‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 39 sur 240 · SM •▼. J -C · texte numérisé non relu

SM •▼. J -C

(1) Cf. notre tratall intltolé : Die ràmische Tribus in admitttitrativtr BexiehunÇf p. 457 et salT. et Rubtoo, /. cit., 1844, col. 977 et soIt. Dans ce que nous ayons dit antérieurement à ce sujet, nous avons exposé en détail et nous croyons avec exactitude la différence essentielle qui existe entre la première classe de cives sine suff)ngio qui formaient une commune et y avaient le droit de suflTrage, et la seconde classe de cives sine suffragio qui restaient en dehors de tout lien de communauté et sans droit de snfllrage. Hais c'est par erreur que nous avons rangé les Gérites dans la deuxième dasse, à laquelle appartiennent les aerœrii (cf. Rubino, /• c. col. 8S3). Les Cérites appartenaient plotôt à la première et avaient reçu le droit de citoyens sans suAHrage, ea conditione ut semper rempublicam separaiim a populo romano haberent (Pestns, sub verb. municeps, p. 142, éd. Huiler), les premiers de tons les peuples italiens (A. Gell.,XVl, 13), par conséquent avant 416 où Capone, Fundi, Formiae reçurent ces conditions, et sss •▼. J.-c. ce fut probablement en 401 alors qne Caere, après avoir rompu le traité ses av. j..c. d'alliance^ faisait la paix avec Rome. L'exposition de ce traité dans Tite-Uve (VU, 20) est donnée d'une manière sentimentale et ornée. Il résulte d'un passage de DionCassius (Fragm, XXXIU, éd. Bekk.) que Caere perdit alors la moitié de son territoire. On devra aussi rapporter à la paix de 401 le renseignement qne nous trouvons dans un des Scholiastes d'Horace (Schol. Gruq. ad Epist, l, 6, 02) relativement au droit de cité sans suffrage (civitas sine suffragio) accordé aux habitants de Caere, après leur défaite. Voy. notre Hist. fom., 1. 1, p. 808 et 303; trad. fr., 1. 11, p. 124 et 242.— Les Tabulae Caeritum ont dû comprendre en général tous les citoyens jouissant du droit de eité sans droit de suffrage, de sorte que le registre des Gérites aura été composé de deux catégories, d'abord des listes des citoyens des communes sans suffrage (qui probablement ont été dressées par les autorités publiques de chacune des villes), puis de la liste des aerarii et des autres citoyens romains qui restaient en dehors du lien communal. Cette dernière liste naturellement aura été dressée à Rome. Après que vers le milieu du vi* siècle les cités sans suffrage (civiiates sine suffiragio) eurent cessé d'exister et qu'il n'y avait plus en fait de citoyens sans droit de suArage (cioes sine suffragio) que les aerarii et ceux qui étaient rangés dans la même catégorie, la désignation du registre de Caere fut, par un emploi Impropre du mot, limitée aux aerarii seuls.

21& CHAPITRE m.

était en général appliqué aux villes dont les habitants étdent de race étrangère. On en usa ainsi pour les Sabins,

S90 ar. j.-c. eu A64, et avaut eux, pour les cités de la frontière méridionale de Tancien Latium, depuis les monts Albains jusqu'au golfe de Naples, et elles s'en contentèrent, ne pouvant obtenir d'être simplement admises à l'alliance avec Rome. Velitrae (stipra, p. 18A, note 3) et Satricum {supra, p. 186, note 6) avaient eu probablement le même sort que partagèrent certainement Anagni et les principales villes des Herniques, en

306 âT. J.-c. 448^ à l'exception de Ferentinum, Aletrium et Verulae (1) ;

3Î9, 808 , 358 Privemum, en A 25 , Arpinum, en 451 ,Fundi , Formiae, en 416, st cette même année Gapoue (2) ainsi que les petites villes du

(1) T. LIT., IX, 42 et 43. De là Fraslno porte le Utre de préfeotare {infra, p. 217^ note 8).

888 onaaian J.-C. (2) '^^^^ ^^ Gampaniens reçurent le droit de cité, en 4 16 d'après Tite-Live (VIll, 14), en 420 d'après Velléius Paterculos (f, 14) : ce fait est exact sans aucun doute; c'est ce que prouvent d*abord les noms romains (infra, p. 223) qu'on donne aux difisions de leurs troupes ; puis, lors de la catastrophe qui fondit sur Gapoue, pendant la guerre d'Annibal (T. Llv., XXVI, 88 et 34), nous voyons qu'on contesta au Sénat le droit de punir les Gampaniens, sans l'assentiment du peuple, car ils étaient cives rûmanûTel était l'état des choses. Mais à côté de cette donnée, nous trouvons une autre version qui fait partie du léctt apocryphe de la première guerre samnUo-romaine {voy. notre HUt. rem,, 1 1, p. 328; trad. fr», t II, p. 151); d'après cette version, les chevaliers campanieos seuls auraient obtenu le droit de cité, la ville aurait Joui de l'autonomie et d'un fœdus aequum (T. Liv., VIII, 1 1 ; XXIII, 5 et 9). Tite-Live nomme plus d'une fois les Gampaniens des alliés, leurs rapports avec Rome une alliance (IX, 6; XXIII, 5, 7 et 10; XXV, 18; XXXI, 31), ce qui est inexact, si l'on prend ces expressions au pied de la lettre. Le type des monnaies d'or campano-romaines, type dans lequel on a voulu reconnaître une fédération ou une alliance, ne se rapporte pas aux faits en question; ce type n'est autre chose que la représentation du serment solennel juré en invoquant Jupiter lapis, et l'on ne peut pas mettre en donte que ce serment n'avait lien uniquement que quand il s'agissait de oonchire une alliance {foedus) ; ce serment devait être prêté, de la même manière et dans les mêmes formes, lors de la conclu-

Page 1