VILLES ADMISES AU DROIT DE CITÉ
L'or et Targent, de même que les as romains ou latins du système libral, en un mot, toutes les monnaies ayant une valeur intrinsèque, avaient un cours légal dans tout le pays romano*campanien ; les petits bronzes campaniens, au contraire, semblent avoir été d'un usage purement local. Le rapport des métaux entre eux, d'après les expériences que nous avons faites, peut se fixer de la manière suivante :
1 scrupule d'or = 10 scrupules d'argent ;
1 scrupule d'argent = 180 scrupules de cuivre ; de sorte que la pièce ordinaire d'argent, pesant 6 scrupules, valait 4 as et demi d'une livre (t. I, p. 266 et 267).
Dans la troisième et dernière période enfin, l'or et i'ar- Troui^me période. gent ne changent pas de type, mais diminuent de valeur par suite de l'abaissement du poids et du titre. Le poids de l'argent tombe jusqu'à 5«',9 (1) et le métal en est souvent altéré. Les pièces de bronze s'adaptent au système de l'as romain triental-sextantaire ; seulement, comme dans toute l'Italie méridionale, le dextans est substitué à l'as, et le quincunx remplace le semis. L'or n'a pas de légende;
(1) C'est le minimum du poids des pièces d'argent un (t I, p. 360, Annexe M) avec ROMA, la tête de Janus et le quadrige^ comme aussi le poids des monnaies d'argent aTecla légende Dllfl)! {ihid,^ p. 371); ces deux espèces sont sans doute les dernières; le poids de ce système ne sera pro* bablcment pas descendu plus bas. Il est vrai que parmi les pièces de billon du premier coin (ibid.,-^. 370), il y en a beaucoup qui pèsent 5k''^83 ; 55^,44; 5«',2;80it K^,1 ; 4»',09; 3»',82 ; S^'je ; 3»%35 ; Zv,2h\ mais 11 serait fort téméraire de vouloir fixer le poids normal d'après des pièces de billon, et l'on ne peut tirer de là d^autre résultat, si ce n'est que le monnayage romane-campanien le plus récent n'a conservé ni le tHre ni le poids légal. On pourrait aussi prendre pour des moitiés les pièces les plus légères de cette espèce, surtout parce que dans la pins légère de toutes on a constaté 0^990 grammes d'argent fin; mais, pour la plupart, cette distinction n'est pas admissible.
228 GH/LPITRE m.
sur l'argent, le nom de Rome est ordinairement en latin ; le nom de la ville n'est écrit en caractères osques que sur la plus légère de ces pièces, celle qui pèse 5«',9, et qui est fort rare ; la légende est également osque sur toutes les pièces de bronze (1).
Éraittttion Lcs observatious suivantes nous serviront de jalons pour
d6 Ift nonn&ie
câmpanienne fixer la proportiou existant entre la valeur du denarius
d'argent en denien • j. n j i • • ■%• ^ -,
romains. romaiu ot Celle de la monnaie câmpanienne d aident La pièce, avec le quadrige au revers de la tète de Janus, frappée dans les derniers temps, est sans contredit la plus commune de toutes, et nous avons tout lieu do croire qae dès cette époque, malgré la différence de son poids, elle était assimilée au denier; on en trouve avec la contre-marque qui, dans les premières années de l'Empire, était destinée à donner un cours légal aux pièces de la République dont les types étaient usés (2). Cette même pièce a été, comme plusieurs deniers de la République, restituée par Trajan (t. I, p. 369, Annexe M); ces restitutions (qui du reste n ont que le poids des autres pièces de Trajan) et ces contre-marques prouvent au moins qu'à l'époque impériale, on considérait ces pièces de fabrique câmpanienne comme de vrais deniers (3).
(1) Du moins il n'y a pas de monnaies de colvre da système trlental-sextantaire avec la légende ROM A, qae Ton puisse attribuer avec quelque probabilité à l'atelier de Gapoue.
(2) Avellino {Bull, arch, nap.^ 111» p- 133) donne la description suivante: In una moneta di argenfo col bifronie imberbe nel ritio ed il Giove quadri-
gario colle lettere incuse ROM A nel rovescio ho rilevato le lettere 5
scritte ira' copelli del bifronie e propriamente sulla eommità. Cette légende ne peut être autre chose qu'une surfrappe. Cf. Eckhel, Doct. num. vet, t. I, p. CVII. — Borghesi, Dec, HI, 8 ; OKuwes compL, 1. 1, p. 210 et suiv.
(3) Baciih, MtiU\ Untersuchungeriy p. h6'l.