VALEUR DES PIÈGES DE CUIVRE
cuivre; leur cours baissa sous Justinien. Les changeurs
vendaient le sou d'or à 8750 deniers, par conséquent ils
prenaient 100 deniers en cuivre pour 68 4/7 deniers en or.
lustînien voulut y mettre ordre et en fixa le taux à 80
0/0(1) ou à 7,500 deniers pour une pièce d'or. Pour ne
pas faire profiter les détenteurs du cuivre de cette hausse
de 68 A/7 à 80, on eut probablement soin de retirer en
même temps les anciennes pièces, de les remplacer par
de nouvelles et de les échanger dans la proportion de sept
anciennes contre six nouvelles, en ordonnant aux changeurs
de suivre désormais cette règle. En effet nous voyons une
grande différence entre les pièces de cuivre des onzepre- doT molmSrde
mières années de Justinien, et celles des années sui- ^ doMièmê^ainée
vantes (2) ; il est donc vraisemblable qu'à partir de la de^j^tSen
douzième année de son règne, on commença à fabriquer des
pièces de cuivre d'après un modèle tout nouveau.
(i) Procop., Hist. are,y c. 25 : <i Ôfe xa\ èç Tât xip^xa tok PaaiXaOaiv etpfaaraiy oO {jLOi Tcapitéov oXo\l%i elvai* tûv yàip àpYUpajiOiGuv icpdrspov Uxa xat 6iaixo9(ouc ô6oXo6ç^ ot»< ;poXei<; xaXoûatv (= pièce marquée 40 valant 41 2/3 deniers, supra^ p. 166), ûtcI? év6î Tcatîipoç X9^^^ icpoiÊoôat toi; Çujj^dXXouotv (c'est-à-dire aux négociantâ) eUoOfJruv, aOtoV èmTexvc&pievoi xép6ti olxeta ÔYÔoiixovra xa\ èxax^v (idvouç ûitlp xoû cratTipo; $(5oa0ai tooç ô€oXoù< SietdÇavTO* viùr^ ^\ vojjiCa'jLaTOç éxdorou -/puaoû Ixrriv dicéT€|xov {jLoIpav — Cf. Suid. sob yerb. xépjiaTa et ô€oXd;. — Ce passage est caractéristique pour un calomniateur comme Procope. 11 était évidemment indifférent pour la valeur, non pas de la monnaie de cuivre, mais bien de la pièce d'or, que la dernière valût 210 ou 180 pièces marquées 40.
(2) Pinder et Friedlâuder, Mûnzen Justinians, p. 6 et 29.