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L AQUITAINE, LA GAULE LYONNAISE, ETC

véritable philîppe d'or ne s*éloignô guère du poids de86%73. On trouve souvent chez les Celtes des demi-statëi-es et des quarts de statère, ce qui est rare en Macédoine ; le type (tête d'Apollon et le bige), avec la légende souvent altérée OIAinnOY, sont empruntés aux statères de Philippe, i>èrc d'Alexandre, qui sont plus rares que ceux de son fils. Ces pièces étaient nommées phiKppes, du nom de celui qui les avait fait frapper le premier. Les premiers monétaires qui les copièrent conservèrent le nom de Philippe ,dont ils comprenaient encore la signification pour les désigner comme tels. Plus tard, le type devint de plus en plus barbare ; la légende disparut peu à peu et finit par être remplacée par des caractères particuliers ou des lettres latines.

Pour découvrir la patrie de ces pièces, nous n'avons ou on ica frappait. d'autre guide que quelques accidents ou accessoires qui se trouvent dans les types, la forme de la légende, le poids, les endroits où elles se trouvent; tous ces renseignements n'ont pas eu jusqu'à présent des résultats bien clairs. Cependant ces grossières monnaies sont à peu près les seuls moquments qui puissent nous éclairer sur l'état de la civilisation chez les Celtes, avant et pendant la domination romaine ; nous ne IK)avons donc passer sous silence les pièces les plus importantes, et en particulier celles qui se rapprochent le plus de l'époque romaine.

Dans la Gaule centrale, nous trouvons des philippes d'or signcsporucuiie». que des signes particuliers nous font reconnaître comme

[Peo If. Rodolphe Blanchet, aul rerois coDfiervaleur du musée do Lausanne, a?alt promis de réumr, dans une liste complète, les monnaies d'or ceUiqoe^t d'indiquer le poids et la qualité du métal. Ce travail qui aurait eu beaucoup d'intérêt, comme le fait observer M.[Momm6cn ((iesehkhte des rômischen Mfmzvesens, p. 8C2), n'a pas clc publié.] J. W.

J2I ar. J.-C.

264 CHAPirnE iv.

Arverno», ayant appaitcnu aux Helvètes, riches en or, aux Parisiens (1) HeivitM. ' ou aux Arvemes. Les pièces des Arvernes ont pour type une tête jeune d'un côté et deTautre un cheval qui bondit ; leur poids varie de 7^\b à 7^\2 ; de nombreuses et importantes découvertes ne nous laissent aucun doute sur leur provenance (2) ; leur type et leur poids ne leur assignent pas une très-haute antiquité ; elles datent probablement du septième siècle de Rome, époque de la plus grande gloire des Arvernes, et rappellent les richesses du roi Luerius, le père de Bituitus, vaincu par les Romains en 633, et qui avait l'habitude de jeter à son peuple des poignées de monnaies du haut de son char (3). Sur quelques pièces assez rares, les plus légères, et par conséquent les plus récentes, on voit en caractères latins les noms de magistrats CAS, et

(1) Cf. sur les monnaies attrittuécs aux Helvètes nos Nordetmsk. Alphahete, p. 24 i rt suiv., et sur U'8 picots des Pariïiens, Duchalais, Desa^iption des médailles gauloises de In Bibliothèque royale^ p. 330.

(2) On a trouvé 900 de ces pièces à Chevenet, prè^t Cordelles (Ivoire), non loin de Gcrgovie (baron d'Âilly, Revue numism., 1837, p. 460); 69, et parmi ces pièces une aveiUa légende CAS» près de Clermont-Ferrand {Revue num., \S\^, p. IV.)), et un troifième tré.'ior à Pionsat, pré) RIom (Puy dc-Dômo), dans lequel il y avait plusieurs pièces de Vercingëtorix (Revue fttrm., 1853, p. 82). Il n'y avait pas parmi ces pièces d'autres types. On cite encore deux statères de Vercingétorix trouvés isolément en Auvergne (Revue num,, 1837, p. 1C2; cf. 1838, p. 440; 18)7^ p. 396). Quarante pièces prises dans le trésor de Chevenet pèsent 7c%55, trois autres du même dépôt 7e',C5^ 1^%\9, 7>%33(r=f44, 141, 138, I^robert, Eisaisur la numismatique gauloise du Nord-Ouest- de la France, I8M, p. 13C, pi. Vil, n- 23, 24, 25); les pièces de Clermont-Ferrand ne pèsent que 7c%20, deux de Vercingétorix, 7K%20 et 7<^,1G. — Nous n'avons pas rencontré des fractions de cette pièce.

(3) Posidonius op. Strab., IV, 2, 3. — Athen., IV, p. 152. Le premier de ces écrivains parle de monnaies d'or et d'argent que Luerius jetait au I)euple, le second dit seulement de Vor et de l'argent, et ceci semble d'autant plus croyable qu'il n'existe pns de monnaies d'argent auxquelles on pourrait penser.

l'aquitaine, la gaule lyonnaise, etc. 205

VERCINGETORIXS (stV) ; le dernier est, sans aucun doute, le glorieux héros de l'indépendance gauloisedans la dernière lutte de 702. 5-> av. j.-c.

L'Armorique (Normandie, Bretagne, Maine, Anjou) a Armoiiquê. proportionnellement fabriqué beaucoup de monnaies, et pendant assez longtemps: on distingue deux époques; les ])lu3 anciennes pièces ont un poids assez élevé : ce sont des demi-statères et des quarts ; il n'y a pas de statères entiers; les demi-statères pèsent â«', 09, le travail en est passable, on y voit quelques restes de légende ( l) . A la seconde époque on trouve le statère, variant de &\H0 à 7«',65 tout au plus; les denû-statëres sont rares, et les quarts un peu plus communs ; l'or contient un fort alliage d'argent et même de cuivre; il n'y a pas de légende; le type est altéré et barbare, souvent le cheval a des ailes ou un bec d'oiseau, on même une tête d'homme (2).

Cette dernière espèce a beaucoup d'analogie avec les Touruinc.

(1) Lambert {Estai àwrla numismatique gauloise du Nord-Ouest de la France) eite des demi-statèrct de ce genre^ et qui ont clé trouvés entre la Lotre et la Seine, pL II, n"* 7, 20, 22, 27, SO, des quarts, pi. H, n»* 3, 5, 9, 13, 16, 17,28^ pi. Iir, n» 25; pi. VI, n» 18; pl.XI6t>, n*'3. Ledeonl-ttatèrele plDS pesant est de 4>',0d (=^'7;^ le quart le plus pesant de 2(%07 (=39). On y Toit encore quelquefois le deuxième cheval ou le bige (Lambert, pi. 11^ n° 0) et un reste de la légende (pi. H, n'* 7, 9, 13 ; pi. XI bis^ n* 3).

(9) A cette série appartiennent les pièces suivantes : Lambert, loc, cit., pi. 11, n** 21, 24; pi. III et IV. A l'exception a'un statère de 7i',98 (=160, pi. II, n> 18) et d'un de 7«r,9l (=149, pl. IV, n*2l), aucun des statères cités par M. Lambert ne dépasse le poids do 7>^65 (=144). Une trouvaille faite à Qulmper (Finistère) a fourni 200 pièces de cette espèce, des statères de 6«%80 (=128) et des quarts de statère de ]k',70 (=32), ce qui esta peu près le poids le plus bas de cette espèce; on ne' trouve dans l'ouvrage de M. Lani* bertque deux statères de G«',G9 (=126, pl. III, n» 14) et de C»%27 (=118, pl. 111, n« 15), des demi-statères de Z'^',1^ (=C2, pl. 111, n*»iGetl7), de^ quarts de 1«SC5 (= 31, pl. IV, n* 22) qui sont encore plus légers.

L*Escaat.

2d(î CHAPITRE IV.

pièces d'or de la Touraine sur lesquelles on lit en caractères latins : SOLIMA, ABVDOS, ABVCATO (1), et se rencontre dans les enfouissemenls, mêlée avec ces sortes de monnaies dont le statëre ne dépasse pas le poids de 6^%80 (2).

On peut attribuer au pays de l'Escaut, qui s'étend jusqu'à Reims et Soissons, une autre classe de monnaies qui se distingue par un cheval à double cou et autres monstres semblables; ces pièces sont souvent frappées d'un seul

(I) On a trouvé à Bonnœuil, près Saint- Marliii-la- Rivière (Vienne). 200 à 350 pièces; la moitié se compose de deniers romains d'argent ((fans le nombre se trouvent des deniers des familles Mmilia, Juiia, Pomjtom'a), l'autre moiUé est composée de monnaie» gauloises : les unes d'ur, appartenaient à la Bretagne, une autre pièce d'or avec la légende ABVDOS, deux avec SOLIMA, des quinaires d'argent avec TOGIRIX, ARIVOS — SANTONOS. Q.DOCI.SAMI (Revue mnu, 1828, p. 74). Un dépôt tout à fait semblable trouvé à Glveaux, près BoDnœulI, a fourni des deniers des familles Julia, Porcia, Postumia, Volteia, deux monnaies d'or »vec ABVDOS, des quinaires d'argent avec TOGIRIX, SANTONOS, CALEDV {Revue num., L cit., p. 75). On a trouvé à Âmboise (Indre-et- Loire, Revue num., 1846, p. IIG) une monnaie d'or avec SOLIMA, une autre à Muides dans la Sologne (Loir-et-Cher, Revue num,, 1830, p. 83, 88), deux tout à fait pareillrs avec l'oiseau, mais sans légende, dans les environs <\e li\o\a (Revue num., 1837, p. 85), une avec ABVCATO, à Lu}nes, près Tours {Revue num., 1836, p. 82, 88). — D'après ces renseignements, le lieu d'émission de ces monnaies d'or doit étro clierché dans les environs de Tours et dans les départements de la Vienne, d'Indre-et-Loire, Loir-et- Cher, et 11 faudra reconnaître dans le mot SOLIMA, non, comme on l'a dit souvent, Solimariaca (Soulosse, près Tool), mais pluti^t avec M. Lambert (/. ciY., p. lit etsulv*) un chef nommé Solimarius.

(2) Les poids sont : pour ABVDOS, 6«%80 (= 128, Revue ntim., 1838, p. 411, n* 8) et Qt'M (= 126, deux exemplaires, Revuenuni., I838, p« 411, n- 8 et 0); pour ABVCATO, ««SCO (= 120, Revue mm., 1838, p.41U n-7); pour SOLIMA, 0^,00 (= 126. deux exemplaires, Revue num., i838, p 406, 408), pour SOLIMA—AVLOIB, 3«S6l (= 63, Revue num., ]838,p.412) ; pour SOLIMA-ATIIVL, 0'%90 (=17, Revue num , I8i6,p. 116), toutes sont probablement des huitièmes de statère ; pour celles avec l'aigle, sans i.'gcndc, 3«',82 (== 72, Revue num., I837,p. 86), 3E',(il (= C8, /. cit.).

LA GAULE BELGIQUE, L'ANGLETEaRË, ETC. 267

côté et remarquables par la légèreté de leur poids qui varie de 5",36 à 6",! ; les plus légères et probablement les plus récentes portent en caractères latins la légende GOT- TINA (1). Les types et le poids de ces dernières leur don- Angleterre. nent une grande analogie avec les pièces d'or des Bretons insulaires : il est vrai que sur la côte méridionale de l'Angleterre on trouve des statères d'or analogues aux anciens statères celtiques, pesant jusqu'à T»', 58 et sur lesquels on voit encore des traces fort reconnaissables du bige ; mais le plus grand nombre des pièces d'or fabriquées dans la Grande- Bretagne sont beaucoup plus légères ; quelques-unes ne pèsent que b^^ii ; les quarts sont assez communs, les types sont tout à fait barbares, et, quand il y a des légendes, elles sont en caractères latins (2). Évidemment cette similitude

(1) Le'evei, Type gauhis, p. 1G8 et suiv.^ p. 288. — Lambert, /. ciL, p. 28, pi. VI, D** 5, G^ 7, 8. La pièce d'or avec GOTTINA a été trouvée aux bords de la Sarre, elle ne pèse que 5(%3G (3 toi, Lambert, p. 53, 13(i, pi. Vll^ n* 19) et (st probablement la pièce d'or la plus légère des Celtrs du continent. ~ Ces pièces, qu'on trouve fréquemment en Belgique, f e rencontrent aussi isolément dans le Nord-Ouest de la France, par exemple, prèa de Falaise (Calvados, Lambert, /. et/., p. 132, pi. yi,n' 12), près deCliarlre?, Ambolse, etc. {Revue itum., 1837, p. 82] — Un autre exemplaire mieux conservé s'est trouvé près de Mersch, dans la vallée de l'Alzette (Luxembourg); la légfnde que porte celle pièce est POTTINAet non pas GOTTINA- {Publications de la Société arch, du Luxembourg, t. VIII, p. 181.)

(2) M. Evans en donne une courte liste dans le Num. Chron., t. XII, p. 137 et suiv. Des pièces d'ur, sur lesquelles on voit encore huit jambes de chevaux et les restes du char et de la Victoire, et qui pèsent entre 7s'',58 (=117) et7*%45 (= 115), se trouvent assex fréquemment sur la cAte^ vis-à-vis du I itc de Wight dans le Uorsctshire et dans le comté de Sufsex, quelquefois aussi dans le comté de Kent et à Surrey. Le poids diminue de plus en plus, Jusqu'à ce que in pièce d'or arrive sous Cunobelinus au poids normal de 5s',4i (=8i) et baisse même Jusqu'à ^^^Sl (=82). Cr. encore A kerman, Num. Journal, 1. 1, p. 91 et suiv. — Num. Chron., i, I, p. 73 etsulv. — Leiewcl, / ci7.,p. MO, Z97,^ Revue num., 1839, p. 31C; 1842, p. 424; 1847, p. 374.

des monnaies gauloises du Nord-Ouest de la France et du Midi de TAngleterrc doit avoir quelque rapport avec l'existence du royaume des Suessiones qui, vers le milieu du sep tième siècle de Rome, florissait des deux côtés du détroit (1).

Argv'ut et cuivre. j^^ monnaic d'argent et de cuivre ne fait son apparition

dans le pays des Celtes que longtemps après celle d'or, et

elle n'y eut jamais la même importance. La colonie deLug-

41 aT, j.-c. dunum, fondée en 741, qui a frappé des quinaires d'argent

41 et 40 av. j.c. en 713 et 7lâ (2), a émis des pièces de cuivre avec le nom de Lugdunum sous le règne d'Auguste (3) et d'autres sans le nom de la ville, mais reconnaissables à Fautel érigé à Lyon en l'honneur de Rome et d'Auguste ; ces dernières ont été frappées par la ville même ou plus probablement

(1) Cacsar, Bell. GalL, U.i.-Cf. noire Hisl, rom„ f . II, p. ICO ; I.III, p.2î3 ; Ir. fr , t. V, p. I2i et t. VU, p. 80. César (Beîi, Gall.,\,l2) eo parlant de la monnaie de« Dr( Ions, dit : Utuntur aut aereaut nummo aureo aut taleis ferrets ad certum pondus examinât is pro nummo. Si, dans quelques manuscrits d'une daterécente, on lit aereo au lieu d'aureo, ce changement ne doit être aUribué qu'à une mauvaise correction ; les faits prouvent par eux-mêmes qu'il ne faut pas rejeter \e& pièces d'or parce que les anciens philippes, dont nous avons fait mention dans la no!e précédente, ne peuvent pas avoir clc frappés après César. 11 faudrait donc elTaccr aut aère, ou bien changer ces deux mots en aulem,

(2) Ces quinaires sont classés par Eckhel {Doct, num. vet., t. V. p. 38) parmi les médailles de Marc-Ânloine où en elTct on les range ordinairement, quoique selon toute apparence ils soient des monnaiei de ville, comme les pièces de cuivre qui ont été frappées à Lyon. I/époque en est Ilxéc par les légendes A.XL et A-XLI qui Indiquent, à ce que Ton croit, l'âge de Marc-Antoine (Eckhel, /. cit. — IJorgUesi, Dec, X, ?; Œuvres compL, 1. 1, p. 49S).

[Cf. ce qu'a dit sur ces quinaires, M. F. Uompois, ï\evue num», 1808, p. 77 et suiv.] J, w.

(3) Kckhcl, Doci. num. re/., t. I,p. 73. 11 n'en existe qu'un seul type; l'empereur y reçoit les titres de : IMP. CAESAR DIVI F-, et non celui d'AV- GVSTVS.

LA GAULE BLLGIQUE, L'ANGLETliRnE, ETC. 260

au nom des trois Gaules, jusrju'à Tépoque de Néron (1).

11 existe une crcindc quantité de pièces d'argent et de ^nhes pjî>c<»» bronze de la mi^me espèce frappées par des villes ou des et<iebioîi«e. chefs celtes de Tîntérieur du pays; les légendes sont rarement écrites en caractères grecs; en général, elles sont latines, et souvent barbares, avec des noms presque entièrement latinisés, dans lesquels on remarque fréquemment celui de Julius (2). Les types sont empruntés aux monnaies romaines des derniei-s temps de la République. Le poids des pièces d'argent prouve qu'elles appartiennent au système romain (3). Le mot semis, qui se trouve sur une monnaie des Lixoviens (Lisieux, Calvados), et dont le poids répond au système semi-oncîal (i), prouve qu'il en est de même pour le cuivre.

(1 ) Eckhel, Doct, num. vet., L VI, p. 134 cl suiv.— Duchalais, Descripi. des médailles gauloises de la BibL royale, p. 141. Outre Tabsencc des IcUres S* C, les nombreuses contre-marques apposées sur ces pièce?, et qui sont semblables h celles des monnaies de cnîvre frappées à Nimes, indiquent que dans l'origine ces pièces n'étaient pas considérées comme monnaies de i'Km pire romain.

[Voy, F. Artaud, Discours sur les médailles di Augure ti de Tibère, au revers de V autel de Lyon, Lyon, 1820] . J. W.

(2) Leiewel [Type gaulois, p. 285) adonné une liste dos légendes. On doit remarqner.par exemple, Q. DOCI- SAMI, IVIIOS- DVRAT. IVLIVS. TOGIRIX' Les légendes bilingues et hybrides sont fréquentes ; quant aui gj-ecques, on ne trouve qu? KAAETEAOY sur des pièces que l'on rencontre souvent en Suisse e( en Lorraine.

(3) La trouvaille de Bazoches, dont nous T>arlerons plus loin, a fourni pour choque espèce en moyenne U^^^i à ]b'-,96(=3G-37). Les poids indiqués par Mionnet (p. 3 et 7) et tous les autres s'accordent avec cas données ; des pièces plus légères se trouvent naturellement en grande quantité, mais on li'a pas de pièces qui aient sûrement le poids du denier.

(4) SIMISSOS(ou SEMISSOS).PVBLICOS.LIXOVIO. Roueij^CISIAMBOS.CATTOSVERCOBRETO. Aigio.-/(«;. numism,, 1839, p. 12 ctl3. — Lambert,/. ciY.,p. Hl,pl. IX, n" 2.— DuclinFais,n"3?C.

MaT. J.-C.

2"0 CIIAPITBE IV.

Qninaires Oïl trouvc CH général ces quinaires d'argent dans toute

et bronze* f app<<« o i o

•prè«ci*ar. la Gaulc de César; ils sont plus rares dans la Gaule Narbonnaise, et ne se trouvent que dans la partie septentrionale decette province; souvent ils sont réunis en grandes niasses (ce qui est une exception pour les quinaires en général) et sans distinction de types; ordinairement ils sont mêlés h des deniers consulaires, jamais, que nous sachions, avec des deniers de l'époque impériale (1). Il est clair que ces quinaires et ces semis ne sont pas contemporains des philippes d'or, mais qu'ils ont été frappés beaucoup plus tard, à la suite sans doute des règlements administratifs imposés à la Gaule par César eu 696 et années suivantes. Ce nouvel état de choses amena naturellement la cessation du monnayage d'or qui fut remplacé par une émission d'argent et de cuivre ; les pièces d'argent étaient une nouveauté pour les Gaulois. Ce droit ne fut accordé aux provinces conquises que dans certaines limites ; le denier et peut-être l'as semblent avoir été réservés à la monnaie de l'Empire,

L'altribuUonen est 8ûre, puisqu'un exemplaire de cet te monnaie extrêmement rare s'est trouvé à Vieux^ pré.» Caen (Cal\ndos}etun autre «^ Gouy (Seine-lnfcrieure) ; la légende ausst marque que cette pièce avait un cours légal dans te I>ay8 des UiovU.EIle pè8e7-^40 ou €>',43 (=r ni, Lambert).— Sur une monnaie ymUabie ii y a un autre nom: MAVI*EltN..CA*9^ —MISSOS PV... (F.deSaulcy» Hev. num„ 1857, p. 403).

(1) Outre les trcsois rient nous avons parlé h la p.2(>6, note 1, on peut ei* ter encore celui de Bazoclies (Eure-et-Loir), dans lequel se sont trouvées Irs monnaies avec les Icgonles EPAD— LITA— ARIVOS- nf SAN- TONO-ANDECOMBO-ATEVLA. i* VLATOS — CALEDV— SENODON. WCALEDV— SOLIMA-TOGIRIX (Ouchalais Rev.

ftum,, 1840^ p. 1G5 et suiv. ) ; celui de la Kousseliëre, dans lequel il y avait entro autres les quinaires avec les légendes TOGIRIX — Q*DOCI.SAMI et plusieuis deniers romains (L. de ia Saussaye, Rev. num., 183C, p. 306), et relui de Valence (Orômc)^ où Ton a trouve 300 exemplaires avec ia légende DVRNACVS (ncv, num,, 1837, p. 10).

LA GAULE BELGIQUE, l' ANGLETERRE, ETC. 271

et la langue latine a probablement été obligatoire pour les légendes. Cependant il parait qu'on a laissé sur ee point une certaine latitude, et quelques cantons éloignés ne s'en tenaient pas strictement aux règlements. 11 était de même impossible de prohiber les fautes de latin dans les légendes. Le nom de Jules, qui se rencontre souvent sur ces monnaies, se rapporte évidemment à ceux des chefs gaulois, auxquels César avait accordé le droit de citoyen romain; par exemple, dans le Julius Duratius des monnaies, on ne peut méconnaître Duratius, chef des Pictons, si fidèle à César (1). Enfin, si nous consultons Strabon, il nous apprendra que les gouverneurs romains frappaient de la monnaie d'or et d'argent à Lugdunum (2), et nous en tirerons la conséquence que, tandis que les villes et les tribus de la Gaule fabriquaient de la petite monnaie d'argent et de cuivre, l'administration de la monnaie de l'Empire avait établi à Lyon un atelier particulier pour fabriquer des pièces au type romain. Il est probable que cette succursale ne fut pas longtemps en activité. Ce que nous avons dit plus haut au sujet de la Gaule Narbonnaise peut s'appliquer aux autres

(1) Saeton., Caesar, LXXVI: civitaie donatos et quosdam e s^mibarbaris Gallorum recepH ineuriam; cf. LXXX. Quant à Duralius,il était sans aucun doute parmi les chefs fidèles qui furent récompensés (Caesar,Be//. GalL^ VIII, 49; cf. VIII, 2C et 27). — Des trois Orcllirix, qui ont frappé des quinaires»

COIOS. ij) ORCITIRIX. — ATPILIFILIVS. a/ ORCITIRIX. —

EDVIS. ij! ORGITIRIX {Annales de l'InsU arch., t. XVll,p. lOl.-Lambert, /. et/., pl. IX, n^ d), aucun ne peut être identifié avec l'Helvète de ce nom.

(2) Strab. IV^ 3, 2 : t% vdixiqici x^P^'^^^^^^ ivtaûOa x6 xe àpyt^poûv xal t6 XpuooDv ol Tcbv ' P(i>(JLaC(ov ifiYcpLdveç. Ceci a été écrit Tan 18 après J.-C, lorsque probablement le monnayage local avait été déjà supprimé; mais le géographe semble avoir suivi, en général et en cet endroit surtout, des sources plus anciennes. — Cf. supra, p. 13, note 2.

Î3 ar. J.-C.

Quand cesse leur émission.

56 ùt 39 ar. J.-C.

Peuples indépendants de la Gaole.

provinces : il est probable que le monnayage municipal ou provincial en argent ou en cuivre de Lyon et des autres villes de la Gaule ne dnra pas au delà des premières années du règne d*Octave. Tous ces ateliers furent probablement fermés en 725 environ, et on démonétisa en même temps tous les qainaires gaulois alors en circulation ; car depuis ce moment, on n'en trouve plus enfouis dans les trésors. Toutes ces pièces furent donc frappées entre les années 696 et 725 ; nous ne devons pas nous étonner du grand nombre qui en a été fabriqué dans un si court espace de temps et dont ce qui reste peut nous donner une idée. Lorsque dans un pays on introduit un système de monnaies d'appoint tout nouveau, et que pour le répandre on établit de nombreux ateliers, il est très-naturel qu'en trèspeu de temps une masse considérable de numéraire se trouve livrée à la circulation. Le gouvernement romain avait un motif plausible pour la démonétisation de ces quinaires. Leur grand nombre et leur circulation qui, au lieu d'être locale, s'étendait à toute la province, rendaient illusoire la défense d'émettre des pièces plus considérables.

Nécessairement tous ces règlements monétaires n'atteignaient que les tribus gauloises soumises, et dans les premiers temps de l'Empire, les tribus de la Grande-Bretagne, celles de la rive droite du Rhin, ainsi qu'une partie considérable du Nord-Ouest et du Nord-Est de la France devaient y échapper. Il n'est pas dit clairement, mais cependant il est facile de comprendre d'après les auteurs, que la puissance romaine ne s'étendait pas sur les marais infranchissables (1), et les historiens ont sans doute voulu désigner

51 ar. J.-C. (I) Salluste {Hisi., \, 9, éd. Kriti) à Fan 703 dit que la Gaule située

entre le Rhin, la Méditerranée et l'Océan ayant été soumise^ excepté les ré-

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