ILLES ADMISES AU DROIT DE CITÉ. SU
Tarracina, A26; Minturoe et Sinuessa, A69 ; Sena Gallica et zw, m ar. j.-c.
Gastnim-Novum, A65; Aesium (1) et Alsium, 507; Fregenae, 299, 247 ay. j.-c
609; Pyrgi, avant 668; Puteoli, Volturnum, Liternum, !«, m ay. j.-c.
Salapia, Boxentum, Sipontum, Teinpsa, Grotone, toutes en
660 ; Potentia et Pisaurum. 670 (2) ; Graviscae, 673 (S) ; *w. im.wi. *77
Luna, 677 ; Minervia, nom donné par les Romains à Scyla-
cium, et Neptunia, autrefois Tarente, en 682 (4). On peut !*«*▼. j.-c
ajouter à ces noms quelques colonies de la même espèce,
fondées depuis la fin du sixième siècle dans l'intérieur du
pays, Parma, Mutina et Saturnia, en 671 ; Auximum, 597 ; iss, 157 ay. j.-c.
(1) Yellelos Patercnlus, l, 14 : Pottgue decem et sepiem atmos AenUum el Alsium. Déjà Glayer {Italia ont, p. 967) avait exprimé et avec raison des doutes sur IHdentité de la première de ces colooies avec Âesula près de Tibur, localité nommée par Horace (Carm,, III, 29, 6) et citée par Pline {Hist.nat,, lU, 5, 69) parmi les localités da Latlum <iui avaient disparu sans laisser de traces.
.On se demande comment il serait possible qu'une colonie de citoyens, fondée à une époque aussi récente, ait pu avoir disparu déjà au temps de Pline? De plus, ce serait la seule colonie ancienne de citoyens qui n'aurait pas été maritime. Il s'agit probablement d'Aesis on Aesium dans rOmbrle, aujourd'hui Jesl (Strab.,V, 2, tO.-Pïiu.,Hist.nat., III, 14,113; XI, 42, 241.— Ptoi.,111, 1,53), qui était colonie de citoyens romains (Orell., n«*3899, 3900) et qui, située non loin de Tembouchure d'un fleuve, peut à la rigueur être comptée parmi les colonies maritimes.
(2) Les pièces de enivre avec la légende PIS on TTIZAYPIÛN^ que l'on a attribuées à Pisaurum (Eckbel, Doct, num, oet., 1. 1, p. 96. — GarelU^ tab. XIY ; cf. le oipimentaire de Cavedoni), sont sans aucun doute fausses; Olivieri (Fondoxione di Pesœro, p. 21 seg.), qui le pramier a publié ces pièces, n'avait pas fait graver ses planches d'après des médailles originales, mais d'après des dessins d'une origine tout à fait incertaine, et apparemment copiés dans le Recueil de Goltzius.
(3) Les monnaies autrefois attribuées à cette ville (Eckhel, Doct. num, vet., t. I, p. 92) ont depuis longtemps été données à l'Apulie^ d'après d'autres considérations (Mùller, Die Etrusker, 1. 1, p. 339.— Miliingen, Considération* tur la numismatique de l'ancienne Italie, p. 172).
(4) Berichte der sUcku Geselleehaft der Wiesenschaften, 1849, t. Ilf
212 CHAPITRE IIL
"*;*jV" Dertona, Fabrateria, en 630; Eporedia, 65A. La colonie de Narbo Martius, fondée en 636 (1), est la seule un peu importante fondée sous la République en dehors de l'Italie. coBiëqmncM Lo droit do cité accordé ainsi en masse à tous les habi- "^^^""^I^IJ^ tants d'une ville qui auparavant jouissait de l'autonomie, dto^ e^rîmliBB entraînait toujours, d'après Tancien droit romain , la suppresk leon babiuaii. gioQ do touto indépendance, l'abolition de tous les usages locaux et de toutes les lois anciennes. La première dérogation à cette loi eut lieu vers la fin du quatrième siècle ; on permit alors à quelques-unes de ces villes de conserver quelques vestiges de leur ancienne indépendance ; de là deux classes de citoyens romains : les citoyens jouissant des droits entiers (jus suffragii et honorum) et les citoyens n'ayant qu'un droit purement passif, appelé droit de Gaere {civitas sine suffragio).
viiiManxqoeiiM Nous comptous daus la première catégorie, c'est-à-dire d!ZTo^e^tM comme entièrement absorbées par la cité romaine, les .a.'*",«**''*f n villes de Tusculum (2), vers 373; en 416 Lanuvium, Ari-
•81, 099 ftT. J.*V« '
cia, Nomentum, Pedum(3), et en général, à ce qu'il semble, toutes les villes du Latium proprement dit, excepté Tibur et
(1) La ooloDle de citoyeiu romains qae les Gracqaea fondèreot à JuDonla Cartliago (Madrig, Opusc, 1. 1, p. 290. — Notre HiH. r<m,, t. ïï, p. 109 ; trad. fr., t. V,p. 54 et 74) D'à pas eu une longue durée; les moaoaies ateo la légende COLONIA VENERIA KARTHAGO (Eckhel, Doct. num. vet., t. Vf, p. 137 et 188) n'appartiennent pas à cette colonie, mais à celle qui fut fondée du temps d'Auguste. Quant à Âquae Sextiae, cf. notm Hist, rom,, t. II, p. 168; trad. fr., t. V, p. 127.
(3) T. Ut., VI,2e.— a. VI,38 et 86; VUI« 14.-Val. Max. VU,8, ext. 9.De U la qualification de municipe très-ancien (nmnicipiwn antiqwsnmwn)* Glc pro Planco, VJIJ, 19. — Notre Hist. rom., i. I, p. 819; trad. fr., t. U, p. 188.
(3) T. Uy., VlU, 14, arec la note de Weissenborn.— Rubino, Zeittchrifl fur Alterthunuwiéfenschaft, 1844, colonne 882, note. — Notre HùL ram^ t. 1, p. 881 ; trad. fr.,U U, p. 16&.