VIII
La Rhétie et lo Norionm, provinces romaïuos mi 739, et la Germanie indépendante.
Ces contrées n'ont pour ainsi dire pas de monnaies particulières; le peu qu'on en trouve dans quelques localités est d'une époque relativement récente et copié sur les monnaies des peuples voisins, surtout sur les pièces d'or des Celtes occidentaux; on ne trouve pas, il est vrai, ces dernières sur la rive droite du Rhin, mais les petites pièces appelées vulgairement en Allemagne Regenbogenschûsbeln
(i)Le8 poids de ce» espèces de piè.'essoDt doanés dans le Mus, Brii,, p. 13 «t sulv. ~ Cat, Pembroke^ p. 2. — Nunu Chron.^ t. X, p. 87 et suiv.
(2) Cicero, ad AUicum, IV, IG : Jam wgnilum est negue wrgenti scnpuium esse tUiam in iila insula neque uUam spem praedae nisi ex mancipiis» — Cf. GIc. ad Fam,,\l\,l, et le passage dcCé^ar cilé, p. 2G8, noie 1. Cet état de choses avait diangé du temps de Tacite (Agricoia^ 12.— Cf. Strab., IV^ fi, 2).
t» ar. j.-c.
et qu'on rencontre en grande quantité dans toute l'Aile* magne, en particulier dans la Bavière rhénane et en Bohème, sont, suivant toute vraisemblance, des imitations très-altérées des philippes d'or de la Grande-Bretagne et de la Belgique ; les plus anciennes en reproduisent les types et le poids (1); elles constituent ce qu'on pouirait appeler le dernier rejeton du statère royal macédonien du système perse; plus tard, il est à croire qu'elles ont subi Tinfluence de l'aureus romain dont elles ont adopié le poids. Argent. Le monnayage d'argent est encore bien plus restreint
dans cette contrée. Les tribus de la Rhétie méridionale, habitant le canton des Grisons et les environs de Trente, ont frappé seules quelques pièces d'argent imitées de la drachme massaliote (t. II, p. 97 tt 98). Quant aux monnaies étrangères, elles semblent avoir encore moins pénétré dans les contrées germaniques, dans la Rhétie et dans le Noricum,
(I) 150 de ces monnaies ont été trouvées dans la Bavière rhénane (Wilhelmi dans le sixième Sinsheimer Jahresbericht , 1836, p. 47), un nombre encore beaucoup plus grand, de la valeur de 13,000 ducats, près do Podmokl, dans le district deRakonitz en Bohème (Ëckhel, Doct. num.vet.y t. VI, p. 173. ^— Ukert, Germanien, p. 184). D'autres trouvailles sont Indiquées par SeidI, Deitrûge^ V, p. 39. Elles ont ceci de commun avec beaucoup de pièces d'or belges ou britanniques, c'est qu'elles n'ont souvent de type que d'un seul côté et sur la Tace concave ; le coin des monnaies germaniques montre au commencement encore le cheval, qui, Il est vrai, devient plus tard tout i fait méconnaissable et finit par se résoudre en dts traits Informes. I^ poids 7(%71 ; 7>%23; 7^,03 (PInder, p. 3] semble aussi le rapprocher de ces sortes de pièces. Il n'est donc pas possible de croire que ces moDnaies soient des Imitations de la pièce d'or de César.
M. Jean-Henri Mûller (Deutsche Mûnzgeschichte, Leipzig, ISGO, 1, p. 17 et sulv.) Indique d'autres trouvailles considérables de ces sortes de pièces d'or scyphateF, notamment en Bavière. Près de Haldenwang, district de Kcmpten, on a trouvé un dépôt de ces pièces d'or, dans lequel il y avait un sou d'or à refllgiede Constantin 11. D'après les renseignements donnés par le même pavant {loc, cit,, p. 3G), ces sortes de pièces d'or se trouvent dans l'Allemagne du centre et jamais dans le nord.
LA MACÉDOINE, l'aGIIAÏC, LA THRAGE, ETC. 277
avant Tépoque impériale; et nulle part dans ces pays, que nous sachions, on n'a trouvé des pièces d'argent massaliotes, des deniers de la République romaine ou des quinaires gallo-romains en nombre tant soit peu considérable.