‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 40 sur 240 · VILLES ADMISES AU DROIT DE CITÉ · texte numérisé non relu

VILLES ADMISES AU DROIT DE CITÉ

voisinage dont le sort était de fait et peut-être de droit lié

à celui de Gapoue, et dont les citoyens compris sous le nom

collectif de Gampaniens formaient les légions campaniennes ;

par exemple: Suessula, Gumes, déjà en&16tÂtellaetGalatia,

à ce qu'il parait, à la même époque, Acerrae, en 422, Tre- ^'!;."!i?®'

bula, en &61 (1); quelques villes samnites obtinrent les

mêmes droits que Gapoue et à la même époque (2). Ces

slon des traités d'État analogues, sartout si, comme c'était le cas pour ce traité campano-romain ^ U s'agissait d'uoe alliance défensive et offensive perpétuelle (Preller, RÔmisché Mythologie, p. 221 et suiv.}.

Les sources sont s! maufaises, les faits racontés si InTraisemblables, que nous devons reijeter absolument cette seconde version. Si en 539 le peuple 215 ar. J.-^. déclare que les Gampaniens restés fidèles seront traités comme citoyens romains, qu'ils seront considérés comme faisant partie des citoyens de Cumes [uti cives romani essent^ item uti municipes Cumani esseni (T. Liv., XXIIl, 31), il ne faut pas conclure de ce passage que ces hommes n'aient pas été citoyens romains par leur seule qualité de Gampaniens. Gomme la commune de Gapoue avait été privée de son droit de cité, on crut devoir préciser la situation des parUculiers qui, par exception, n'avaient pas été frappés par cette mesure; on leur confirma expressément leurs droits de citoyens romains, et comme le municipe de Gapoue se trouvait dissous, on les fit inscrire dans le municipe de Gumes, lequel avait également reçu le droit romain sans suffrage (civitas sine suffragio),

(1) Tite-Live (VIII, 14 et 17 ; X, 1) nomme Gomes, Suessula, Acerrae, Trebula (il faut probablement entendre ici la ville de Trebula en Campanie, parce que les communes de citoyens passifs ont été surtout nombreuses aux environs de Gapoue); Festus {sub ver&o municeps, p. 131, 142, éd. Mûl- 1er) nomme Gumes, Suessula, Âcerrae, Atella. Il faut ajouter à ces colonies Casilinum, qui se trouve dans la liste des préfectures iSnfra, p. 217, note 3), et d'après les monnaies, Galatiaet Ténigmatique Velecha qui assurément doit être rangée parmi les villes voisines de Gapoue (Friedlânder, Oskische Mûnzen, p. 17 ). {L'étroite alliance d'Atellà et de Galatia avec Gapoue ressort clairement de la catastrophe commune qui enveloppa ces villes, lors de la guerre contre Annlbal (T. Liv., XXU, 61 ; XXVI, 16. — Rnbino, /. cit. col. 980). La circonstance qu' Atella, Galatia et Velecha n'ont frappé que de petites monnaies de cuivre, monnaies divisionnaires de celles de Gapoue, indique peut-être que ces villes étalent dans la dépendance de Gapoue, leur métropole.

(2) Velleius Paterculus, l, 14. Il est probable que c'est à cause de cette

dn droit oéretin, S68 aT. J.-C.

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faits ont dû se reproduire pins d'une fois, et si nous n'en pouvons pas citer d'exemple, cela ne tient qu'à TinsufiSsance des renseignements.

Nous renvoyons au $ III de ce chapitre {infraf p. 222) l'examen de la position particulière faite aux villes qui jouisssdent du droit restreint \ nous verrons que les monnaies qu'elles fabriquaient portent le reflet de leur législation. Nous allons achever ici l'histoire de ce droit.

soppreMion Gotto iustitutiou ne fut pas de longue durée, car, dès A86,

les Sabins perdirent cette demi-indépendance (1) ; toutes les villes des Èques, des Berniques, des Volsques, eurent le même sort encore avant la Guerre Sociale, et principa-

188 ar. J.-C. lement Arpinum, Fundi et Formiae, vers 666 (2). Gapoue, Âtella, Galatia furent encore plus maltraitées et réduites à l'état de simples bourgades (conciliabulum)^ pendant la

910 ar. J.-C. guerre d'Annibal, 6AA (3). Gumes, au contraire, avait con-

posHion qae les villes de Venafrnm et d'Allifae sont nommées parmi les préfectares. On pourrait ranger également parmi les préfectures les Sabatins (T. Ut., XXVI, 83). — Cf. Madflg, Opusc, i. I, p. 288.

(1) Vellelos Patercnlus, /. cit. C'est pour cela que Sertorius, né à Nnrsia, est considéré comme citoyen romain. Plutarch., Sertorius, H. Quant à Reateet Nursla, voy, infhi, p. 217, note 8.

(2) T. LIT., XXXVni. 36 - Ole. pro Balbo, XIII, 81 ;! de Off., I, 11, 36. Comme ces Tilles sont nommées en même temps que Tnsculum et Lanu- Tlum, cela montre que le plein droit de cité leur appartenait. Cf. Peter, Zeitschrift fur Alterthumswistenschaft, 1844, col. 217. — Rubino, ibid.,

102 av. J.-C. col. 964. - AUna obtint le droit de cité en 652. (Plin., Hist. nat., XXll, 6,11).

(8) Le sol campanien restait quand même ager romanus, ce qui ressort par exemple de ce qui arriva pour la construction des murs de Calatla qui fut donnée à la tâche par les censeurs romains (T. LIt., XU^ 27. Cf. XXVIII, 46). Les Gampanlens qui émlgraient de leur pays dans une autre contrée perdaient le droit de citoyens romains, sans obtenir pour cela un autre droit (T. LIT., XXVI, 84); ils devenaient peregrini dediticii, c'est-à-dire ils étaient libres et ils avaient bien le plein commercium (T.-Liv., XXVI,

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