‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 35 sur 232 · VILLES ADMISES AU DIOIT DE GÎTÉ · texte numérisé non relu

VILLES ADMISES AU DIOIT DE GÎTÉ

voisinage dont le sort était de fait et peut-être de droit lié

à celui de Capoue, et dont les citoyens compris sous le nom

collectif de Gampaniens formaient les légions campaniennes ;

par exemple: Suessula,Gumes,déjàen&16,AtellaetCalatia,

à ce qu'il parait, à la même époque, Acerrae, en 422, Tre- ^^^r,l!:cT

bula, en 451 (1); quelques villes samnites obtinrent les

mêmes droits que Gapoue et à la même époque (2) . Ges

sion des IraitéB d'Ëtat analogues, surtout si, comme c'était le cas pour ce traité campaDo-romain , il s'agissait d'une alliance défensive et offensive perpétuelle (Preller, RÔmische Mythologie, p. 221 et suiv.)-

Les sources sont si mauvaises^ les faits racontés si invraisemblables, que nous devons rejeter absolument cette seconde version. Si en 539 le peuple ti5 ^y. j..^, déclare que les Gampaniens restés Ûdèles seront traités comme citoyens romains^ qu'ils seront considérés comme faisant partie des citoyens de Cumes {uti cives romani estent ^ item uti municipes Cumani essent (T. Liv.^ XXIH, 31)^ il ne faut pas conclure de ce passage que ces hommes n'aient pas été citoyens romains par leur seule qualité de Gampaniens. Gomme la commune de Gapoue avait été privée de son droit de cité, on crut devoir préciser la situation des particuliers qui, par exception, n'avalent pas été frappés par cette mesure; on leur confirma expressément leurs droits de citoyens romains, et conune le munidpe de Gapoue se trouvait dissous, on les fit inscrire dans le municipe de Gumes, lequel avait également reçu le droit romain sans suiTIrage [civitas sine suffragio).

(1) Tite-Uve (Vlli, 14 et 17 ; X, 1) nomme Gomes, Suessula, Acerrae, Trebuia (il fout probablement entendre ici la ville de Trebula en Gampanie, parce que les communes de citoyens passifs ont été surtout nombreuses aux environs de Gapoue); Festus {sub t;er6omuniceps, p. 131, 142, éd. Mùl- 1er) nomme Gumes, Suessula, Acerrae, Atella. Il faut ajouter à ces colonies Casilinum, qui se trouve dans la liste des préfectures (tn/ra, p. 217, note 3), et d'après les monnaies, Galatia et l'énigmatique Yeiecha qui assurément doit être rangée parmi les villes voisines de Gapoue (Frledlânder, Oskische Mûnzen, p. 17 ). ^'étroite alliance d' Atella et de Galatia avec Gapoue ressort clairement de la catastrophe commune qui enveloppa ces villes, lors de la guerre contre Annibal(T. Uv., XXII, 61 ; XXYl, 16. — Rubino, /. cit. col. 980). U circonstance qu' Atella, Galatia et Yeiecha n'ont frappé que de petites monnaies de cuivre, monnaies divisionnaires de celles de Gapoue, indique peut-être que ces villes étaient dans la dépendance de Gapoue, leur métropole.

(2) Yelielus Paterculus, 1, 14. U est probable que c'est à cause de cette

Googk

Sappression

dn droit oéretin,

168 ar. J.-C.

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faits ont dû se reproduire plus d'une fois, et si nous D*eD pouvons pas citer d'exemple, cela ne tient qu'à l'insuffisance des renseignements.

Nous renvoyons au § III de ce chapitre {infra^ p. 222) l'examen de la position particulière faite aux villes qui jouissaient du droit restreint ; nous verrons que les monnaies qu'elles fabriquaient portent le reflet de leur législation. Nous allons achever ici l'histoire de ce droit.

Cette institution ne fut pas de longue durée, car, dès &86, les Sabins perdirent cette demi-indépendance (1) ; toutes les villes des Èques, des Berniques, des Volsques, eurent le même sort encore avant la Guerre Sociale, et principa-

188 »T. j,-c. lement Arpinum, Fundi et Formiae, vers 566 (2). Capoue, Atella, Galatia furent encore plus maltraitées et réduites à l'état de simples bourgades (conctIta6u/um), pendant la

310 Êj. J.-C. guerre d'Annibal, 6A& (3). Gumes, au contraire, avait con-

position que les villes de Venafrom et d'Allifae sont nommées parmi les préfectures. On pourrait ranger également parmi les préfectures les Sabatins (T. Ut., XXVI, 83). — Cf. Madfig, Opusc, t. I, p. 288.

(1) Velleius Patercuius, /. cit. C'est pour cela que Sertorius, né à Nursia, est considéré comme citoyen romain. Plutarch., Sertoritts, II. Quant à Reateet Nursia, voy, infixi, p. 217, note 8.

(2) T. LIT., XXXVIIl. 86 - Clc. pro Balbo, XIII, 8i ;] de Off., I, 11. 85. Comme ces Tilles sont nommées en même temps que Tusculum et Lanu- Yium, cela montre que le plein droit de cité leur appartenait. Cf. Peter, Zeitschrift fur Alterthumswissenschaft, 1844, col. 217. — Robino, ibid.,

lOîâv. J.-C. col. 964. - AUna obtint le droit de cité en 652. (Plln., Hist. nat., XXII, 6,11).

(8) Le sol campanien restait quand même ager romamis, ce qui ressort par exemple de ce qui arriva pour la construction des murs de GalaUa qui fut donnée à la tâche par les censeurs romains (T. Liy., XLL, 27. Cf. XXVIII, 46). Les Campanieos qui émigraient de leur pays dans une autre contrée perdaient le droit de citoyens romains, sans obtenir pour cela un autre droit (T. Liv.^ XXVI^ 84); Ils devenaient peregrini dediticii, c'est-à-dire ils étaient libres et ils avaient bien le plein commerciwn (T.-Llv.. XXVI,

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