul., XIX. 72) indique une occupation temporaire. Du reste, le nom de Sera manque dans la liste des trente colonies de l'an 545, et il semble qu'on ne peut pas l'y introduire au moyeu 209 ar. j.-c. d'une correction, parce que le nombre total est déterminé et que l'omission de Cora ou de Norba dans cette liste impliquerait des difficultés encore plus grande».— 11 n'existe pas de monnaies de celte ville. Koy. 1. 1^ p. 359, note 1.

(9) Comme dans le pays des Marses, on a peut-être déjà pu faire usage

de l'alphabet latin avant Tan 451, la légende latine APBA ne démontre pas 103 ^^ j..c complètement que les monnaies sur lesquelles on trouve cette légende appartiennent à l'époque où Albe était colonie latine. Toutefois c'est probable, et d'autant plus que dans ritalie centrale on n'a commencé que *tard à frapper de l'argent, à Rome même l'an 485 (t. 11, p. 27 et 28), et que ^«9 av. j.-C. les monnaies tout i fait pareilles de Signia tombeut en tout cas dans la période où celte ville était colonie latine.

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(10) Il nous semble tout à fait Impossible d'attribacr les monnaies avec la légende HAT (et non H ATRI) à une colonie grecque , ce que K. 0. Mûilcr(Die Etrusker, 1. 1, p. 307) et Bœckh {Melr. Untersuch., p. 380 et sulv.) ont Touin felre. Pour s'en convaincre il ne faut que regarder Vaes grave dans son ensemble et considérer l'accord parfait de ces pièces avec celles d'Ariminum et des Vestini. — Il faut plutôt les placer dans la période où Hatria était une colonie latine; car on ne peut tirer aucune conclusion, quant à Tàge de ces pièces, du poids des as, et le style qui n'est pas du tout archaïque ainsi que l'usage constant des légendes doivent faire ranger res pièc^ parmi les plus récentes des monnaies de cuivre coulées (t. 1, p. 198). Il est vrai que la légende latine ne fournit pas un argument décisif, parce que la langue nationale disparut de bonne heure dans le Picenum, ce que prouvent entre autres les monnaies des Vestini; l'objection de Bœckh (/. ciY., p. 380), que Hatria étant colonie romaine aurait dû frapper ses monnaies d'après le poids romain, n'est point d'une valeur plus grande. Hatria était autonome, en sa qualité de colonie latine, et comme tout autre Ëtat elle peut avoir eu ses mesures et ses poids particuliers.

(U) Tite-Live {Epitom., XIV) et Velléius Paterculus (1, 14) fournissent des renseignements sur la fondation de la colonie de Cosa. On ne sait pas au juste dans quel endroit celte ville était située. D'après Tite-Live (XXVII, «0: et ûb altero mari Pontiani et Paestani et Cosant), il faudrait la chercher sur la côte occidentale de l'Italie; d'après cette donnée, on ne doit sans doute pas penser à la ville des Hsrpins, Compsa, qui était située bien avant dans l'intérieur des terres. On pourrait plutôt songer à la ville maritime de Cosa près d'Orbetello, dans l'Étrurie méridionale (Gori, Inscript. Etrusc.^ t. III, p. 169), mais Madvig {Opusc, t. I, p. 299) d'après Ruhnken a rejeté et avec raison cette Idée, d'abord parce que, dans le passage de Tite-Live, on trouve citées ensemble Cosa et Posidonia, ensuite parce que, vers Tan 273 ay. j.-c. *^'» f^ouie n'a pas agrandi son territoire du côté de l'Étrurie, mais au contraire a étendu ses conquêtes dans l'Ita'ie méridionale. D'antres ont pensé au fleuve Kdcia; près de Frusino (Strab., V, 3, 9). ou à la forteresse de Cosa dans le territoire de Thurium (Caesar, Beil, civ., 111, 21 et 22), que Cluver (îtalïa ant., p. 1204 et 1205) regarde comme la ville moderne de Cassano. Aucune de ces hypothèses n'est satisfaisante et ne tranche toutes les difficultés. C'est évidemment à cette ville de Cosa qu'appartiennent les rares monnaies de bronze avec la tête de Mars et an revers la tête d'un cheval bridé et la légende COSANO ou CO^ANO (Eckhel, Doct. num. vet., t. I, p. 90. — Carelli, p. 5), dont les types se retrouvent exactement sur les monnaies romaines fabriquées dans la Campante. En tout cas, ces monnaies ont été frappées sans aucun doute dans l'Italie méridionale et probablement dans la Campanie. Cf. t. I, p. 259, ce qui a été dit des monnaies d'argent et de bronze avec la légende CORANO ou KORANO*

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(13) Ces pièces très-rares avec la léte d'Apollon et au revers les Liloscures et la légende PAI^TANO se trouvent décrites dans l'ouvrage de Carelli, p. 69, n** 96, édition de Leipzig. — Miliingen, Recueil de tnédailles grecques inédites, 1812, p. 20, et Considérations sur la numismatique de l'ancienne Italie, p. 235. — Aveilino, Opusc,, 1. 11, p. 93. — Mionnet, Suppl., 1. 1, p. 308, D* 734. —Cf. le t. I de notre ouvrage, p. 316, Annexe D. A cette classe appartiennent encoreccrtaii.es monnaies de bronze, qui se distinguent par la même légende (an lieu de PAIS ou PAES» qui est la légende ordinaire) et par l'absence du signe de la valeur ; ce sont des divisions du statère qui répondent aux divisions ordinaires du denier.

(13) C'est un fait établi que les grosses pièces de bronze avec la tête du Gaulois aux moustaches, qui porte le collier ou torques {Aes graj^ del Muteo Kircheriano, cl. iV, tav. I, p. 106) appartiennent à Rimini (Arlminum). D'après Borghesi et Bianchi (cités dans Touvrage sur VAe? grave, p loC), et également Tonini (Storia di Rimini, p. 2! et suiv.), ces pièces trèsrares se trouvent presque exclusivement dans les environs de Rimini; la tête du Gaulois convient à la ville gauloise d*Ariminum, et aussi les sept types dn revers sont parfaitement choisis pour une ville, qui ctall en même temps le quartier général des Romains contre les Gaulois (la tête de cheyal, le bouclier, le poignard et son fourreau sur les trois plus grandes pièces) et le port de guerre (le trident, le dauphin, Téperon d'un navire, la coquille, lur les quatre plus petites). Ces types se retrouvent en partie dans le guerrier gaulois figuré debout sur la monnaie frappée et signée du nom d'Ariminam. — Mais si ces monnaies ont été coulées à Ariminum, ce monnayage ne peut avoir eu lieu qu'après l'arrivée de la colonie. Il est impossible qu'elles aient été fabriquées pai les Gaulois, comme le croit Borghesi, dans une lettre rapportée par Gennarelli {Specchio, p. 19) ; il est vrai qu'elles sont d'un travail grossier,mais elles n'ont point un caractère barbare. Quant au poids, elles se rapprochent des monnaies d'Haï ria et des Vestini; mais le système de placer sur le droit un type Invariable, et sur le revers un type pnrliculier à chaque division, ainsi que de ne jamais tracer de légende sur lds pièces coulées, et d'en mettre toujours sur celles qui sont frappées, est apparemment un système emprunté, non aux peuples voisins, mais bien plutôt i Rome même. Du reste, on ne pouvait guère adopter ce système à Ariminum, qu'à l'époque où la ville était devenue une colonie latine. 11 est tout naturel que Ton ait conservé le type du Gaulois, quoique les Senones eussent perdu la possession lie la ville depuis 471. 383 ar. j.-c.

(14) Il n'est pas certain que les monnaies portant la légende MALIEZ aient été frappées à Bénévent au temps où la ville s'appelait encore Maloeis ou Maluessa. — C'est M. Friedlioder (Oskische Mûnzen, p. 67) qui a déterminé la lecture de ia légende. Cette légende n'est pas purement latine, comme nous l'avions cru {Voy. nos Urderitalische Dialekte, p. 102).

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191 ar. J.-C.

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