LA GAULE BELGIQUE, L ANGLETERRE, ETC
au nom des trois Gaules, jusquW l'époque de Nérort (1).
11 existe une G^t-ande quantité de pièces d'argent et de a»*'«« p'^« bronze de la même espèce frappées par des villes ou des «t «le ^omc. chefs celtes de l'intérieur du pays ; les légendes sont rarement écrites en caractères grecs ; en général, elles sont latines, et souvent barbares, avec des noms presque entièrement latinisés, dans lesquels on remarque fréquemment celui de Julius(2). Les types sont empruntés aux monnaies romaines des derniers temps de la République. Le poids des pièces d'argent prouve qu'elles appartiennent au système romain (3). Le mot semis, qui se trouve sur une monnaie des Lixoviens (Lisieux, Calvados), et dont le poids répond au système semi-oncial (4), prouve qu'il en est de même pour le cuivre.
(1) Eckhef^ Docl.num, i;e/.,t. VI, p. 134 clsulv.- Dochalais, tkseript.tles médailiei gauloises de laBibl, royale, p. 141. Outre TabseDce des Icltretf S* Cff les nombreuses contre-marques apposéos sur ces piècef, et qui sont semblables à celles des monnaies de cuivre frnppées à Nîmes, indiquent que dans l'origine ces pièces D'étaient pas considéices comme monnaies de l'F.m • pire romain.
[Voy, F. Artaud, Discours sur les médailles d'Auguste et de Tibère, au revers de Vautel de Lyon, Lyon, 1820]. J. W.
(2) Lelewel {Type gaulois, p. 285) a donné une liste des légendes. On doitremarquer.parexpmple, Q. DOCl SAMI, IVLIOS. DVRAT. IVLIVS. TOGIRIX* Les légendes bilingues et hybrides sont fréquentes ; quant aux grecques, ou ne trouve qu? KAAETEAOY sur des pièces que l'on rencontre souvent en Sui»se et en Lorraine.
(3) La trouvaille de Basoches, dont nous parlerons plus loin, a fourni pour chaque espèce en moyenne l^^dî à |s',96(=330-37j. Les poids indiqués par Mionnet (p. 3 et 7) et tous les autre;) s'accordent avec ces données ; dt s pièces plus légères se trouvent naturellement en grande quantité, mais on n'a pas de pièces qui aient sûrement le poids du denier.
(4) SIMISSOS(ou SEMISSOS).PVBLICOS.LIXOVIO. Roue ijfCISIAMBOS.CATTOSVERCOBRETO. Aigle. -/iw. numism., 1830, p. 12 et 13. — Lambert,/, cit., p. 141, pK IX, n^ 2.— Ducbalais, n** 37C.
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&8 ay. J.-C.
Quinaires Qf! trouvG CD général ces quinaires d'argent dans toute
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^ptHcésur. la Gaule de César; ils sont plus rares dans la Gaule Narbonnaise, et ne se trouvent que dans la partie septentrionale de cette province ; souvent ils sont réunis en grandes niasses (ce qui est une exception pour les quinaires en général) et sans distinction de types; ordinairement ils sont mêlés à des deniers consulaires, jamais, que nous sachions, avec des deniers de l'époque impériale (1). Il est clair que ces quinaires et ces semis ne sont pas contemporains des philippes d'or, mais qu'ils ont été frappés beaucoup plus tard, à la suite sans doute des règlements administratifs imposés à la Gaule par César en 696 et années suivantes. Ce nouvel état de choses amena naturellement la cessation du monnayage d'or qui fut remplacé par une émission d'argent et de cuivre; les pièces d'argent étaient une nouveauté pour les Gaulois. Ce droit ne fut accordé aux provinces conquises que dans certaines limites ; le denier et peut-être l'as semblent avoir été réservés à la monnaie de l'Empire,
L*altribaUonene8t8ûre, puisqu'un exemplaire de cette monnaie cxtrémemf ni rare s'est troufé à Vieux, p^è^ Caen (Calvados) et un autreà Gouy (Seine-lnfcrieure) ; la légende aussi marque que celte pièce avait un cours 1(^1 dans le pays des UxoTil. Elle pèse 7s'.40 ou G*%43(=1?1, Lambert).— Sur une monnaie Kemblable 11 y a un autre nom: MAVrENN..CA.^^..MISSOS PV... (F.deSaulcy. Rev, num., 1857, p. 403).
(1) Outre les trésors dont nous avons parlé à la p.3CG, note 1, on peut citer encore celui de Bazoclies (Eure-et-Loir), dans lequel se sont troarées Ips monnaies avec les légendes EPAD— LITA— ARIVOS- nf SAN- TONO-ANDECOMBO-ATEVLA. i^ VLATOS — CALEDV- SENODON. i^CALEDV— SOLIMA-TOGIRIX (Duchalalf, Bev. num., 1840, p. IGS et suiv. ) ; celui de la Kousselière, dans lequel il y avait entre autres les quinaires avec les légendes TOGIR IX — Q*DOCI.SAMI et plusieuf s deniers romains (L. de la Saussaye, Rev. num., 1836, p. 306), et rciui de Valence (Drôme), où Ton a trouvé 300 exemplaires avec la légende DVRNACVS (Rcv. num., 1837, p. (0).
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