‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 4 sur 232 · LA MONNAIE SOUS L EMPIRE · texte numérisé non relu

LA MONNAIE SOUS L EMPIRE

le courant de celte année 739, et pendant Fadministration de

ces deux magistrats qu'Auguste enleva au Sénat le droit de La monnaie dor et

battre monnaie en or et en argent, et lui confia seulement ^^H^t^^^^

les monnaies de bronze, mesure qui amena petit à petit la duvg^ ^e miie

suppression de la monnaie provinciale dans l'Occident. Les ^ ^ '

noms des monétaires se voient encore pendant quelques

années sur les as, et enfin dans le dernier tiers du règne .

d'Auguste, par suite d'un nouveau changement, ils furent

tout à fait supprimés. La première émission de ces nou- Les non» des mo-

velles espèces remonte à la onzième année de notre ère (1). ^lî^^tJ^fî»

Cet ordre de choses resta en vigueur pendant plusieurs pftce«d« coiffe-

siècles.

L'imperator avait de tout temps frappé des monnaies RégiementaHon d'or et d'argent hors de Rome; César en fit frapper à Rome même ; Auguste ayant obtenu la puissance suprême, fit un monnaies, pas de plus en réservant exclusivement ce droit à l'imperator, et ainsi depuis l'année 789 les pièces d'or et d'ar- «« •▼. j.-c. gent sont toutes frappées au nom de l'empereur. Pendant poorgnoiiespi^s toute la durée de l'Empire, nous ne trouvons qu'une seule decnirre restent

^ ^ confiées an Se-

SalTiuB Otho; ee« trois avec le même type. A. Licinias Nerva Silianus^ C. CeDSOrinus L. F., Sex. Nonlus Quinctilianus; ces trois encore avec le même type donnent à l'empereur le Utre de Pontifex maximus, pris en 742. ^^ ^^ j .q

Un collège : Pulcher^ Régulas, Taams, et quatre monétaires Isolés, P. BetllieDus Bassus, G. Naevius Capella, C. Rubellius Blandus, L. Valerius GatoUas ne font pas mention de rempereur. De là il résulte le nombre de dix collèges en tout, dont trois ne peuvent être placés avant 742. Les noms qni manquent, ou qui sont de trop, ont prol>ablemeot leur cause dans la mort de quelques-uns des monétaires en charge et leur remplacement par d'autres.

(1) Eckhel, Doct. num. vet, t. Vf, p. 118. ~ Coben, Méd. imp., 1. 1, p. 71 , n* S74. Les pièces similaires attribuées aux années 6, 7, 8 après J.-C, sont suspectes; elles ne sont décrites dans l'ouvrage de M. Cohen que d'après Moreil.

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exception à cette règle : ce sont les pièces frappées (1) lors des insurrections plus ou moins républicaines qui, à la mort de Néron, éclatèrent en Afrique, en Germanie, en Espagne, en Gaule et à Rome même. Ces monnaies, particulièrement celles d'Afrique, imitent avec une remarquable fidélité le métal, les légendes et les types des anciennes monnaies de la République. En revanche, le droit d'émettre

(1) Décrites par M. Cphen, Méd, imp., t. 1, p. 216. Ajoutez une autre pièce, sur le droit de laquelle on Tott la tête casquée de Rome, au devant : ROMA; au-dessou-î S.C»; sur lerevers.un trophée et L-CLODI.MACRI (Falbe, Recherches sur Carihage, p. 122.— L.MnWer, Numismatique de Vancienne Afrique, t. H^ p. 171^ n** 382). Deux choses encore rappellent la République sur ces monnaies : d'abord le génitif qui ne se Toit jamais sur les monnaies impériales^ puis le titre de propréteur au lieu de proconsul. Il exisle du même temps^ de l'an 70, un denier publié par M. K. Fr. Hermann [Eine gailische Undbhàngigkeitsmùnze ans romischer Kaiserzeit, Gottingue, 1851 , S**), qui l'a avec raison attribué à la révolte de Ciassicus dans les Gaules (Tacit , Hist., IV, 58). Ce denier montre au droit une tête de femme avec le torques, à côté une trompette (camyx) et la légende GALLIA; sur le revers deux mains Jointes, au-dessus deux épis et une enseigne militaire surmontée d'un sanglier, FI DES* L'authenticité de cette monnaie, dont le propriétaire, M. le docteur Hàberlin à Francfort, m'a communiqué une empreinte, ne souffre aucun doute; le poids ost de 3*^,575.— C'est à la même époque qu'appartient la pièce d'or avec LIBERTAS RESTITVTA et au revers S.P.Q.R, qui a probablement été frappée en Espagne; elle pèse 7s%6 (Pinder, yént. Mûnzen des K, Mmeums, p. 136). — D'autres monnaies du même genre, par exemple le deoier avec LIBERTAS p. R.RESTITVTA et la tête de la Liberté au droit; au revers un bonnet de la liberté entre deux poignards (t. II, p. 551, note), peuvent avoir été frappées alors à Rome même. Cf. en général, les monnaies décrites par M. Cohen {Méd, imp. t. I, p. 246), qui appartiennent toutes aux premiers temps de l'Empire et qui ne portent pas de nom d'empereur.

[Voy, mon Essai sur les midailUs autonomes romaines de Vépoque impériale (Revue num., 1862 , p. 197 et suiv.) où J'ai tftché de montrer que toutes ces monnaies à types républicains attribuées à Auguste , à Galba« à Vitellius (Cohen, Méd, impériales, U 1, p. 101 et suiv.; p. 246 et suiv. ; p. 267 et suiv.) ont toutes été frappées à l'époque de l'interrègne qui suivit la mort de Néron]. B.

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LA MONNAIE sons l'eMPIRE. 11

de la monnaie de cuivre était si exclusivement réservé au Sénat, qu'il n'existe pas de bronzes ni d'Othon, ni de Pescennius Niger , parce que le Sénat n'avait pas reconnu leur autorité (1). Une seule fois, à ce qu'il parait, Néron essaya d'usurper ce droit, mais sa tentative n'eut pas de suite (2) . Les deux lettres S. C, destinées évidemment à constater le droit du Sénat et à distinguer la monnaie de bronze de l'Empire romain et celle des provinces ou des villes, se voient à partir de cette époque sur toutes les pièces frappées à Rome. Il est probable que le Sénat continua à charger du soin de fabriquer sa monnaie une commission prise dans son sein, car il existe des traces du collège des monétaires jusqu'au m* siècle (t. II, p. 52). Cependant, à côté de ces triumvirs, on voit que l'empereur exerçait un certain contrôle sur la fabrication de la monnaie de cuivre (3). A la suite de cette organisation, toute la monnaie devenait en principe essentiellement impériale; au point de vuedu droit, il n'est cependant pas sans importance réelle de constaterque le Sénat de Rome était spécialement chargéd'émettrelamonnaie de cuivre ayant cours dans tout l'Empire, et particulièrement destinée d'abord à l'Italie, bientôt après à tout l'Occident, tandis qu'en Orient cette prérogative avait été

(1) Eckhel^ Doci. num, vet., 1. 1, p. LXXIH.

(2) Da moins, la marque S* C- manque souvent sur lesmonnalea impériales portant le nom de Néron et qui, selon toute apparence, appartiennent cependant à la monnaie de bronze de TEmpiré. (Eckhel , Doct. num, vet,, t. VI, p. 284).

(3) Parmi les monnayeurs impériaux, les artisans proprement dits s'appellent officinatores moneiae aurariae argentariae Caesaris nostri {Voy. plus bas, p. U,note 1), tandis que le chef d'atelier sMntitule exactorauri argenti aeris (Gruter, p. 74,t; p. 1066,5; p. 1070,1); ce qui veut dire que c'était également (mais non exdusifement) de la compétenee du dernier de Tériûer les monnaies de cuivre émises par le Sénat.

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12 GHAPITBE I.

conférée aux autorités provinciales et municipales. C'était, en quelque sorte, reconnaître le partage de la souveraineté entre Tempereur et le Sénat, une barrière opposée, non pas à l'absolutisme du régime militaire, mais du moins à l'établissement définitif et légal du despotisme. Le Sénat et les autres corps qui avaient encore le droit de frapper monnaie tiraient un double avantage de cet état de choses : d'abord ils y trouvaient un profit matériel assez considérable, puis ils conservaient le droit d'interdire à l'empereur d'émettre de la monnaie d'une valeur fictive. On peut se faire une idée de l'importance pratique de cette restriction, en se rappelant les abus sans nombre commis par les Ptolémées, au moyen de la monnaie de cuivre, abus que nous retrouverons plus tard à Tépoque de Constantin. Cette habile précaution de placer l'émission du numéraire de valeur nominale sous le contrôle de la publicité et la sauvegarde du Sénat peut être comparée à ce qui se voit de nos jours, quand les gouvernements ont recours à la sanction de l'opinion et au contrôle des grands corps de l'État, lorsqu'il s'agit d'émettre des valeurs en papier. Le but que Ton se proposait fut parfaitement atteint, car la dépréciation de la monnaie romaine ne vint pas du cuivre mais de l'argent, et cependant on peut dire que le numéraire en cuivre aurait dû être la partie faible de la monnaie romaine, puisque ce métal n'avait depuis longtemps plus qu'une valeur fictive, et que cependant on s'en servait même pour payer des sommes considérables (1).

L'aiténition de u Lo droit mouétaîre du Sénat était devenu illusoire par

monnaie d'argent amène la •nppreealon des

pièeee de broue (1) Car nou8 ne découvrons nulle part une ligne de démarcation qui au-

da Sénat. raltëté d'autant plus nécessaire que le cuivre romain avait primitivement

servi pour le payement de grandes et de petites sommes. De plus, Paullus

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la 9é-

LA MONNAIE SOUS L'eMPIRE. tS

FaltératioD de la monnaie d'argent qui, .de fait, n'était plus que du cuivre saucé : il fut entièrement supprimé sous Aurélien, puis rétabli pour quelques années sous Tacite et Florien, par suite d'un retour aux anciennes pratiques (1), mais depuis lors la marque S* C* disparaît pour toujours.

La monnaie impériale était frappée ordinairement à Rome Ateitm pronn comme celle du Sénat, mais l'empereur, comme jadis les généraux de la République, pouvait en faire fabriquer rt^«partout où il voulait. Les preuves ne manquent pas. Lyon, sous le règne d'Auguste, et plusieurs villes dans les provinces, eurent, depuis le uv siècle, par privilège, des ateliers monétaires (2).

L'administration des monnaies était considérée comme L'iMp«>tioii des une charge dépendant de la maison de l'empereur; elle une charge de u

meiMB de TBin-

(Sentent, recept, y, 25,1) dit: Lege Cornelia tenetur qui vultu principwn signatam monetam praeter adtUterinam reprobaveriU Eoflo, aox dernière temps de TEmpire de grandes sommes ont souTent été payées en caiTre.

(1) Les lettres S. C* se voient encore sonvent sor les monnaies deGalllen. Elles ne se trouvent pas sur celles d'Auréllen^ mais bien sur des pièces de Florien (Ramus, Cat. ittim. ve^. Musei régis Daniae, n** 35, 36. — Cf. Cohen, Méd. impériales, t. V, p. 315, n» 44 ; p. 219, n* 69; p. 220, n* 77). ^ Nous ne trouvons pas de cuivre de Claude le Gothique avec S* C; mais il serait étrange, qu'il n'y en eût pas.

(2) Strabon, (IV, 3;2) donne à connaître qu'il existait im atelier monétaire Impérial pour l'or et l'argent à Lugdonum : xa\ t6 vd(U9|ft9i x'pdttoumv ivToRÎOdt Td w dpYupoOv xa\ t6 xp<>^v ol tûv *Sci>)iat((i>v '^yciidvcc ; ce que conûrme Tinscription lyonnaise d'un esclave de,Til>ère : Aequator monetae (Oreille n* 3228. — Bolssieo, Inscript, ant, de Lyon, p. 281). L'opinion générale, d'après laquelle de tels atelien n*auraient pris naissance qu'au m* siècle (Borghesl, Bulletin de Vlnst. arch., 1835, p. 1 et suiv.; ^ftnoies, t. X, 1838, p. 61 et suiv.; Œuvr, eompl., t. H, p. 468), parait néanmoins fondée, parce qu'il est fort probable qu'après l'abolition du monnayage de cuivre dans les provinces de rOeddent cet atelier auxiliaire établi A Lugdunum aura également cessé d'exister.

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lA CHAPITRE I.

était exercée par des procurateurs ; ceux-ci pouvaient être des affranchis, et, dans le commencement, même des esclaves de Fempereur (1), mais jamais des sénateurs. A l'époque de la dernière décadence, il parait que le droit de frapper des monnaies de cuivre fut quelquefois accordé à des particuliers (2) , ce qui amena naturellement des abus sans nombre.

FansMinoiiiiâioct n n'eutrc pas dans notre cadre de traiter de la fausse

oontrefiçon des

monnaiM. monuaie proprement dite \ cependant nous devons parler de rindustrie qui consistait à contrefaire, sans abaissement de titre, les pièces de bas aloi émises par l'État avec une valeur nominale au-dessus de leur valeur intrinsèque. Dans l'origine, lorsque les monnaies d'argent conservaient encore leur valeur, et qu elles étaient frappées avec des coins soigneusement gravés, nous ne trouvons aucune trace de cette contrefaçon (3) ; mais depuis que, par économie, l'u-

(1) Suetoo. (Caes. LXXVI) : {Caesar) monetae pecuiiares servos praepo-

suit. On rencontre dans des inscriptions des procuratores monetae de Tordre des cheyaliers (0relli>n**2153^ 3570^ 6642). tes ouvriers-monnayears sont les officinaiores monetae aurariae argentariae Caesaris (Gruter, p. 74,1) ou les officinatores et nummularii officinarum argentariarum familiae monetari[ae] (Orelll, n" 322G, 8227), ou la familia monetalis (Spon, Mise, ont. p. 101) ou signatores suppostores malleatores monetae Caesaris nostri (Gruter, p. 1066,5; p. 1070,1), ou aequntores monetae (Orelll, n" 3228) eu flaturarii auri et argenti moneiarii (Gruler, p. 638,4) ; cf. aussi le titre disp{ensator) rationis mon{eiae) (Orelli^ d*> 2916). Ce sont des affranchis oa des esclaves de l'empereur.

(2) Un rescrit de l'an 393 (Cod, Theod., IX, 21,10= Corf. Just,, IX, 24,3) annulla toutes ces licences. C'est peut-être à cause de cela que bientôt après on fit cesser la (abricaUon des grosses pièces de cuivre.

(3) Il est Trai que les employés de la monnaie fabriquaient de l'argent pour leur propre compte {extrinsecus sibi signant pecuniam forma pub/ica, Ulpian. Digest., XLVIII, 13,6,1); ce n'est pas une fabrication particulière proprement dite, mais, légalement parlaut, un péculat, mais non un faux monnayage.

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qu'en Occident, saprtfmatle ro-

LA M0NN4IK SOUS l'eMPIRE. 16

sage de couler les monnaies eut été adopté dans une partie des ateliers provinciaux (1) , et que le billon et le cuivre saucé eurent remplacé l'argent, par conséquent à partir de l'époque de Septime Sévère, nous voyons les lois interdire sévèrement les contrefaçons coulées de ces pièces (2) •

En Occident, comme en Orient, la suprématie de l'Em- T»nt en orieut pire fut si généralement reconnue que pendant plusieurs siècles ni les provinces soumises à TEmpire ni même les ma»n«

■A^ ^ y . . , , , . 1. . . . » Absence de mon-

Ëtats plus ou moms mdépendants qm 1 avoismaient, n es- naie. dor dans sayèrent de fabriquer de la monnaie d'or. Le royaume »«» p™^»»««» «*

•• * •' chei les penpieM

du Bosphore, par suite de circonstances particulières voisins. est la seule exception que nous puissions citer, et ceci) Il n'est guère possible de constater la part que l'État et celle que les particuliers ont prise à la fabrlcaUon des monnaies coulées ; il en est de même des monnaifis plaquées ou fourrées. Un grand nombre de moules s'est trouvé en Allemagne, en France et en Angleterre (Eckhel, Doct. num. vet, t.I,Pro/e^OTO.,p. LIV.— AlLerman, Cat. of Roman Coins, 1. 1, p. XII et sui?.— A kugèijvoy. Bruclmer, Merkwûrdigkeiten der landschaft Basel, p. 2826.— A Damery, Revue numism.^ 1837, p. 176. — A V^akeûeld, Nuni, Joum.^ t. II, p. 58 et p. 105. —Num. Chron^ t. l, p. 161) — C'est surtout dans un quarUer de Lyon, où l'on sait qu'il y avait une monnaie impériale, qu'on en a trouvé beaucoup {Rev» num., 1837, p. 165 et suiv.), tandis qu'ils manquent totalement en Italie; ce qui prouve décidément que ces moules n'appartiennent pas tous à des faux monnayeurs (ËclLhel, /. cit., t. I, p. UV. — CarUer, Rev. ntim., 1842, p. 67). — Voy, dans la Revue num,, 1854, p. 107 et suiv. le catalogue des monnaies de cuivre impériales coulées en Gaule.

(2) C'est à quoi tendent les lois de 326 qui interdisent de fabriquer de fausses monnaies coulées^ nummum falsa fusions formare^ tu opposiUon avec in moneiis nosiris pecuniam cudere {Cod, Theod,, IX, 2i,Z = Cod. Just,, IX, 24,2); les lois de 356, qui interdisent de couler les monnaies, conflare pecunias, c'est-à-dire des monnaies de cuivre (Cod, Theod., IX, 23,1) et les lois de 311, qui condamnent ceux qui coulent ou fondent des monnaies de cuivre, conflatores fîgurati aeris [Cod. Theod., XI, 2I,<). Conflare, qui signifie quelquefois fondre (Lamprid., Sev. Alex, XXXIX) ou séparer en fondant Paullus, Sentent, recept,, V, 25,1 ) a ici, comme Godefroy l'a fait remarquer avec raison, la signification de couler, parce qu'on ne met pas les monnaies de cuivre au creuset pour en retirer du profit.

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Pièces da Pont pendant FeflSgie impériale se troave même sur les mon-

ore. ^^.^ ^,^^ ^^ revers de celle du roi. Les Partbes eux-

piteet Araaddes mgmes, SOUS la dynastie des Arsacides, n'ont pas eu de

et SuHUiidet. ^ • u ' r

monnaie d'or; les Sassanides en ont fabriqué, il est vrai, en petite quantité dès leur avènement et ont continué ainsi non sans de longues interruptions jusqu'à la fm de leur domination (1).

La cour de Byzance n'accorda jamais formellement ce droit au roi de Perse : Nous lisons dans Procope (2), auteur de l'époque de Justinien, le passage suivant : « Le 0 roi des Perses peut frapper de la monnaie d'argent tant tt qu'il veut, mais ni lui, ni aucun roi barbare n'a le droit « (Oifjiic) de mettre sa marque ou son portrait sur aucune tt pièce d'or, quelque quantité d'or qu'il.,'possède, et une « semblable pièce ne pourrait circuler parmi les comtt merçants, même chez les barbares. » Ceci explique la rareté des pièces d'or de Perse qui ne semblent avoir été émises qu'aux époques où ce peuple avait momentanément des succès dans sa lutte contre l'Empire. Justinien Rhinotmète (de 670 à 711) déclara la guerre aux Arabes, parcequ'ils avaient payé le tribut en pièces d'or frappées d'un nouveau type arabe, et non en pièces k Teffigie impériale (3).

(1) On reYiendra sur les pièces frappées dans le Bosphore et par les rois parthes dans la qoatrlôme partie de cet ouvrage (Colonies et alliéf). J. W.

(«) Procop. de Bello Goth., III, 33.

(3) Z..naras,XlV. 22, p. 75, éd. Wolf (cité parEckhel, Add.p. 4) : tàç ^p6ç Totfc Apa6oic auvOfjxaç napiXuTcv alxtoiv elXT)7<iS^, &n oxai^v xb toO èrT^viou 9dpov x^P^TH^ ^ *P(i)ii.art)c^v tX^t 99pàyt7\ui,^ dXXà véov 'Af d6iov* oùSk yàp i^v iv XP^^ vo(&{9)iaTt xapoxtYJpai èvTvicoGa6ai 4i t6v toO 6a9iXi(0(*Pci>{uiC(i>v. — Cf. Gibbon, Hist, de la décadence de V Empire romain, cbap. LU. Ces anciennes pièces arabes sont des soUdus et des tremisses. (Vasques Qaeipo, Systèmes métriques et monétaires des anciens peuples, 1. 111, p. 603 et suiv.).

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LA MONNAIE SOUS l' EMPIRE. 17

Les races germaniques acceptèreot d'abord le mêmeprin- pftcet de u oarcipe et ne fabriquèrent que des monnaies d'argent ou de cuivre, comme les Vandales. Quand ils frapp^ent de la monnaie d'or, comme lesOstrogotbs, c'étdt en vertu d'une autorisation formelle et avec le nom et le buste de l'empereur, auxquels ils joignaient furtivement un monogramme indiquant le nom du monétaire ou celui d'une ville (1). Le premier prince de race germanique qui osa enfreindre cette coutume et plaça son nom et son effigie sur une pièce d'or fut le roi franc Théodebert I" (534-548) à l'époque du règne de ^^ ThLdTbert. Justinien (2). Voilà pourquoi Procope, que nous avons cité plus baut , se plaint de ce que les rois francs, bien qu'ils aient fait confirmer, par des lettres patentes sous le sceau impérial, leur autorité dans les Gaules récemment conquises, ont cependant l'audace de présider à Arles les jeux du cirque, assis à la place réservée à l'empereur, et que Vor gaulois porte leur effigie au lieu de l'effigie impériale. Mais toute plainte fut inutile, et cette prérogative de la cour de Byzance, dernier vestige de la domination universelle que Rome avait exercée sur le monde, disparut bientôt. Dans le cours du sixième siècle les califes arabes et les rois mérovingiens eurent leurs pièces d'or particulières, malgré les protestations de l'empereur de Byzance. Plus tard les descendants de ces mêmes califes devaient dans leur marche contre l'Occident entrer à Gonstantinople et y asseoir leur empire, tandis que le sceptre de l'Occident, tombé des mains débiles des successeurs de Constantin, devait être relevé par les rois germaniques. Le sou d'or de Théodebert

(1) Friedltoder» Mûnzen der Ostgothen, p. 12; Mùnzen der Vandalen, p« 5 et 59. C'est à tort que le major Senckler 8*e«t attribué cette découverte. (3) Rev.numism,, 1841, p. 100.

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est peut-être le plus ancien indice de cette grande révolution qui se préparait déjà et devait être enfin accomplie par Gharlemagne.

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MONNAIES d'or. 19

DES DIVERSES SORTES DE MONNAIES SOUS LES EMPEREURS PENDANT LES DEUX PREMIERS SIÈCLES DE NOTRE ÈRE.

Monnaies d*or.

MonnalM d*or.

César n'avait émis encore que deux espèces de pièces d'or, ïaureus et le demi-aureus (1) ; Auguste fit frapper aussi des pièces quadruples {quaUrniones) (2). Cependant les demi-aureus sont rares, et les multiples encore plus rares, pi. xxxiv, n- 6. La dénomination propre des deux pièces d'or ordinaires était empruntée à l'argent, et elles devaient se nommer denarius aureus et victoriatus aureui (3) , mais le denarius

(I) Demi-aoreui de L. Plaoeus, pièce très-rare (Cohen, p. 321, pi. XXVIII, Munatia, n* 3).

(3) Eekhel, Doct, nuni, ve(., 1. 1, p. L; t VI, p. 116. I^ qaaternlo d'Auguste de l'an 6 ajurès J.-C, trouTë à HercalaniuD» pèse une once et un qnart napolitaine=83*'>4i ; mais cette pesée est éTidemment inexacte.

[On lit dans le texte allemand l V4 ^^P* Pfund, mais c'est une faute d'impression, ]>onr Unxe, car, d'après les Académiciens d'Hercnlannm, le poids est indiqué un* onda e ûna quarta, dans le tome 11 des Pitture antiche cTErcolano, prefazione^ où Eekhel a pnisë ses renseignements].

(3) Denaiius aureus se trouve, mais ordinairement en opposition avec

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20 GHAPITRR II.

n'est généralement appelé qn'auret^. Son poids normal est, d'après Pline (1), Yw ^^ ^^^^"^ ^^ 8»*, 185. Ce poids rappelle le Philippe d'or dont lejwids légal était 8«%73, mais qui à cette époque avait déjà subi une diminution de 0^,2 à 0^, 6. On a évidemment voulu, dans l'intention de le lui substituer, rapprocher l'aureus romain de cette pièce si répandue en Orient et dont les imitations grossières, conservant à peu près le poids de la pièce originale, circulaient dans tous les pays celtiques (2).

Les aureus de César, des années 708 à 710, ont presque le poids normal : onze pièces bien conservées varient de 8«%02à88%l6,cequi donnerait une moyenne de 8»*, 07 (3).

denarius argenteus, PetroD. Satyricon, XXXIII. — Plln., Hist.nat,, XXXlll, Z,it ; cf. XXI^ 34| 18S; XXXIV, 7, 37 (eo parlant de la monnaie d'or étrangère, et XXXVII, 1,6, où il y a une Tariante). — Schol. ad Pers., Sai. y, 1 05. — Voy. auui le grammairien grec cité par Priscien {de Fig, num,, cap. III), et le Périple de la mer Rouge, $ 8, 49 : ATjvdpiov xpv«wv te xa\ dpYupoûv. C'cBt dans ce sens que l'on explique Texpression dpyupfou di^vdpui (Paullus, DigesL XVI, 3, 36, I, et dans un grand nombre d'iDscriptions de PAsie Mineure) ; tandlsque la rareformule latine : lo{ms) ent(ui)ett ^ CClOO mipneiae) argent{eat) (Marini, Arv., P* 712) semble plut6t signi fier que les payements se faisaient en argent et non pas en cuivre. Cf. T. Ut. XXXVIII, 11. Ce qui nous oblige encore à prendre la pièce d'or pour un denier^ c'est PI. XXXIV n** I. qn^ le demi-anreus porte le type de la Victoire, comme les quinaires d'argent. {Voy, Eckhel, Doct. mm. vet., t. Vï, p. 111 et 116. — Pinder, Ânt. Mûnzen des K. Muséums, p. 148). Enfln^ les pièces d'or du Bosphorequi datent du m* siècle portent souient la marque du denier. Les ëcrivains évitent soigneusement, il est vrai^ de se servir du nom, mal formé, de denarius aureus, et n'emploient que l'adjectif aureus; mais cette dénominaUon avait évidemment cours dans la langue vulgaire et cliex les Grecs, d'où elle passa aux langues orientales. Nummus aureus ne désigne qu'une pièce d'or quelconque, mais ne s'applique pas exclusivement à la pièce émise par César. (I)iïw^nû/.,XXX11I,3,47.

(2) On parlera du philippe d'or dans la 4* P^Hie de l'ouvrage {Colonies et alliés). J- W.

(3) De l'an 708 avec CCAESARCOS.TER au droit, etA.HIR* TIV&PR. au revers : 8«%16( = 153 5/8, La Nauze, Mém. de l'Académie

ri. xxxii, D* t

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Toutes les pièces de cette espèce qui furent émises après sa mort, sous Tautorité du Sénat, c'est-à-dire jusque vers 739, ont le même poids (1) ; on peut en dire autant des mon-

des intcr.y t XXX, p. 376); 8^,11 ( = 152 5/8, U Nauxe); S»»,©! (PInder, Ant. Mûnzen des K. Muséums, p. 134; = 124,5, Pembroke ; =s 151 7/8^ La Naiu6).-Deran 707-8aT6c CAESAR. DICT.ITER (Coheo, p. 158. n* K) : 8^^*05 (=164 grains romalni, Borgheti, Dec, IX, 2 ; CEuv. eampl,, t. H, p. 423). -De Pan 708 aTec METEL.PIVS.SCIPIOIMP* an droit et CRASS- IVN.LEG.PRO.PR : ^^,01 (= l«4.6, Pembroke, p. 75). — De Tan 708- 9 avec CCAESARDICTERaadtoltet L.PLANC.PRAEP-VRB : 8«',04 (= 151 3/8, peu usée, La Nauxe, p. 376; = 124,1, Pembroke, p. 80). -De Tan 710 avec CAESAR* DICQVAR.COSQVINC: 8M0(=

152 1/2, U Nauxe, p. 877); 8r,03 ( = 151 1/8, un peu usée, U Naose); 8«',02 ( = 123,8, Pembroke, p. 81).

(1) M. Arrins Secondus: 8*^,03 (=124); 8«',02(=15l, un peu usée, La Nauxe, p. 370).-G. Glodius C. F. : 8i',14 (=153 1/4, La Nauxe, p. 370); 8c,06 (Piuder, /. cii., p. 108); 8>',04 (=151 8/8, un peu usée, La Nauxe) ; 8r,oi5 (=123,7). — G. Numonius Vaala : 8f%16 (=115.9). — L. Senrius Rufus: 8r,i4 (=125,6); 8c,09(=152 3/8, La Nauxe, p. 377}.— C. Norbanus et L. Ces- Uus: 8«',06 (=124,4) ; 8»%04 (=124,1); 8»%03 (=151 4/4, U Nauxe, p. 371). -P. Cledlus M. F. : 8^05 (Ploder, p. 108; = 124,2). — L. Uvlneius Béguins : 8r,00(=l24,8);7»',08 (=128,2); T',91 (=123); 7«',96 (=122,0) —L. Mussidius Longus : 8c,13 (=125,5); 8*',08 (=124,7, deux exempl.); 8^,02 (=123,9); 8i',01 (=123,7) ; 7*%93 (=122,4). La belle monnaie du même monétaire avec CCAESARDICT.PERPETVO pèse 8t',io (Rev. num., 1858, p. 886).— C. Vibins Varus: 8*',09 (=124,0); 8f',06 (Pinder); 7r,62 (=117,6). — Ti. Sempronius Graccus : 8i%16 (= 126).— Q. Voconlus Vitulus : 8p (=123,4).— m. Durmius avec la couronne (Cohen, p. 127, n* 4) : 8iM5 (=

153 1/2, La Nauxe, p. 386); avec l'écrevisse (Cohen, n* 8): 8>%13 (=153, avec un trou, La Nauxe); 7«',59 (=146 3/4 avec un trou, La Nauxe). — Tnrpilianus avec la tête de Bacchus (Cohen, p. 244, n*7) : Sf'.XS (=153 3/8, La Nauxe); avec la tête de Féronla (Cohen, n* 8): 8t%12 (=152 7/8, La Naaxe); 7^,65 (=144 4/8, un peu usée, La Nauxe); avec la lyre (Cohen, p. 246, n" 16): 8«',10 (=152 1/2, La Nauxe). — C. Anilstius Vêtus (Cohen, p. 18, n* 1 1) : 8«',08 (Wiener Sitzungtberichte, t. IX, p. 922). — Il y a une pièce Isolée de Platorinus qui pèse 7«',56 {ff^iener Sitzungsberichte, t. IX, p. 922).— Tous les détails, auxquels il n'a pas été ajouté d'autre citation, ont été empruntés au Catalogue de la collection Pembroke, et c'est de ce catalogue et de celui de M. Pinder que nous tirons nos renseignements pour le poids des pièces d'or citées dans les notes suivantes.

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22 GHAPITBE U.

naiesmilitaires, jusquevers 720 (1), mais lespiëcesdeMarc-

ÂQtoine frappées à l'époque de la bataille d'Actium (2) et

pi.xxxiv,n-2 celles d* Auguste varient de 7k',80 à l^'fib (S). Ce dernier

et 8.

(1) BrotUB: 8r,09 (=124,8); 7^99 (=128,3); 7«',9* (122,7); 7»',87 (= 121,4).— Ga88lai et Lentnlos Splnter : 8»,23 ip=\2B,d, c'est Taurens le plus pesant que nous ayons trooTé et le seul qui dépasse de (^",0^ le poids normal) ; ^ylt (=152 7/8, La Nanze, p. 378); 8«',02 (=1S1, La Naose). D'antres pièces de Casslns : 8«»,07 (=124,6); 8^,01 (Pinder); 7»%70(= 118,8> — Q. Ck)mnÛcla8 (an 710-11): 7s',93 (=.149,25, Letronne, ConsidértUionê générales sw rév€Uuation des monnaies grecques et romaines^ p. 6). — Sei. Pompée : 8f ,06 (=124,4) ; 8r,05 (Pinder). — Ahenobarbus : Sf'.lS (= 125,4). —M. Autonius avant l'année 720: 8s%l5 (Pinder); 8p-,08 (=124,7, deux exempL); 8»',06 (=124,4. deux exempl.)i 8i',0! (=123,6); 7»',94 (=122,5). —Octave avant Tannée 720 ; 8«',18 (=125,4) ; 8", (=121,5) ; 7f,94 (=122,5). —Le poids moyen des pièces, la plupart de celte fabriqoe, recoeillies dans le dépôt d'Ambenay, est de 7(',97. — La monnaie anormale avec C.CÀESÀR.IIIVIR.R.P.C. et BALBVS.PROPR. qui pèse 6«'.72 (=126 5/8, La Naoze, p. 881), est, sinon fausse, du moins fourrée.

(2) De ce poids sont la pièce d*or avec le lion (Eckhei, Doct,num, vei, t. Vî, p. 44), peut-être de Tannée 719, 7«',93 (=149 1/4, bien conservée, La Nanze, p. 385) et celle de Tannée 723 avec la tète de son fils (Eckhel, loc. cit. t. VI, p. 68), 7»',95 (=149 3/4, La Nauze, p. 885) et 7«',94 {Wiener Sitxungsberichte, t. IX, p. 922).

(8) Ainsi, avec IMP.CAESAR (Eckhel. Doct wwtw. vei. t. VI, p. 85), probablement de Tannée 725, 7«',95 (=149 5/8, La Nauze, p. 385), 7«',9 (Pinder); avec CAESAR-DIVI-F et le quadrige triomphal (Eckhel, loc, cit t. VI, p. 81), de Tan 725. 7«',85 (=121,1).— De plus, avec le titre AVGVSTVS« qui, par conséquent, ont été frappées entre les années 727 et 767 (14après J.-C.) :7«%90(=121,9, Pinder, p. 145); 7^,89 (=121,8); 7»' ,87 (deux exempl. Pinder); 7«%84 (=121); 7f',83 (=120.8); 7^82 (Pinder); 7r,80 (=rl20,4); une moitié de 38',91 (=60,3). Nous n'avons tenu ici aucun compte des poids moyens indiqués par Letronne, Considérations, p. 83. — Dureau de la Malle, Économie politique des Romains, 1. 1, p, 43.— Pinder et FriedlAnder, Beitrâge zur ait, Mùnzkurule, 1, p. is. —Vasques Qneipo, Systèmes métriques et monétaires des anciens peuples, t. III, p. 426. Deux raisons nous y ont détermines : d'abord^ il nous semblait convenable de choisir une méthode qui mit le lecteur en état de comparer au besoin luimême les différences dans les poidfi des monnaies, et puis^ l'expérience nous

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' poids semble avoir été le poids légal jusque vers le règne d*Antonin le Pieux (!)• Pline (2) dit que les premiers empereurs diminuèrent petit à petit le poids de Taureus, et que Néron le réduisit à V„ de la livre = 7i^28.

En effet, vers Tan 60 de notre ère, sous le règne de Né- pi. xxxv. ■• i. ron , on voit Taureus tomber de 7«»,81 à 7«',57 et jusqu'au poids de 7»',89 à 7»',8. Mais évidemment, et d'après l'opinion même de Pline, cette diminution de poids est' le résultat d'un abus qui devait naturellement

appreod que pour toutes tes monstiet, et priadpaleineot pour celles d'or, le poids normal ne se présente pas d'ordinaire dans le poids moyen, mais dans le maximum du poids eflTectif, de sorte que le procédé des poids moyens ne peut éTidemneot serTlr qu'à fonmir deê noUons erronées.

(1) Tibère: 7*^,74 (=119,4); 7(',«5 (deux exempt. Pinder); la moitié de 9r^9i (=60,5); 3*',84 (Pinder). Les monnaies du tr6M>r de Cherbourg, 300 environ, dont la plupart de Tibère, peu d'Auguste, pesaient de 7«',5 à 7<',8 (Revue numism., 1857, p. 8î).— Caligula t 7«',78(=tlJd,l); 7»',74(=: 119,5); 7*',72 (»119,1}; 7»',7(Wnder); 7«',55 (Pinder). — CUudet 7«',8 (Pinder); 7i«,77 (= 1 19,9); 7^76 (= 1 19.8) ; 7V5 (Pinder) ; 7^73 (Pinder) ; 7«',70 (=1 1 8,8) ; 7»',67 (Pinder); 7»',65(=118, Pinder); 7«',61 (Pinder); 7f .69 (= 117,1); 7f,51 (Pinder).* Néron Jusqu'à l'année 60 après J. C. : 7>',81 (=1J20,5); 7k',65 (deux exempl. Pinder); 7c,57 («116,9). Des dernières années de son règne: 7*^,39 (Pinder); 7»',36 (=113,6); 7»%3 (trois exempl. Pinder). - Galba : 7^34; 7r,ti (Pinder). - Othon : 1^,k (Pinder) ; 7«%36 (=113,6). — Vilelllus : 7»',4 (Pinder); 7«',35 (=113,5); 7«',29 (Pinder). - Vespasicn : 7«'.87 (=113,7); 7»',3i (Pinder); 7«',29 (=nî,5); 7«',Î8 (=112,3); 7«',2I (=111,3); 7M2 (Pinder); 6»',975 (Pinder).— Titus: 7»%41 (=114,3); 7«',i45 (Pinder); 7«',I6 (Pinder).— Domitien: 7^,76 (=U9,7); 7«'»66 (= 116,7); 7M6 (Pinder); 7«',43 (=114,6); 7«',25(=lll,9); 7«',21 (=111.3). — Ncrva: 7^42 (Pinder). - Trajaa 7»',4 (Pinder); 7»',31 (=112.8}; 7»M4 à 7«',28 (sept exempl. Pembroke, Pinder); 7*^,05 (=108,8). — Hadrien : 'ffi (Pinder); 7^41 (=114,3); 7«',39 (=114,1); 7^36 (=113,6); 7«',35 (Pinder); 7^^,34 (= 113,3, Pinder); de 7^,05 à ^^,23 (sept exempl. Pembroke, Pinder); 6<',95 (Pinder). — Antonin le Pieux : 7»%48 (=115,4); 7»',45 (Pinder); de 7«%3 à 7t%4 (dix exempl. Pembroke, Pinder); 7»',28 (=»1I2,3); t«',i7 (=112,2); 7t',i4 (Pinder); 7«'.22 (Pinder); 7«',«0(=lll,2); 7i',l5 (=110,3); 7^04 (Pinder).

m fïut. nfl^, xxxni, 3,47.

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2à CHAPITRE n.

faire baisser la valeur courante de ces pièces ; et elle ne . peut pas être considérée comme un changement légalement introduit, puisque après Néron quelques pièces plus pesantes se rencontrent encore» et que les aureus de ce prince, d'un poids plus élevé, sont toujours restés dans la circulation (1). Sous Domitien, les monnaies d'or deviennent sensiblement plus pesantes et dépassent en moyenne de 0«',2 jusqu'à 0«',3, le poids de quarante-cinq à la livre. Ce poids effectif se conserve sous Nerva et pendant les deux premières années du règne de Trajan (2) ; il baisse alors et tombe jusqu'au niveau des pièces de Néron. Stationnaire sous Hadrien, le poids se relève un peu sous Antonin le Pieux ; mais depuis Marc-Aurèle il ne dépasse plus 7»'3, et l'on rencontre même quelques pièces plus légères encore (3) ; la différence est souvent d'un gramme et même plus. Le monnayage reste dans cet état jusqu'à Garacalla, qui, nous le verrons plus tard, fit le premier subir à l'aureus une réduction légale (4). Les pièces d'or du Bosphore

(1) Le dépôt considérable de pièces .d'or trouvé à Zirkowits ea Styrie, dont la plus récente est de Donaitien de Tan 87 ap. J. G.,. contenait des monna'es^ non-seulement du dernier temps de Néron et des Flavlens, mais aussi quelques-unes de Tibère, plusieurs de Claude et des premières années de Néron (Seidi, Beitrdge zu einer Chronick der arch, Funde in der Ôsterrei' chischen Monarchie, II, p. 217 et suiv.; III^ p. 47 et suir).

(2) La Nauze^ Mém, de l'Académie des inscript,, t. XXX, p. 391.

(3) Marc-Aurèle : 'l^;i9 (= 1 12,5, Pinder); 7«'.28 (Pinder); 7r,27 (=112,2); 7»',24 (=m,7); 7^23 (Pinder); 7^20 (=1U,Î); 7«',I9 (=111); ^^^^ (Pinder); 6«',22 (Pinder); 68%195 (Pinder); 66% 045 (Pinder). — Commode : 7«',30 (= 112,7); 7»%24 (=111,7, Pinder); 7«',2 (Pinder). -Pertinax: 7»',25 (=111,9, Pinder); 7«',22(=111,5). — Didius Jullanus : 6«',95 (=107,3); 6»» ,03 (Pinder). — Septime Sévère : 7«',39 (=114,1); 7f',37 (=118,7); 7»',29 (Pinder); 7«',26 (= 112,1 et=II2); 7«',25 (= 111,9, trois exempl.); 71^,24 (=111,8); lr,2« (Pinder); 7r,06 (= 108,9); 6*',85 (Pinder); 6»',82 (Pinder) ; 6«',20 (Pinder); 6«',19 (Pinder).

(4) Les poids moyens de M. Vazquez Queipo (/. cit. t. III, p. 426) donnent

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