MONNAIES D* ARGENT
la même valeur que les auciennes, malgré la réduction du poids et l'augmentation de TalUage.
Les historiens (1) racontent que Trajan fit refondre en Tan 107 tout ce qu'il put de vieilles monnaies pour en fabriquer de nouvelles; c'est alors que l'on frappa les monnaies dites de restitution avec des types républicains, M<»n*i" diui
de r«»tltuUon.
mais au titre et avec le poids de l'époque de Trajan et en y ajoutant le nom del'empereur, avec l'indication qaece sont des monnaies restituées : IMP. CAES. TRAIAN. ÀVG. GER. ^^ ^^^v. n« lo. DAC. P-P* REST(t/ui/). Ce ne fut pas la démonétisation (2) des deniers de la République qui motiva cette mesure ; on prit pour prétexte l'état des anciens types qu'un long usage avait rendu presque méconnaissables, mais dans le fait elle ne fut adoptée qu'à cause du profit considérable que le trésor devait en retirer, et la preuve c'est que les deniers légionnaires de Marc-Antoine, qui étaient d'un plus mauvais argent que les autres, ne furent pas refondus alors et qu'on les trouve mêlés aux deniers de Trajan et à ceux de ses premiers successeurs. Leur refonte et leur restitution n'eurent lieu que sous Marc-Aurèle, évidemment parce qu'alors le titre de l'argent avait encore baissé et qu'il y avait bénéfice à refondre les pièces qui jusque-là avaient été épargnées. Outre ces considérations pratiques on ne peut pas nier cependant qu'une certaine prédilec-
(1) Dio. Cass., LXVIIIy 15 : Td xe vdiuji&at icâv xb i^Crn^ov auvcxt&vtuocv. Cette remarque se rapporte à peu près à Tanuf^ 107 ; les monnaies de restitution, puisque Trajan y porte le titre de Dacicus^ n'ont pas élé frappées ayant l'année 103. Cf. dans rouvrage de H. Gohen^ Monnaies de la République romaine, p. XXX, le catalogue des pièces restituées.
(2) C'est ce que pense Borghesi (Dec. III, 9, p. 28; Œuvres compl,, 1. 1, p. 216); mais cette optBlOB est incompaUble aTOC ce que nous dirons plus bas sur les deniers légionnaires de Marc-Antoine.
Googh
Méd&illet fonrr^M
tioD de Trajan pour les anciens souvenirs n'ait aussi contribué à la restitution des types antérieurs (!)• Les pièces anciennes qui échappèrent alors au creuset continuèrent à circuler et on voyait encore au quatrième siècle de notre ère (2) des pièces de la République et de César.
L'art de la falsification par le doublage des pièces continua à s'exercer avec un certain profit ; les produits en étaient payés cher par les amateurs de raretés (3). Sous
(1) II a été parfaitement démontré par les trouTalIles et par d'autres ob> serrations que les pièces d'or de César et d'Auguste ne circulaient ni ne pouvaient circuler au temps de Trajan, de sorte que leur restitution ne peut être regardée que comme un jeu. Ceci est confirmé par un autre fait : les monnaies d'or de cette époque qui ont été restituées par Trajan n'ont pas, pour la plupart, des prototypes, et il est évident que quelques-unes, entre autres la pièce porUnt la légende: C.IVLIVSXAESIMPXOSIII. n'en ont jamais eu (Eckhel, Doct, num, vet, t. V, p. 101 et t. VI, p.lS). Il en est de même pour la restitution des deniers de la République qui, d'après les trouvailles, avaient déjà disparu du commerce avant l'époque de Glcéron, comme l'ancien quadrigatus (t. I, p, 969; t. II, p. U, note 2), et les deniers au type des Dioscures et portant des emblèmes de familles qui sont expliqués par des légendes. {Voy, i. II, p. 218 et sulv. la liste des emblèmes et des symboles). Il parait certain que les monétaires Impériaux, en cette occasion, voulant montrer les origines de la monnaie d'or et d'argent par des restitutions imitaient ou du moins avaient la prétention d'imiter les pièces d'or de l'an 708 et les deniers aux types des Dioscures et du quadrige.
(2) Les deniers légionnaires de Marc-Anlolne ont été trouvés dans le trésor de Bemhamvyell enfoui sous le règne de Commode et dans celui de Wldenhub enfoui sous le règne de Galiien ou même après la mort de ce prince. {Voy. ci-dessous]. A Voorbourg nous ne rencontrons de deniers impériaux que depuis Vespasien, mais avec ces deniers s'en trouvent quelques-uns du triumvir Marc-Antoine (Jaossen, Muséum te Leyden, p. 343). Dans le trésor de Famars, enfoui vers 307, il y avait encore quelques deniers républicains; et chez les Germains llbreà, comme le prouve le tombeau du roi Childéric (mort en 481), ils ont eu cours jusqu'au v* siècle.
(3) Plin., HisU nat., XXXIII, 9, 132 : In hac artium iola vitia discuntur et falti denari spectatur exemplar plurilmsque vêtit denariis adulierinut emitw\
Googh
Auguste quelques types paraissent avoir été régulièrement
fabriqués de cette façon pour le commerce des Indes (1) ; pi. xxxiv, n* é.
leur nombre diminue cependant avec l'altération du
titre. Communes sous Claude, sous Néron, même encore
sous Vespasien, elles deviennent plus rares sous le règne
de Domitien (2).
Monnaiei» de bronze.
Jusque vers Tannée 716 il n'y eut pas de grandes varia- » av. j.-o. tions dans la monnaie de bronze ; pendant quelque temps, Bronse d» pompée
1» 1 V ^ / «V .1 f et de ICfrc-An-
comme nous 1 avons vu plus haut (page 7) , il ne s en toine.
frappait même plus du tout dans la capitale et très-peu en
province. Les as des deux Pompée (3) et ceux des amiraux
de Marc-Antoine (A) étaient encore semblables à ceux de
la République. Mais bientôt le système changea. Déjà la
plupart des pièces de Marc-Antoine sont taillées d'après
un principe analogue, il est vrai, mais présentant des diffé-
rences considérables. Il y en a de cinq grandeurs : 1* les Pi.xxxni,n-M
(i) Comme on le verra dans la quatrième parUe de ce( ouvrage. J. V^.
(2) Cohen, Méd» imp,, t. I, p. 167, 178, 337.— Akerman, CaU of Roman Coins, t. I, p. VllI. — N«m. Chron,, t. VI, p. 70.
(8) Que la tète de Janns se transforme en portrait, ceci n'est qu'une chose inaigniflante. Cf. t. U, p. 537, note. (Cohen^ pi. LXUl, Pompeia, n* 8)« Pour Talliage des métaux^ voyez 1. 1, p. 204, note.
(4) ANTONIVSIMP— LATRATINVS.AVGVR. Au droit : Tôte p». xxxm, ». a. de Janus. ^ Proue de navire. CRlccio, p. 206, nM 1 . — Cohen» p. 290, n* 12, *
pi. LXVI, Sempronia, n* 6).
Googh
14 CBAPnBE II.
ptà€«» de qmlreas on ëesterecs? 2^ eelles d^ ttois as^ â* dé
âeiH ad^ A"" d'un ss^ Sr^" de» seans et des sextans (1). Ellesi
pcnrtent en gèoéraltes marques hS oq a, F, B, A, S,«« ^t oDt
PI. XXXIII, n" 8. toutes des types difiéreDt». Sor la pièce de quatre as o»
voh au rerers wa quadrige d'hippocampes au beu de la
PI. XXXIII, n» 4. proue traditionnelle ; la pièce de trois as porte trois tètes ;
les trois plus petites pièces reproduisent les types répu-
pi. XXXIII n- 6, blicains (2). Le métal n'a pas encore été analysé ; le poids
est très-irrégulier, mais il se rapproche moins de l'ancien
système semi-oncial que du système que nous verrons
bientôt adopté par Auguste (3) .
Durée de ce L'émissiou dc ces pièces n'a pas duré longtemps, environ
Commencement du do 71 6 à 719 {supra^ p. 7). mais elle eut une grande in-
^^* a«f »r fluence sur les nouveaux bronzes de l'Empire qui comoien-
mencîature. ccut OU 739 dc Rome {supra^ p. 8 et 9). A dater de cette
, « époque, nous avons le sesterce ou nvmmus^ devenu désor-
15 ftv. J.-C. *^ ^ » '
mais une pièce de cuivre et appelé par les Grecs xexpxwàpiov,
Ci) M. de Rauch {Ann, de VInst. arch., 1847^ p. 283) cite le sexlans de Capito, el Dorghesi (cité par Cavedoni^ Num. bibl., p. 133)^ celui de Bibulus. MWs ttk obscfviwf, qu'au^paravant comme après, le qtiadraili était la plus pdtttomonnato ovdineii», or ptub douter d'il ne se tnw^ pa» plutôt tMiB globules SUT ces pièces extrêmement rares et pour la plupart mal conservées.
(S) Sur la légende et l'époque do ces monnaie?, voy. supra, p. 7, note 3. Qfiàml k leu!* paterne, e'esf Borghesi (ciW par Cavedonf, Num, àibl., p-. i 18 et 6uiv.)f ^ui nous en a fourni les premiers éclaircissements. I^ marque S PI. xxxill, n<» 7. est indiquée par M. Cohen (p. 236, n» 4, pi. LXI, Oppia, n« 4); les autres sont coiTnues. Les têtes des Dieux se changent en portraits, la galère est souvent remplacée par une dt)uble galère, mais ces changementâ ne sont pas particuliers aux pièces de cuivre de Marc-Antolne, on les retrouve su^ toutes les pièces récentes du système semi-oncial.
(3) tes pold^fbumls par Borghesi et Cavedoni sontlcs suivante: tfSet A:
22«',38 (usée). - F .: 23«',26. — B*. I4k',425; 7«^,3^. —A : 9«%W ; 5^,90; 4*%ro ;
4f,50 (dmuD); %f,19',9^,9(il^'^ S - 4r,23\ 11^ la madUro' â/bMt lat ibta«lB8
* dMsatenH leur mMMie d« cu4vre, cêB peicfai 8'aoMPiwitttè9^M«n mec un
poids normal de 27>^>29 pour la pièce de 4 ai.
Googk
MONNAIES DE ÈJtONZË.
le dupondiUs; fai {i)) te smîS (!2) et fjroMèÏÏiènt le qaadrans (8); cepenaamt ofif v6it d}sf)araîtfe les sèmîs aè|)Uîs
PI. XXXIV, n** 8-18.
(/) L'opïfiioft' de ècrghcsi ^cilé par Cavcdûnl,NMw. bibl.,^, 130), d'après laquelle Tas comme quart d'onco s'appelle aussi sicilicus, n'est pas exacte; elle 8'appuic sur un passage de Pétrone [Satiricon, XIY), altéré dans les éditions^ et sur une inscription d'Espagtic (Muratorl, p. 1063,t), qui est Inintelligible et corrompue ou fausse. — (Cf. Corp. inscr, lat., t. II, p. 2011).
(î) Nt/i'C {Uist, nat., iiixis, 2,4) nomme les (rois plus grosses pièces ; les marques des monnaies de Nérot), i'ailléurs, frt(îl(irient fexfstence flu dupondius, de l'as et du semis. Borghesl (cité par Cavedonf^ Nti/n. hibl.y p. 117, 126) ajoute encore le tressis, mais nous doutons qu'il ait raison. Il Yjfsanj dire que le règlement relatif aux monnaies ^Ubii par Marc-Antolnc ne formait fw tffte base Inyariabfe pour Auguste. Nf la monnaie de ti\\oi portant la légende ACCAPfA TPfA (EcRhfel; Vàct: niirti. vèt, t tt, p. 565)/ ni les rares pièces du Bosphore d'une valeur égale àtrolvas né peuvent ser\ir à rien quand il s'agit de la monnaie de l'Empire, pas plus que les pièces d'Anlioche , valant trois deniers ne prouvent l'existence de pièces sembTable» dans W mottttaie itapétWé ; énOiV ttii dil teàps de ifièrc des pièces avec coiiiiins types variant entre la première et la seconde grandeur et qui s'accordent asseï bien avec un poids de 3/4 de sesterce, mots cela n'a guère d'importance quand il s'agit de monnaies de cuivre. Le silence de Plfne et Talscnce de cette marqfùe sùV leé i^ctites monnaies de cuivré à l'effigie de Néron sont deux diiotos Beaucdtt)y i^us ^n^oi^tantes; mais avant tout il ne faut pas oublier (^c les Refilés i^fêcés dTvlsionnslres doivent être facilement reconimissables et <^'en générât Cest pédiétneni mi lés petiles pièces que l'on observe ^absence de marquer séiiftblables à celles qni distinguent les grosses pièces de cuivre româhréd dlTlâées en trois classés.
(3) La plupart des passages ot foff tronve la mentlofa du: (jftiïi'dTans dons l'Emi^iré sont insulBunts péor conclure en favettV dé I^einstënce"^ de cette pièce dans la monnaie courante. Plutarque {Cicèil'o, XTflX) dit iTb'XeircdTatov Toô x«^M>0 vojitopaiToç xouaôpdv^v èxd^ouv. BOi'ghfe^ s'appuie principalement sur ce passage pour croire à l'existence dV qd'arTrdns; mais les expressions de Plutarque sont plutôt contraires que favorables à cette idée. On pourrait plutôt citer iro passage de Gaîas (tnsUlut., f, 122), quoique ce dernier pasiafR ne soit pas nnn ])lu8 décisif. Tontefoisit semble qu'au-deslsous du «emi», ii y avait encore une autre pièce divisionnaire dont les exeniplaircs ne portent aucun nom, tandis que les anti'ea' ont les noms des empereurs depuis Néron jusqu'à? Trajttn (Bofglwl cité par CaVedorii, Num, b(6l,, p. 136).
36 CHAPITRE It.
Antoniu le Pieux et les quadraas depuis Trajâu (1) . Quant aux pièces d'uD plus grand module et qu'on appelle ordinairement médaillons^ ils ne portent pas la marque de la monnaie de bronze S* C et forment, comme on sait, une classe tout à fait distincte (2).
Les anciens signes destinés à indiquer la valeur et conservés encore sous Marc-Antoine sont désormais abandonnés ; Néron seul a marqué les trois pièces moyennes vu XXXV, n- 4. par IL I, S, et sur les dupondius, la tête de cet empereur PI. XXXV, n« 6. est radiée, tandis qu'elle est nue ou laurée sur les as (3). Cette dernière distinction semble avoir été définitivement adoptée par les successeurs de Néron, et se trouve en général sur tous les moyens bronzes. En outre, les pièces se distinguent par la couleur du métal, et par le poids auquel correspond la grandeur de la pièce.
Alliage. Le bronze républicain, depuis l'époque de Yaes grave
(1) Borgheai (cité par Cavedoni, Num, bilL, p. 134, 136) remarque que les semis ne se trouvent que depuis Auguste jusqu'à Antonln le Pieux, et que les quadransy du moins ayec des noms d'empereurs, n'existent plus après Trajan. La petite pièce de cuivre de Marc-Aurèle avec la tête d'Ammon (Cohen, Mid, impériales, t. I!^ p. 519^ n** 448 et 449) est probablement une pièce de la Oyrénaïque.
(2) Les monnaies entourées de cercles, desquelles ces médaillons semblent être prévenus^ sont bomogènes. Voy. Eckhel> Doct, num, vet.^ t. I^ ProL p. XV, XVII, LXXVU et t. VU, p. 346.
(3) Dupondius de Néron avec la couronne radiée dans Ramus, Cat, num, vet, Musei régis Daniae,Xï'* 53, 61-63, 135^ 136, ltl-143, 145; des as avec la couronne de laurier dans Ramus, loc, cit., n«« 52, S4, 64, 84. 11 est vrai que M. Cohen décrit aussi des dupondius avec la couronne de laurier {Méd. imp., 1. 1, p. 207 et 208, n** 261, 272, 273) et des as avec la couronne radiée {Ibid,, p. 194 et 201, u"* 142, 213); mais VL, di^ ^'àuch {Mittheilungen der numism. Gesellschafl in Berlin, 111, p. 2S9) dit que les pièces de cuivre avec !a Couronne radiée sont dun meilleur métal Jaune que celles avec la couronne de laurier.
Goo^i
jusqu'à la mort de César, contenait un alliage de 5 à 8 7„ d'étain et de 16 à 29 7, de plomb (tome I, p. 204) ; Tétain se trouve dans tous les bronzes de l'antiquité, même dans les monnaies celtiques et dans les anciennes médailles grecques ; mais le mélange du plomb est une invention particulière aux Romains, et il ne se trouve que dans les pièces frappées par le gouvernement romain ou sous son influence (1).
Auguste ordonna que le sesterce et le dupondius fussent fabriqués avec du cuivre jaune (ôpeCxa^xos, orichalcum)y Tas et les petites divisions avec du cuivre rouge pur (2) et sans mélange d'aucun alliage (3) ; les pièces de bronze impé-
(1) Klaprotb, Gôbel^ Phillips ont trouvé dans les monnaies de cuivre d'Alexandre, des Ptolémées^ d'Hiéron, d'Athènes, d'Olbia et d'autres villes un fort alliage d'étain, par exemple dans une monnaie frappée sous les Ptolémées Jusqu'à 16 0/0, mais ils n'ont pas rencontré de plomb ; une pièce seulement de Philippe V^ roi de Macédoine, en contenait Sc'^SS, une autre d'Athènes, Oc%G3. Le plomb ne se trouve ni dans les plus anciennes monnaies des Celtes (L. de la Saussaye, Revue numismat., \BZT, p. 243)^ ni dans leurs anciens outils. Mais si l'on rencontre do plomb dans les monnaies ce!< tiques d'un âge plus récent (Gaylus, Recueil d'antiquités, t. VI, p. 331), aussi bien que dans les monnaies de cuivre frappées à Naples^ dans le BrulUuni, chez les Mamertins, à Genturipae et à Syracuse, analysées par Ktaproth et Gôbel, il est vraisemblable que cet alliage est dû à l'influence romaine.
(2) Pline {Hisl. na/., XXXIV, 2,4) dit:(i4e* Cordubense)aLivianocadmeam maxume sorbet et orichalci bonitatem imitatur (c'est-à-dire : le cuivre de Cordoue contient après celui de Livium le plus de zinc et égale naturellement le laiton artificiel) in sestertiis dupondiariiaque, Cyprio suo assibus conientis.
(3) La loi Julia contre le péculat^ laquelle ne peut être attribuée à César, mais à Auguste, prescrit aux monétaires de ne pas introduire d'alliage dans la Dooimaie de bronie : Ne quis m.... œs publicum quid indat neve immisceat,., . quo id pejus fiât, (Supra, p. 25, note 2).
Googh
^8 mW^^ ïlr
riales de la |jplle épQq!|.e répon(|ef]Jp^rf^itefpppt ^ cp r^gjfi* iDpnti qui semblp avoir été eiT)ppi|t^ aux appipppps pfècRS des Massaliotes (|) ou à qjjelqf^içs pjècg^ gfeçqueQ dp même système (2).
1} Cf. Revtte numism, belge, 3* série^ 1. 1, p. 819. J. W.
(2) C'est principalement à f^inkerlon {^ssay on Medals, f. J,p. I06et8ul?.), qu'on doit d'avoir Ûxé l'attention sur la différence du métal dans les monnaies de cuivre de cette époque de TEmpire; cependant les résultats obtenus par Plnkerton auraient besoin d'être confirmés par des analyses chimiques. Le même reproche peut être adressé à ^cKhel {Addenda, p. 3); et même BorghetI, en traitant cette question diHlcUe, n'a pas assez eu égafd à la ()i(rérence <fes métaux. Les analyses faites depuis par Phillips {yoy, t. I, p. 204, note) et qui malheureusement sont peu nombreuses, ainsi que celles de Rlaproih et de Gobel (dont les détails cependant ne sont pas trop exacts, plusieurs pièces ayant été si mal décrites qu'on peut à peine les leconnaltre), fournis* sent les résultats suivants :
Settereêt.
Ctisia, M êf. i. C. (MM douta C. CatflDf Celer soes Ao- Kotte, Hifrat p. 8, not. S). .
Glande, Ramut, n<* n
Néroa, €0 ap. I.C.,aTec Rome ateise
Hadrien. HOaM.CATtc For^ tunat reduei
FaneUne Jeune, 168 ap. J. C,
avec Ptetas
Dupondiut.
Califola, Ramuf . n» 8
peni-étre le même (f )
Glande, «amne. n* «i
TItot. 79 ap. J. G
Sêiteree» ou Dupondiui.
Vetpasien
TraJan
Trajan
biTut Anfnttns, Ramna , n? 817.
Gallfnlft, RaoMS, n^M. . . .'.
Vespulen, Ranus, n» m. . .
GRÂNDaCt
on poids.
oookBoa.
î8«r.«ÎJ(=868)
janne.
tt
tr
traccf.
Philllpa ««bel
^•une|>raian|.
philllpa
J3fs65(=865)
Janne clair.
Pblllipe
blaDcjiàtre.
Phllllpe
moyen brome
tir,58t=178)
Janne.
79,8 80,1 Tf,l 83,04
Gôbel
itfbel P^IUIps
8,or
G^bel
Sfôl
mo^enbroQxe
Nous ne connaissons point d'analyses des pièces de cuivre de la troisième grandeur (petits bronzes). Il serait à désirer que les essais fussent renouvelés et multipliés sous là direction d'un numismatiste expérimenté.
Googh
MONNAIE^ m PHONZE. M
Les grands bropzes ont une couleur jaune et souvent v«iear des pi^^e» brillante (Cpoime For, et leur analyse donne */, de cuivre et qléT""^ Lr environ V. de zinc ; ce sont donc les se$lerce$. Parmi les ^«>«ï««r.
• PI. XXXV, n* 3.
moyens bronzes, les uns donnent à Tfinalyse les mêmes résultats, d'autres ne contiennent ni zinc ni plomb et sont de cuivre pur. Les premiers sont évidemment^ des dupondius^ et les derniers des as. Parmi les petits bronzes pnfin, les n. xxxv, n- e plus grands sont des seniis et les plus petits probableipopt ^^^' des qui^dfans.
L'nltération de la monnaie de cuivre semble marcher Altération parallèlemept avec celle de la monnaie d'argent ; malheu- " "^""* repsement les analyses qui ont été faites jusqu'i ce jour sont peu nombreuses et offrent peu de garanties. Déjà sous Nérpn et les Flaviens, la quantité de zinc diminue dans les grands bronzes et se trouve remplacée par de Tétain j sous Yespasien , on trouve déjà 1 •/^ , spys Hadrien 2 Vo» et sous Marc-Aurèle jusqu'à 9 *»/. de plomb. Cependant cet abaissement du titre est beaucoup plus lent et dans une proportion beaucoup moins grande q^e pour l'argent; c'est une des suites les plus évidente» de ce que le monnayage du cuivre ne d«^.pendalt pas du gouvernement, mais du conseil d'État (1^ Sépat) çt q|ie le bénéfice qu'on en tirait n'entrait pas dans la caisse ^e l'empereur, mais dans celle du Sénat.
L'Anonyme d'Alexandrie, que nous avons souvent c^té, poia. du grana fixe le poids du nummuê valant un X/k de depiei* d'argent, ^">n"»<>"'»''y«" à une once romaine, le poids de huit deniers de Néron. Cléopâtre donne au dupondius le poids de quatre deniers, et ^ Tas celui d^ deux deuiers (1). Le ppidâ des sesterces
U t^xte ordiiiiiM€|^4el qu'U es( par ^empie 4oimiiA par Utrqo^a {§^ ke$ sur les fragments d'Uéron, p. &|), fft (^| cûrr«4|ipa «4 4» w^ixt
cherches sur
Googh
depuis Auguste jusqu'à Élagabale correspond à 27«',29; et ce poids normal est maintenu avec une exactitude remarquable pour de la monnaie de cuivre (1). Mais le poids du dupondius et celui de Tas présentent une singulière anomalie: le dupondim de Titus analysé par Phillips (supra^ p. 38, note 2), pour citer un dupondius au sujet duquel il ne soit pas possible d'avoir des doutes, est en rapport exact avec le poids du sesterce et pèse environ une demi- once, mais tous les moyens bronzes ont le même poids d'une demi-once et il n'en existe pas qui présentent le p^ids normal de 1/4 d'once = 6«',82. Suivant toute apparence, le poids normal de l'as est donc le même que celui du dupondius, c'est-à-dire d'une demi-once environ et la différence de ces deux espèces de monnaies n'était ni dans le poids ni dans le module mais uniquement dans la couleur et dans l'alliage (2) . Évidemment pour les pièces
dre valeur que celui qui est cité par Scaliger (de Re numm,, p. 48, Lugd. Batav.y 4616), et Gronovius {de Sest, p. 192 et 103^ Lugd. BataT., 1691). Voici le texte avec les variantes entre crochets : Aiotipeltai & ix iceptouoCoç xa\ ttÔTjvdpiov xixk *P(0[jia(ou{ elç \Upyi qtpvf' [qwjvp'l' lyti yàp xpoicaïxà (des victorlats) fl\Upyi ip'l voûiJLiiou; ô', dbddpia iÇ"'ô 51 woù^\ijo^ oÙYytav [oùyyteç] ixci t^ 9tot6iui>. Ailleurs ce passage est attribué à Jules l'Africain. — Gléopàtre^ dans Galien, cap. X : KaXeîTou Sk oO'pcCa xtTpoaoaipiov 'ixoiXtx^.
(1) Les soixante sesterces depuis Auguste Jusqu'à Élagabale pesés par M. Pinder donnent: ZO^.Ql (Néron sans les lettres S. C*)f 30*' (cinq), 29>' (trois), 28»' (cinq), 27»' (douxe),2««'(onze), 25»' (hult),24r (cinq), 23»' (quatre), 22«^ (trois), 21»" (deux), 20*%06 (Commode)^ 18<%2 (Hadrien). Un sesterce de Tan 218 pèse encore 26(^,8; les autres plus récents sont tous d'un poids plus faible.
(2) Cest là en général l'opinion de Pinkerton. Borghesf, cité par Cavedonl Num, 6i6/., p. 129 et suiv.)) au contraire, est d'avis que toutes les pièces de deuxième grandeur sont des dupondius, à l'exception de celles de Néron avec la marque I, qui (d'après Cavedonl, p. 13) pèsent de 8«',1 à8s',3,etd'une pièce de Trajan avec les lettres S.C au milieu d'une couronne de laurier et autour la
vieilles et salies par la circulation, cette seule différence ne pouvait pas suffire*, il devait en résulter des erreurs et c'est probablement pour parer à cet inconvénient que l'on adopta plus tard des types différents et qu'on y ajouta quelquefois des signes indiquant la valeur. Les semis pèsent assez généralement de i^ à 3«',8 (1) et les toutes petites pièces de 28',1 à 2«%4 (2)^
Il paraît donc suffisamment établi que le poids normal de l'as, fixé dans les derniers temps de la République à une demi-once, fut conservé par les ordonnances d'Auguste
Poids du p«Ut bronze.
Conclusion.
légende DAC.PARTHICO.P.M.TR.P.XX.COS.VI.PP. qulpèsetin peu moioB de 7>^ Mais si cette assertion est vraie, que deYieut alors le raisonnement fourni par Pline, parfaitement confirmé par les analyses chimiques? 11 est donc plus vraisemblable que Néron etTraJan qu'on sait avoir altéré la monnaie, et dont le premier semble même s'être arrogé le droit de monnayer du cuivre {supra, p. lit note 2), ont fait également diminuer le poids et la grandeur des pièces de cuivre, que d'admettre que ces pièces-là étaient les seuls as de la monnaie de l'Empire ; car tous ceux de Néron dépassent encore le poids d'un quart d'once et quelques-unes de ses monnaies de enivre sont de deuxième grandeur (Cohen, Méd. imp,, 1. 1, p. 201, n* 209; cf. V Introduction, p. XIII), tandis que la plupart sont entre la deuxième et la troiaième grandeur. Au contraire, le plus grand nombre des monnaies de cuivre de la deuxième grandeur doit représenter sans doute l'as, excepté les pièces plus rares de laiton, depuis Néron avec la télé radiée, par exemple de 14«',6(Domitien, Pinder, p. 164) et 126%22 (Vespasien, Pinder, p. ICO), lesquelles sont des dnpondius; M. de Rauch {supra, p. 36, note 3) confirme ceci en disant que les pièces qui portent la tête radiée Font eneffetd'un meilleur métal Jaune. Une dilTérence de poids n'existe pas, si ce n'e^t que les monnaies de laiton ont été toutes plus régulièrement et plus soigneusement frappées que celles de cuivre ; d'où il résulte que Eisenschmidt (de Pond, et Mens., p. 29) fixe le dupondius à environ 16*^ et Tas à 12 ou Hc'.
(1) Les semis de Néron marqués de la lettre S pèsent à peu près 3c%8 (Gavedoni, lac. cit., p. 73). 229 exemplaires du temps d'Auguste donnent un poids moyen de 3<%08 (Borghesi, cité par Gavedoni, loc. cit., p. 134); 70 autres varient entre 3»',3 à 8»',5 (Gavedoni, loc. cit., p. 73).
(2) Gavedoni (/. cit., p. 73) a trouvé ce poids pour les pièces de Néron.
Goo^i
42 (JffAPffRp if,
î]]jeiit ^4:^p3^pp§ (le)pur poirf^ nRrrtiaj, ce qni avait (|éj^ eu }fpu a^pfirfiyc-^nt (t. H, p. ^53 et suiy.). I^eseipispt Jp quf^- ()r^n^ s(^ r^ppfochpn^ pn effet plu§ 4^ t/3 ^^ ^M 1/16 de l'once que i]x 1/4 et du ^/3; quant apx dei^x principales piècps nQuvp)lpq[}ppt ajputée3 à la série de cuivre, elles furent fabriquées avec un alliage plus précieux et leijr poids fi]f réglé sur le pied de ^rqis pi^cps. {.es noms de içnicr et de se$leyc^ épient ^ouypnt employés par les médecins ppur indiquer un ppi(]s efïeptif ; nécessairen^ent alors op ne tenait plus compte de la valeur supérieure du métal qui compensait le poids dans les monnaies, et Tas signifiait tquf simplimeqt Ip qqart ç\^ poid^ 4*uO« pièpe (le quatre as.
§ IV
Proportion des mêÇaux dans les pionnï}ies des preppiers eippereuri.
P'aprèsi j^ BrQRflrtion établie priginairerpeflt entre les
trois métaux pour les monnaies de TEmpire, une pièce d'or
valait 26 deniers d'aigent, 100 sesterces de laiton et 400
Valeur des mon- do çujvre (1) . Pa^ çoqséquppt Vio ^^ livre d'or avait ui^e
d'argent. **' ^ valjBVir égale è^ "/si l^V. d'argent = 8 7, Uv. de laiton =
1 6 Vs liv, de cuivre ou bien :
Or.
Argent.
Laiton.
Cuivre.
(1) Le ducdeBl^caa a coj^pjoyé partout d^^s sa (ri^duction|eiYio^/âiYonpour désigQcir \e cuivrej^auna ^\ le|;i[\ol cuivre po^r ^ési^i^çr le cuivre rouge, J. W.
Googh
PROPOQ^îq^ P^ l^fÉTAlîX. I^p
Pl^^ ^-a jesprQpPrtjop^cIjaijgèrfii^f, p)^}^ p«fj>ifpe ces chaî)geni,ept3 sont dûs moins à unp (podific^j^joi] r|è.ç}|^ ^pppjTtée (J^ns lespojd^ pfpppr^fopnejs qu>ui)fi ^èv\^ flQ fl^ptu^tions q-rbitraif-es, jl est iJifDcil.e fie les rédujre ^ une fpf- HjpjQ généraliB. Admettqns, pr^v exefppje, et c^^e ^y^- Ip^tion paraît être pxacte, que idepuis Nérqp JHsqn'à Tr^j^n il) 1^ pièce 4'Rr était 7^ Jq iiyre = 7«^,443ap3 pillage ; la pièce 4*argent 7„ de liv. = 3s%4^ avep Viq A>1- Ijage, 04 biep '/„, de |iy. == 3«',07 de p|éfaj fjp; p); nqjjs aiirpps |a proportjpp :
4rjîeDt.
(4iitop.
C^lm.