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L'Aquitaine, la Gaule Lyonnaise, la Gaulo Belgique
et les deux Germanies,
provinces romaines en 696 et années suivantes^ TAngleterre^
province romaine, Tan 43 de J.-C.
58 av. J.-C.
L'Aquitaine appartient par sa nationalité et par son sys- uAquiuinc.
[Cf. Mommaen, Inscript, lot, Confoed, Helv. dans les Mittheilungen der ant. Geseilschaft in ZuHch, t. X, 1854, n*" 8. Notre auteur cite un passage de Dion Cassius, LV, 10]. J. W.
(1) Les monnaies de bronze attribuées aux Ruscioiens^ d'après M. de la Sanssaye {Gaulé Narbonnaise^ p. 195 et pi. XXHI, n"* 1, 2, S) n'existent point. Ces monnaies appartiennent à la ville de Béryte de Pbénicie. Mionnet,t. V. p. 338,n*i6. J. W.
(3} L. de la Saussaye, /. ai., p. 171 et suiT. D*autres contre-marques sont, à ce qu'il semble, d'origine municipale, comme Decreto Oecurionum, S^ntentia Oecurionum^ Decurionum Consulta; d'autres sont tout à fait inintelligibles, comme DAfl...., FAT> FAN.
[Cf. F. de Saulcy, Revue numismat., 1869> p. 800 et suiv., et p. 885 et suiT.] J. W.
(8) Elles se trouvent, par exemple, en très-grand nombre aux environs de \\L tr
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proprement dits,
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tëme monétaire beaucoup plus à FEspagne qu'à la Gaule; les populations ibériennes du versant septentrional des Pyrénées et de la côte sud-ouest de la France ont copié leurs monnaies sur celles des colonies grecques établies au pied des Pyrénées, plutôt que sur celles de Massalia («upra, p. 241). On trouve en grande quantité sur les bords de la Garonne et jusqu'en Poitou (1) de grossières imitations des monnaies de Rhoda, avec une tête jeune d'un côté et au revers une croix ou un cavalier; elles pèsent en moyenne 3^,4 à 5«',2; les pièces d'argent massaliotes sont fort rares dans ces contrées.
ceitei Chez les Celtes proprement dits, dans la vallée du Rhin,
dans les bassins de la Loire et de la Seine, jusqu'à l'époque de César, on a fabriqué beaucoup d'or, et dans quelques endroits de l'or seulement; de tout TOccident, c'est le seul pays où la monnaie d'or ait dominé dès le commencement. Comme chez les Aquitains, les Celtes du Rhône et des Alpes, on a d'abord simplement copié les monnaies sur une monnaie étrangère; on en a même conservé la légende. La sta-
Genève. (Soret, Mém. de la soc, cTËist, de Genève, t. I, p. 233). On a trouvé aussi aux environs de Genève des monnaies de Lyon au type de Paigle ainsi que quelques-unes de Turiaso et de Sagonte.
(1 ) Duchalais {Descript. des méd. gauloises de la Bibliothèque roy., n*' 31 1- 341) donne la liste de ces monnaies. De grands dépôts en ont été trouvés près d'Aucti (Gers) (Revue num., 1840, p. 413; 18«1^ p. 155)^ près de Vouiiié en Poitou (Revue num., 1842, p. 76), très-souvent près de lon\ou&e {Revue num.y 1838, p. 223), des pièces isolées près de Soiogs, dans la Sologne (Loir-et- Cher) {Revue num., 1836, p. 305), et près de Saint-Remi (Bouches-du- Rhône) (L. de la Saussaye, Gaule Na»'bonnaise, p. 96. Voy, supra, p. 251, noie). Un trésor trouvé près de Lodève (Hérault) a fourni des monnaies en grande partie avec le même type monétaire de Marseille (Lagoy, Mélanges de numism,, p. 9-12). — Une des plus anciennes de ces monnaies aquitaines pèse 3*%ô6 (= 67, Revue numism,, 1838, p. S23), celles trouvées à Aucb, 3(%3 à 3<',4, celles du dépôt de Vouillé, 3i',2. Les pièces qui ont servi de
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l'aquitaine, la gaule lyonnaise, etc. 259
tère d'or macédonien a été le prototype de ce monnayage étendu et qui a duré ti-ës longtemps. Ce fait n'est pas aussi extraordinaire qu'il semble l'être au premier abord. En Espagne, comme à Marseille, comme en Italie, on n'a jamais, dans l'époque ancienne, fabriqué des monnaies d'or qu'en très-petite quantité i pour ainsi dire exceptionnelleaient, et toutefois les monnaies d'or de Philippe et d'Alexandre, qui n'étaient pas admises dans la circulation en Occident, y étaient aussi généralement connues que le furent au moyen âge ♦ dans les mêmes pays , les monnaies byzan- î rwiippet dor Unes (1) ; cependant les mottnaies de ces princes, frappées en Orient, ne s'y rencontrent pas souvent, car nous ne connaissons qu'un seul philippe d'or véritablement original qui ait été trouvé dans ce pays (2). Nous avons vu (t. II, p. 116 et 426, n* 225) que, dans la Guerre Sociale, les Italiotes avaient copié les philippes d'or; ils furent également copiés dans les provinces grecques de l'Asie et de l'Europe nonseulement par les rois, mais aussi par les dynastes et par les villes; il n'est donc pas étonnant de voir cet exemple suivi par une nation qui s'étendait sur les bords du Rhin comme sur ceux du Danube, qui par ses établissements en Europe touchait aux frontières de la Macédoine et dont quelques peuplades avaient été s'établir jusqu'au cœur de l'Asie Mineure, qui de plus pendant la paix aussi bien que pen-
modèle ne pèsent pas au-dessous de 4<%6 {supra, p. 2H)3 celles d'imitation sont donc beaucoup plus légères^ mais toutefois d'un poids bien supérieur à celles frappées h Massalia à la même époque.
(1) Le Philippe trouvé à Poiis dans la Saiutongc et portant la légende : OIAinnOY, pèse 8s%ô0 (Crazanne^t, /iei;. numism.,\dbS, p. 28U) et semble décidément être une pièce originale» frappée enHacédobie. Mais c'est un fait isolé, et II est certain que les monnaies d'or d'Alexandre ne se trouvent pas en Occident.
(2) Il est aussi à remarquer que d'après le droit de Marseille le maxi-
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260 ciiAPiTBB ir.
dant la guerre était en relations continuelles avec les dynastes et les villes grecques, relations entretenues par la foule de mercenaires qui allaient chercher du service à Tétranger. Nous ne pouvons préciser le fait particulier qui détermina le choix de cette monnaie, nous ne pouvons même émettre aucune conjecture à ce sujet (1), tant
mum de la dot est indiqué en pièeesd'or(Strab. IV, 1,&). H ne peut guère être question ici de pièces romaines impéiiales.
(1) Quant à Topinion qui prétend que les pièces d*or emportées par les Celles comme butin dans leurs expéditions en Grèce, pourraient avoir été l'oceasion du monnayage celtique, déjà Posidonius, cité par Strabon (IV, i, 13), objecte avec beaucoup de raison que probablement une très-petite quantité de Ter emporté sera venu jusque dans la Gaule.
[Tous les savants sont d'accord pour attribuer une seule et même origine aux monnaies d'or des Gaulois; le prototype de ces monnaies est le sfatère de Philippe, flis d'Amyntas^ roi de Macédoine. M. Moramsen s'abstient d'émettre une conjecture au sujet de ce choix, parce qu'on ignore^ dit-il, quel est le district de la Gaule qui en a donné l'exemple. Il fait observer en * même temps que les Gaulois, par leurs divers établissements en Europe, se trouvaient très-rapprochés des fronUères de la Itaoédolne; mais 11 ajoute que les statères de Philippe sont moins communs que ceux de son fiU Aleiandre. Pourquoi donc cette préférence? D'un autre côté, noire auteur rejette Topinlon qui assigne pour origine au monnayage celtique les pièces d'or que les Gaulois auraient trouvées au temple de Delphes. Ch. Lenormantjdans un travail remarquable [Revue numism,, 1856, p. 303 et suiv.] a examiné et discuté les textes anciens qui se rapportent à TexpédiUon des Gaulois en Grèce, sans omettre aucune des difficultés de la question. La première expédition des Gaulois en Macédoine eut lieu à Tépoque où régnait Plolémée Céraunus, Tan 475 de Rome. A cette époque il y avait bien S79 ar. J.-C. des monnaies d'or qui avalent cours dans ce pays^ concurremment avec les statères de Philippe. Il y avait, outre les statères d'Alexandre, frappés en très grande quanUte» ceux de Philippe ArrhiJée et ceux de Lysimaque, roi de Thrace. Les émissions des pièces de Philippe avaient cessé depuis plus d'un deroi-siècle et ces espèces devaient tendre à disparaître de la circulation, lors de Tlnvasion des Gaulois. Il faut donc qu'ils aient trouvé rassemblé dans un seul endroit un trésor de pièces monnayées semblables et Talent emporté dans leur pays. Sous ce rapport, ajoute Ch. Lenormant, le témoignage des anciens ne nous fait pas défaut. Il existri deux versions diamétralement opposées sur l'entreprise des Gaulais
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L AQUITAINE, LA OACiE LYONNAITB, ETC. 261 l
que nous ne saurons pas quel est le district de la Gaule qui en a donné l'exemple; tout ce que nous savons jusqu'à ce jour, c'est que, d'après toutes les probabilités, les plus
contre le temple de Delphes. Ceux-ci préiendaieDt avoir pillé le temple
d'ApolloD; les Grecs, par Tanild elpar amosr-propre oaUonal, oe voulaient
pas convenir de ce fait. Timagône, cité par Strabon (lY, p. 188), asaarait
qae le fameux trésor de Toulouse, enlevé par Q. Servilius Céplon, Tan 048
de Rome^ provenait en grande partie du butin de Delphes, rapporté par xo<( ar. j.-c.
les Tectosages dans leur patrie. Posidonlus (op. Strab., /. cit.) n'admettait
pas cette origine pour le trésor de Toulouse ; il n'avait pas de doute sur
le sac du temple^ mais il combattait par divers arguments la possibilité du
transport dans la Gaule du butin ramassé par les Barbares. Quant aux récits
poétiques^ remplis d'ailleurs de contradictions, qui contestent le pillage du
temple d'Apollon, on les trouve dans iusUn, l'abréviateur deTroguc Pompée
(lib. XXIY et XXV) et dans Pausanias (X. 23, 3-8). Les Gaulois arrivent à
Delphes, après avoir franchi les Tbermopyles, mais les Dieux protègent le
temple menacé, des prodiges de toute espèce, des coups de tonnerre, des
éclairs^ des tremblements de terie, des éboulemeots de rochers épouvantent
l'armée gauloise qui, saisie d'une terreur panique, s'enbiit; tous les Baibares
périssent sans exception ; de toute Tannée, il ne reste pas un seul homme
vivant.
Posidonlus faisait observer que ce n'était pas de l'or monnayé^ mais des lingots bruts d'or et d'argent que Céplon avait trouvés dans les lacs sacrés de Toulouse, qu'à l'époque de l'expédition des Gaulois contre Delphes, le trésor pillé par les Phocidiens, du temps de la Guerre Sacrée, devait être vide. Hais d'un autre côté Diodore de Sicile (XVI, CO) racoute que Philippe, après avoir terminé la guerre, retira aux Phoddieus la droit de posséder des chevaux et des armes, tant qu'ils n'auraient pas restitué le» sommes enlevées au sanctuaire du dieu. Ch. Lenormant pense que la restituUon de l'ur au trésor de Delphes eut lieu principalement en espèces monnayées au nom do Philippe, et 11 croit même, d'une manière fort iogénieuse, reconnaitre dans certains symboles accessoires, empreints sur les slaières du roi de Macédoine, des allusions au culte de l'Apollon delphiquc. Du reste, tous les philippes trouvés en Gaule, à l'exception de l'unique pièce signalée par le baron de Craxannes (wpra, p. 2^, note 1) sont des imitations (ailes par les peuples de celte contrée; les phiUppes rapportés de la Grèce auraient subi une refonte générale; lo modèle de la monnaie gauloise aurait disparu; il n'en serait resté que les imitations, à l'exception de quelques pièces isolées qui auraient pu te perdre ou rester enfouies.
Lcurandennetij. anciennes pi ècôs dc cette espèce ne viennent pas de la vallée du Danube, mais plus probablement du centre m(me de ]a Gaule, qu'elles ne remontent naturellement pas au-
859536 AT. j.c. delà du règne de Philippe II (395 à Al 8 de Rome), et sont probablement beaucoup plus récentes. Elles sont en gênéuur poidf. l'ai un peu plus légères que leurs prototypes macédoniens ; les plus pesantes, et à coup sûr les plus anciennes, atteignent rarement le poids de 8 grammes (1), tandis que le
Telles 80Dt les conclusions de rcmlnent aichéologao qai, comme nous Tenons de le voir, donne pour modèle et origine à la monnaie d'or des Gaulois, Tor au type de Philippe emporté du tré^tor de Delphes. Ces ooncIu8ionr< ont été généralement admises par les savants frarçais et tout récemment M. Fr. Lenormuni (Revue archéologique^ mars 1872, p. 153 etsuiv.)' publié un curieux relief, ayant apportenu comme fond à un poculum de terre vernissée noire. Ce relief, trôs-bieo expliqué, montre un guerrier gaulois, reconnaissable à srs longs cheveux, à ses moustacheâ et i sa ceinture. Il e»t on attitude de combat, tenant une large épée à la main ; devant lui e^t le trépied d'Apollon; derrière on aperçoit un thymialérium; à ses pieds sont une tête coupée et un bouclier gaulois. Ce curieux monument qui Aiit lartle de la collection de M. E. Plot a été trouvé à Capoue; il oflfre une représentation qui montre combien était célèbre l'expédition des Gaolois à Leiphes; le pillage du temple était donc un fait connu et admis par les peuples qui habitaient la Grande-Grèce. (Cf. Comptes rendus de V Académie des inscripi. et belles f titres, 1870, p. 48 )1 J. W.
(I) Des pièces portant la légende assez complète et d*UQ coin passable, et qui appartiennent très-probablement aux plus anciennes de ces imUations, pèsent î^'.ce (=14» 1/2, Dnchaiais, n* 119.— Mionnet, Poids, p. &fi, n* 41); 4«%14 (=78, L. de la Saussaye, Revue numism., 1836^ p. 84); S»',!© (=39 1/2, Duchalals, n* 738.— Mlonnet, n» 47). Les statères de f^^.hS et de S^^SS, mentionnes par Ch. Lenormant (Revue numism., I85G, p. 3i3, ZiS , sont sans doule des pièces frappées par les Barbares; mais il n'est point du tout certain qu'ils soient de fabrique gauloise. — Dans le recueil de la Société archéologique du Luxembourg (an IX, 1863, p. 150), on a publié uie pièce d'or celtique, trouvée à RôJthen près Reekange-sor-Mt-spe; ille porte pour types au droit la tête d'Apollon, d'un assez bon style, et au revers le bige ; le poids en est de 8s%t et le t>U*e do l'or, de 22 carats : celle monnaie se rapproche donc de la pièce qu'on cherchait à ipiitcr.
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l'aquitaine, la gaule lyonnaise^ etc. 2d3
véritable philippe d'or ne s'éloigne guère du poids de8«%78. On trouve souvent chez les Celtes des demi-statëres et des quarts de statère, ce qui est rare en Macédoine ; le type (tête d'Apollon et le bige), avec la légende souvent altérée OIAinnOY* sont empruntés aux statëres de Philippe, père d'Alexandre, qui sont plus rares que ceux de son fils. Ces pièces étaient nommées pfcîltppei, du nom de celui qui les avait fait frapper le premier. Les premiers monétaires qui les copièrent conservèrent le nom de Philippe dont ils comprenaient encore la signification pour les désigner comme tels. Plus tai*d, le type devint de plus en plus barbare ; la légende disparut peu à peu et finit par être remplacée par des caractères particuliers ou des lettres latines.
Pour découvrir la patrie de ces pièces, nous n'avons ou on les frappait. d'autre guide que quelques accidents ou accessoires qui se trouvent dans les types, la forme de la légende, le poids, les endroits où elles se trouvent; tous ces renseignements n'ont pas eu jusqu'à présent des résultats bien clairs. Cependant ces grossières monnaies sont à peu près les seuls monuments qui puissent nous éclairer sur l'état de la civilisation chez les Celtes, avant et pendant la domination romaine ; nous ne pouvons donc passer sous silence les pièces les plus importantes, et en particulier celles qui se rapprochent le plus de l'époque romaine.
Dans la Gaule centrale, nous trouvons des philippes d'or sigoetparucauert. que des signes particuliers nous font reconnaître comme
[Feu M. Rodolphe Bianchet, aulrefoU cooiervateur du musée de Lausanne, ayait promis de réunir^ daos une liste complète, les monnaies d'or celtique et d'indiquer le poids et la qualité du métal. Ce travail qui aurait eu beaucoup d'intérêt, comme le fait observer M. Mommsen {Gesehicfite fies rômischen Mùnzwcsens^ p. 8C2), n'a pas ctc publié.] i. W.
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